Publié dans Irlande, Voyage et Escapade

Top 6 des villes à voir en Irlande ! (part. 2)

 

On reprend la suite de l’article sur les 6 villes incontournables à visiter en Irlande !

Bien entendu, ce classement est subjectif et il y a tellement de belles villes à voir dans ce pays magique.

Mais si vous manquez de temps sur place, ce petit Top pourrait-vous être très utile pour ne rater aucunes pépites !

 

4) Killarney

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La charmante petite ville de Killarney est située au creux d’une vallée bordant les Macgillycuddy’s Reeks (chaîne de montagne composé de roche sédimentaire modelée par les glaciers), dans le comté de Kerry.

 

Situé à 308km de Dublin, la ville est desservie par les bus.

De toute façon, où que vous alliez, l’Irlande possède un excellent réseau de bus et vous pourrez voyager partout par ce biais.

 

Connue principalement pour être la porte d’entrée du parc national de Killarney (amateur de nature, passez par ici !), la ville est de ce fait touristique mais comporte tous les avantages qui en découlent : location de vélo, auberges de jeunesse et hôtels disponibles toute l’année en grand nombre, lieu de départ pour les balades en calèche dans le parc (mode de transport traditionnel de la ville), circuits organisés, balades en bateau, promenades guidés, activités touristiques diverses et variés etc…

 

Killarney est aussi connue pour être le point de départ du fameux Gap of Dunloe (que je vous conseille d’ailleurs de faire à pied ou en vélo), l’une des plus belles vallées d’Irlande situé entre les Macgillycuddy’s Reeks et les Purple Mountain.

Néanmoins, la période estivale est très touristique et vous n’aurez pas l’occasion de vous retrouver seul face à la beauté sauvage de ce col.

Sans compter les flots de bus et de voitures emplis de visiteurs !

 

Enfin, c’est aussi de là que vous pourrez démarrer la célèbre et illustre route du Ring of Kerry (classée parmi les plus belles routes d’Irlande) !

 

Bref, vous l’aurez compris, Killarney a une situation géographique extrêmement apprécié des touristes et des voyageurs !

Préférez donc la visiter au début de l’automne ou à la fin du printemps.

 

Que voir à Killarney ?

 

  • Pour commencer, je vous conseille d’arpenter la ville et ses ruelles étroites et colorés, ses boutiques de produits artisanaux et bariolés et son centre-ville typique et fleuris à souhait !

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  • Le soir, arrêtez-vous dans l’un des nombreux pubs traditionnels qu’offre la ville, buvez une pinte et écoutez les cessions de musiques irlandaises.

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  • Faites un crochet par la sublime cathédrale gothique St Mary’s qui se situe à seulement quelque minutes à pied de l’une des entrées du parc national de Killarney !

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  • Enfin, visitez le fameux Killarney National Park !

Ross Castle, Muckross Abbey, Muckross House … Il y a pléthore de lieux à voir au sein de cet écrin de verdure de 10 236 hectares composé de lacs glaciaires, d’eaux tourbeuses, de forêts verdoyantes et de montagnes de toute beauté.

Sans compter la faune et la flore exceptionnelle ! J’ai pu croiser biche, cerfs, cygnes, hérons et autres animaux de toute nature.

D’ailleurs, le parc a été classé réserve de biosphère par l’Unesco en 1982.

Pour plus d’informations sur le parc, je vous renvoie à mon article écrit à ce sujet !

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5) Dingle

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Aaaah Dingle… Sans aucun doute, ma ville favorite d’entre toutes celles d’Irlande ! L’atmosphère est juste incroyable !

Situé dans le comte de Kerry et capitale de la péninsule, Dingle est l’une des plus grandes villes Gaeltachts (zone où le gaélique est fréquemment parlé et où le patrimoine culturel est conservé d’une main de fer).

Vous ne trouverez donc pas son pareil ailleurs !

J’imagine que cela a beaucoup contribué à mon amour pour cette ville car vous l’imaginez bien, celle-ci est typique et pittoresque à souhait !

Port de pêche, brume ambiante et mystérieuse, criques secrètes : mon imagination folle a été mise en ébullition !

Petite ville authentique, population cosmopolite… j’errais sans but… avec joie et intrigue…

Honnêtement, c’est la ville où je me suis sentie le plus dépaysé !

Je ne saurais trop vous recommander de la visiter, elle est vraiment géniale ! Et les locaux sont vraiment sympathiques, je me suis tout de suite sentie proche de ses habitants et de cette ville !

Et la nature qui entoure Dingle est juste fantastique : péninsule verdoyante, falaises et océan de toute beauté !

 

Que voir à Dingle ?

 

  • Perdez-vous dans le port brumeux, respirez l’air vivifiant de l’océan et observez l’envol des mouettes s’élançant avec liberté dans le ciel…

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  • Cheminez dans le dédale des ruelles typiques de la ville, sortez des sentiers battus et n’hésitez pas à vous aventurer dans quelques endroits qui attirerait votre attention.

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  • Sortez de la ville et observez la mascotte de Dingle nager avec grâce et entrain dans l’océan le long de la péninsule (ou réservez une balade en bateau pour 16€ pour l’apercevoir). J’ai nommé Fungie le dauphin !!!

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  • Entrez dans les boutiques de produits artisanaux et errez dans les librairies pittoresques à la recherche des contes fabuleux de Fionn le géant et de ses prodiges.

N’hésitez pas non plus à parcourir les boutiques ésotériques et magiques de la ville, sans oublier de ramener une petite « dingle fairy » en souvenir !

 

  • Sortez vous amuser dans les nombreux pubs traditionnels de la ville, buvez une pinte et relaxez-vous !

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  • Visitez l’église de la ville et son parc intimiste et secret (que j’ai adoré entre nous) !

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  • Du côté des activités touristiques, vous pourrez faire du kayak en mer, vous baigner avec Fungie ou encore tester les nombreuses excursions en bateau proposés au port pour visiter les îles environnantes (les Blaskets Islands entre autre où l’on peut faire de nombreuses randonnées sportives)…

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  • Enfin, sortez vous balader le long de la péninsule de Dingle qui recèle de beauté ! Plages de sable dorés, collines vertes et eaux de couleur opales vous ensorcelleront !

N’hésitez pas non plus à passer par la magnifique boucle de Slea Head !

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Pour plus d’informations pratiques sur la ville de Dingle (accès, commodités, routes), je vous invite à lire mon article consacré à mon amour pour cette ville !


 

 

6) Galway

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Je termine désormais cet article avec la plus grande ville de l’Ouest Irlandais : Galway !

Situé à 209 km de Dublin, la ville est célèbre pour ses festivals et son atmosphère branchée, créative et cosmopolite.

Ville étudiante, jeune et bohème, elle est assaillie par les touristes l’été.

 

Moi qui aime les ambiances intimistes et les lieux pittoresques, je suis très mal retombée lors de mon séjour dans cette ville !

J’étais en pleine période du Galway Art festival ! Et je me suis aussi coltinée 2 jours de canicule ! Autant vous dire que la ville était bondée et j’ai détesté cela !

Et je ne vous parle pas de l’état des plages, chacun ayant eu l’idée de se désaltérer à la mer et de faire un petit plongeon rafraîchissant (moi la première) !

Petite anecdote : je n’avais pris qu’une seule paire de chaussure pour mon voyage d’un mois et demi en Irlande (mon sac était déjà bien assez lourd avec le matériel de camping et de trekking).

Je vous laisse donc imaginer le décor : j’étais plantée au milieu de la plage avec mes grosses chaussures de randonnée Salomon en goretex au milieu des baigneurs et des touristes en maillot de bain, pied-nus ou en tong…

 

Bref, autant la plupart des gens (si ce n’est la totalité) que j’ai rencontré ont adorés Galway, autant je suis restée perplexe avec un sentiment de grosse déception…

Je m’attendais à quelque chose de Waouh et finalement l’atmosphère ne m’a pas du tout convenue…

Néanmoins, la ville est vraiment magnifique ! Et je me permets d’en parler tout de même car je suis certaine que mon jugement sur cette belle ville aurait pu être totalement différent à une autre période.

Car saison estivale + festival en ville + canicule = l’enfer !

Même Dublin qui est pourtant la capitale du pays était moins touristique, et c’est peu dire !

Impossible de déambuler sereinement dans les ruelles pavées de la ville…

J’espère que je ne vous fait pas peur avec ces mots ahah ! Mais je préfère vous prévenir.

Mais gardez en tête que bien souvent, cette ville est l’une des préférés des touristes et des voyageurs si cela peut vous rassurer.

Et même si je suis mal retombée, la ville est vraiment à visiter !

 

Que voir à Galway ?

 

  • Pour commencer, Galway est une ville où la fête règne en maître : pubs colorés et variés, festivals, concerts, spectacles de rues… Vous ne pourrez pas vous ennuyer !

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Galway Art Festival

 

  • Passez ensuite vous ressourcer dans les très belles et nombreuses églises de la ville.

Notamment l’église médiévale de St Nicholas datant de 1320, sans oublier la magnifique Cathédrale de Galway construite en 1831 et considérée comme l’un des plus beaux monuments de la ville !

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  • Explorez ensuite la vieille ville, ses ruelles pavés et notamment la Spanish Arch (qui devait permettre à l’époque aux navires de décharger leur cargaison à l’est du Wolfe Tone Bridge) et les remparts médiévaux.

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  • N’oubliez pas d’observer les pêcheurs et les poissons jaillir hors de l’eau au barrage à saumons pour une petite pause nature.

D’ailleurs, la plupart des poissons franchissent le Salmon Weir vers mai-juin (mais y étant allée en juillet, j’ai pu en voir aussi). Le barrage permet notamment de réguler le niveau du Lough Corrib.

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  • Enfin, sachez que Galway est considéré comme la porte d’entrée du Connemara. C’est la ville étape idéale avant de s’enfoncer dans les landes et les tourbes, au milieu de lacs sauvages et des montagnes de toute beauté…

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Vous prendrez alors la direction d’Oughterard, Clifden, Letterfrack… et inaugurerez par la même occasion l’emblématique chanson « les lacs du Connemara » de notre bien-aimé Michel Sardou !

 

 

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« Je suis amoureux de ville où je ne suis jamais allé et de gens que je n’ai jamais rencontrés. »

Melody Truong

Publié dans Irlande, Voyage et Escapade

Top 6 des villes à voir en Irlande ! (part. 1)

L’Irlande c’est la nature, la féerie, la beauté sauvage et la verdure sans limite…

Mais c’est aussi une population sympathique et généreuse, une culture de renom et des villes typiques et accueillantes.

Il est vrai qu’après avoir passé 1 mois et demi en Irlande, je n’ai que très peu parlé des villes dans mes articles, privilégiant les sites naturels et la nature.

Il est donc temps d’y remédier !

L’Irlande possède bon nombre de villes de toute beauté et après en avoir arpentée une bonne quinzaine, je vous propose un petit Top 6 des villes qui m’ont le plus touchés et qui me paraissent incontournables…

 

1).Dublin

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Commençons donc par la capitale, pardi !

Ville cosmopolite et noctambule par excellence, Dublin est LA ville à voir absolument si vous passez en Irlande.

Pubs animés, ruelles marchandes et bondés, parcs de toute beauté, concert de rue à l’improviste et monuments emblématiques ; une chose est certaine : vous n’aurez pas le temps de vous ennuyer à Dublin.

Personnellement, j’y suis restée une semaine (3 jours au début de mon séjour et 4 jours à la fin) et c’est suffisant pour arpenter la capitale de fond en comble. Il s’agit tout de même d’une petite capitale à taille humaine et c’est beaucoup plus agréable de s’y promener que dans les grandes mégalopoles urbaines.

 

Que voir à Dublin ?

 

Des tonnes de choses !

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  • Plus concrètement, je vous recommande en premier lieu le quartier ô combien symbolique de Temple Bar!

Baladez-vous dans les ruelles, arrêtez-vous pour écouter quelques concerts de rue, et prenez une pinte dans les nombreux pubs du quartier dont le très renommé Temple Bar.

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A titre personnel, j’ai eu le coup de cœur pour le pub traditionnel Oliver St John Gogarty. Il est génial et il y a des groupes de musiciens qui jouent de la musique traditionnelle Irlandaise ! Tout ce que j’adore ! Je me vois encore en train de danser et chanter sur les airs entraînant de « Whiskey in the jars »…

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  • Ne manquez pas non plus la rue de Grafton Street qui recèle d’artistes de rue en tout genre et de boutiques shopping.

 

  • Faites un tour à Trinity college (gratuit), la prestigieuse université irlandaise et admirez le Book of Kells (9€) encore appelé le Grand Évangéliaire de saint Colomba, situé dans le Long Room et écrit par des moines vers l’an 800 sur une île au large de l’Ecosse.

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Flânez dans les jardins de la fac et admirez la sphère, représentation de la Terre, incluse dans une seconde sphère représentant le christianisme, réalisé par Arnaldo Pomodoro.

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  • Amateurs de nature, faites-un tour à Phoenix Park, un immense écrin de verdure de 709 hectares au sein de la capitale !

Je n’ai malheureusement pas eu l’occasion d’en faire le tour complet, manquant de temps, et je vous recommande donc de louer un vélo et d’y passer une journée entière agrémentée d’un délicieux pique-nique le midi.

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  • Toujours sur la nature, je vous présente mon parc favori, point de départ pour la grande randonnée de 6 jours de la Wicklow Way : Marlay Park!

Ce parc est vraiment super ! Des arbres tordus, des ruisseaux, des maisons de fées, des sculptures & jeux en bois… Bref, j’ai adoré !!

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  • Enfin, côté parc, ne manquez pas non-plus St Stephen’s Green, en plein cœur du centre-ville !

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  • Pas très loin de celui-ci, vous trouverez le centre commercial du parc St Stephen’s Green qui vaut le coup d’œil !

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  • Vous avez faim ? Faites-une pause et mangez des pâtisseries délicieuses au café excentrique et loufoque Foam (24 Strand Street Great) qui fut un gros coup de cœur (bien qu’assez onéreux pour mon budget serré) !

Une cinquantaine de lampions de toute les couleurs au plafond, des murs dépareillés, des tableaux superposés en tout genre, des motifs sans limites où se côtoie le zébré, les fleurs et le psychédélique…

Une chose est certaine : ce salon de thé n’a pas son pareil au monde !

 

  • Si vous aimez la culture et les musées, vous ne serez pas déçus !

Irish museum of modern art (gratuit), national museum of Ireland (gratuit), Little museum of Dublin (6€), Museum of natural History (gratuit), National Gallery (gratuit) etc…

Il y a pléthore de lieux culturels à Dublin et vous ressortirez de là certainement la tête bien pleine !

Il y a même un musée sur les Leprechauns !!! Quoique assez cher (14€)… Je vous donne quand même l’adresse (Twilfit House, Jervis St) car les leprechauns c’est génial ! J’en avais toujours un d’accroché à mon sac-à-dos d’ailleurs !

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  • Amateurs de bière, il y a la Guinness Storehouse à visiter et à expérimenter.

Dans le même genre, il y a aussi l’Old Jameson Distillery (14€) sur le Whisky. Pour n’avoir visité aucun des deux, je n’ai pas d’avis personnel à vous livrer mais mes hôtes me l’ont chaudement recommandés (à condition d’aimer la bière et l’alcool !).

 

  • Enfin, si vous n’êtes toujours pas convaincu, vous pouvez toujours faire un tour à la Cathédrale St Patrick, au château de Dublin, à la prison de Kilmainham ou encore vous balader le long de la Liffey et traverser les nombreux ponts de la ville…

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2) Kilkenny

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Située à 150 km de Dublin, la charmante petite ville de Kilkenny a tout pour plaire !

Ruelles typiques et pavées, maisons médiévales, devantures colorées, château ancestral et cathédrale épatante : le mieux à faire est encore de se perdre dans les méandres de la ville !

Patrimoine de renom, ville animée et pubs traditionnels, la ville recèle de secrets !

J’y ai passé deux jours et demi, ce qui en soit est assez suffisant pour faire le tour de la ville et visiter ses merveilles.

Si Kilkenny fut assez salvatrice et réconfortante d’un point de vue personnel (j’en parle plus longuement dans cet article), c’est aussi une petite ville touristique à l’âme ogivale mais sportive (vous y découvrirez notamment leur sport national gaélique : le hurling !).

D’ailleurs, l’hôte chez qui je séjournais en couchsurfing dans cette ville était un fan invétéré de ce sport et c’est ainsi que je découvris cette pratique célèbre un peu similaire au hockey sur gazon.

 

Que voir à Kilkenny ?

 

  • Pour commencer, le château de Kilkenny vaut vraiment le détour !

Fondé à la fin du XIIème siècle, le château est l’un des sites les plus visités d’Irlande. Au sein de ce bâtiment, vous trouverez notamment la Long Gallery, une pièce de tout beauté abritant les portraits de plusieurs générations des membres de la famille Butler.

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L’extérieur, quant à lui, n’a rien à envier à l’intérieur : jardins d’ornements fleuris, vaste parc de 21 hectares agrémenté de sentiers et de bassins en tout genre… On y passe aisément la journée sous un ciel bleu et un soleil éclatant.

Le prix d’entrée est de 6€ pour les adultes mais je n’ai rien payé lorsque j’y suis allée : c’était une journée spécialement gratuite pour les étudiants !

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  • Je vous recommande aussi très fortement la Black Abbaye !

L’extérieur est fleuri et engageant, mais lorsque l’on pénètre au sein de l’abbaye, on s’y sent tout de suite en paix. J’ai pu m’y recueillir seule une bonne trentaine de minute et admirer sans relâche le plus grand vitrail en rosace d’Irlande !

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  • Mais la Cathédrale Ste Marie est toute aussi belle, bien que d’un genre différent (même si j’ai préféré l’abbaye noire).

D’architecture gothique, cette cathédrale est la deuxième d’Irlande de par sa taille. Néanmoins, contrairement à la Black Abbaye, l’entrée est payante et il vous faudra débourser 4€ pour y pénétrer.

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  • Enfin, pour les amateurs de bière, vous pourrez tenter la Smithwick’s Experience.

Vous y découvrirez les secrets de brasserie de cette bière, l’histoire de l’entreprise et vous aurez même droit à une dégustation à la fin de la visite.

 

  • Et pour les fêtards, la ville recèle de pubs typiques et animés, vous aurez l’embarras du choix pour sortir le soir !

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3) Cork

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Pour terminer cette première partie de l’article, je vous invite chaudement à Cork, deuxième plus grande ville du pays après Dublin.

En sachant que les villes d’Irlande sont plus petites qu’en France, la notion de grandeur est bien sûr différente et il est facile d’en faire le tour à pied.

Considérée par bon nombre d’habitant comme la véritable capitale irlandaise, Cork est une ville où il fait bon vivre.

Je m’y suis tout de suite sentie bien, je me sentais plus proche de ses habitants qu’à Dublin par exemple, il y avait une meilleure proximité et bien moins de touristes au sein de la ville.

J’y suis restée 5 jours et il est très agréable de s’y promener.

Gastronomie délicieuse, maisons et pubs pittoresques, port maritime, place forte et festivals, vous trouverez chaussure à votre pied comme on dit !

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Que voir à Cork ?

 

  • On commence tout de suite avec l’immanquable, le succulent, l’attrayant … English Market!

Halle à l’architecture Victorienne, voûtes au plafond, victuailles locales, marchands de poissons et viandes en tout genre : c’est l’endroit idéal pour y faire ses emplettes !

Déambulez avec gourmandise et laissez votre odorat vous guider parmi les méandres de ce marché alimentaire couvert !

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  • Ne ratez pas non plus l’UCC : University College Cork!

Si certaines bâtisses sont résolument modernes, le bâtiment principal vend du rêve avec ses airs d’université d’Oxford !

Vous aurez l’impression d’être à l’école de Poudlard dans Harry Potter !

J’aurais adoré y faire mes études !

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  • Dans le coin, vous trouverez le musée public de Cork, qui en outre, est totalement gratuit ! Si vous aimez les musées, il y a aussi le Crawford Art Gallery, le Cork City Gaol et le Cork Butter museum.

 

  • La Cathédrale Saint-Finbarr, quant à elle, est absolument magnifique de l’extérieur (l’entrée étant payante, je ne suis pas rentrée à l’intérieur) et le cimetière adjacent est fantastique !

Mausolée en pierre, corbeaux en masse, croassements discontinues, dédale de sentiers entre les tombes… L’atmosphère est géniale !

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  • Toujours dans le coin, vous trouverez aussi le Fort Elisabeth (gratuit) qui vaut le coup d’œil, au moins pour admirer la vue depuis les remparts sur la ville !

PS : j’ai trouvé l’endroit difficile à trouver, je suis passée 2, 3 fois devant le fort sans trouver l’entrée. Ne vous attendez pas à quelque chose de majestueux ni de gigantesque, ce qui fut mon erreur…

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  • Enfin, passez par l’église St Anne et ses cloches à sonner !

Manque de pot pour moi, l’endroit était immanquablement fermé lorsque j’y suis allée, malgré le respect des horaires d’ouvertures… Allez savoir pourquoi…

 

  • Et sinon, les environs de Cork sont époustouflants ! Réserve naturelle, parcs, lacs… Aucune excuse pour ne pas se balader dans la nature !

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PS : Ne ratez SURTOUT pas le château de Blarney situé à 8km de Cork ! Ce fut mon endroit préféré de toute l’Irlande ! J’ai adoré cet endroit magique et féérique ! Pour plus d’informations (et d’inspirations), je vous renvoie à mon article sur Blarney (je vous préviens, l’endroit vend du rêve !).

 

 

La suite au prochain épisode (ici!

 

 

« Voyager ne sert pas beaucoup à comprendre mais à réactiver pendant un instant l’usage des yeux : la lecture du monde. »

Italo Calvino

Publié dans Irlande du Nord, Voyage et Escapade

A la poursuite des fresques de Belfast !

Symbole de paix aujourd’hui, mais signe de conflit jadis, la ville de Belfast fut et demeure encore à l’heure actuelle marquée par l’époque des Troubles.

Une période d’agitation politique et de violence qui débuta à la fin des années 1960 et qui opposa les communautés catholiques et protestantes.

 

Guerre civile, émeutes, attentats meurtriers, guérillas urbaines… la ville porte encore les stigmates de ce conflit. Notamment de par la division de la ville en secteur catholique républicain et protestant unioniste, mais aussi par la présence des fresques politiques, rappelant la violence du passé.

Si aujourd’hui la capitale régionale s’est dynamisée et réinventée, passant de ville défigurée par les bombes à celle de ville contemporaine et vivante tournée vers l’avenir, il n’en existe pas moins quelques tensions du passé, en dehors du centre-ville.

Notamment aux environs du 12 juillet, date de commémoration annuelle de la Bataille de la Boyne où l’on peut observer quelques émeutes ponctuelles…

 

 

Après ce petit rappel d’histoire, laissez-moi vous emmener à la découverte des fresques politiques de Belfast, l’un des aspects les plus importants de l’histoire de l’Irlande du Nord.

 

Lors de mon court séjour de 3 jours à Belfast, j’étais hébergée en couchsurfing en plein cœur du quartier loyaliste.

De quoi me plonger droit dans l’histoire de cette ville !

 

Accompagnée de mon hôte, je partis à la poursuite des fresques du quartier loyaliste, marqué par des peintures plus militaristes et provocatrices que les peintures républicaines.

Je laissais ma mascotte (nommée Chamus), fièrement accrochée à mon sac-à-dos depuis le début de mon voyage, chez mon hôte, sur ses recommandations… En effet, il s’agissait d’un petit leprechauns en peluche, souvenir et symbole d’Irlande, ce qui risquait selon lui de contrarier les habitants de la ville malgré le retour à la paix.

Je passais ainsi la soirée plongée dans le passé tumultueux de la ville, affairée à découvrir chaque fresque et à écouter l’histoire de Belfast et les enjeux actuels, relatés par mon hôte.

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Le lendemain matin, direction l’Ouest du centre où se situent l’ancien champ de bataille de West Belfast, mais aussi la majeure partie des fresques de la ville.

Falls Road, Shankill Road, Donegall Road… autant de rues emblématiques du conflit, recouvertes de fresques remarquables et chargées d’émotions. Sans oublier le mur de la Paix !

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Le quartier ne présente pas de risque particulier mais je me suis tout de même fait copieusement insulter par l’un des automobilistes qui circulait sur la route, tandis que je photographiais les fresques.

J’étais consciente qu’un tourisme voyeurisme pourrait être mal-perçus par les habitants, mais il ne s’agissait que de simples photos et j’étais seule (ce n’est pas comme s’il y avait une horde de touristes avide de photos dans les rues).

D’ailleurs, je n’en ai pas croisé réellement, la plupart se contentant de visite en taxi noir : les black cabs. J’imagine que ce genre de circuit en taxi pourrait être très intéressant mais j’aime visiter par mes propres moyens et à mon rythme, je m’imprègne plus facilement de l’atmosphère ambiante de par ce biais.

D’ailleurs, il y a certains recoins inaccessibles en voiture, mais qui recèlent de fresques fantastiques ! Je vous recommanderais donc d’explorer le quartier à pied, même si j’admets que les circuits en taxi noir sont très emblématiques !

 

Je vous dévoile désormais quelques-unes de mes photos !

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« Le souvenir, c’est la présence invisible. »

Victor Hugo

Publié dans Irlande, Voyage et Escapade

Kilkenny : la charmante

Il y a parfois des moments en voyage ou l’on a besoin de faire une halte afin de se recentrer sur soi-même, se reposer et faire un point sur ce que l’on vient de vivre.

Pour ma part, cela m’est arrivée dans la charmante petite ville de Kilkenny à l’aspect médiéval et aux jolies ruelles pavées.

Lorsque j’y pénètre pour la première fois, cela fait alors deux semaines que je suis arrivée en Irlande. Je suis fatiguée et je venais de prendre une décision assez importante pour le reste de mon voyage quelques jours plus tôt.

 

Mon trekking en autonomie des deux premières semaines s’était révélé plus difficile que je ne le pensais.

Tout d’abord, j’avais surestimé mes capacités de portage avec un sac-à-dos de 20 kilos…

Pourtant je peux vous assurer que rien de ce que j’ai pris n’était superflu ! Mais partir en autonomie nécessite de prendre avec soi tout le matériel de camping (tente, tapis de sol, sac de couchage…) les rations, l’eau pour plusieurs jours etc… bref, autant il m’est facile de partir léger en voyage conventionnel (avec un sac-à-dos de 40L pour plusieurs semaines/mois), autant préparer un sac pour voyager en autonomie dans la nature n’est pas du tout mon fort.

Du coup, faire de la rando du matin au soir avec un sac assez lourd sur ses épaules épuise forcément le corps et le moral. Le plaisir de crapahuter et de marcher se perd, et en prime je me suis blessée à l’épaule.

Nonobstant cela, pour ce voyage en Irlande, j’avais inaugurée mes nouvelles chaussures de randonnées Salomon en goretex et je pense les avoir quelques peu trop serrés dès le départ. Le résultat s’est vite fait sentir au bout de quelques jours : une tendinite douloureuse, une démarche boiteuse et une cheville gonflée.

N’emportant que très peu de vêtement avec moi, je ne pouvais pas changer de chaussures pour des baskets confortables, n’ayant que mes Salomon à disposition. J’ai donc dus me coltiner cette unique paire pendant 1 mois et demi.

 

A cause de tout cela, j’ai dus arrêter le trekking car la douleur devenait difficile à supporter et après avoir rejoint la ville de Dublin en auto-stop, j’ai filé directement chez le médecin dès le lendemain. Je n’avais aucune envie de boiter comme cela pendant encore plusieurs semaines.

Résultat : adieu les randos itinérantes sur plusieurs jours, épaule et cheville au repos… (Sans compter les frais supplémentaires pour la crème et les cachets)

 

 

J’ai donc dus revoir tout le programme de mon voyage…

Afin de ne plus devoir supporter la charge trop lourde de ce sac, je me suis rabattue sur le couchsurfing (ma façon habituelle et conventionnelle de voyager).

Ainsi, je laissais tout l’équipement de camping chez mon hôte et partais en rando (ou en visite) à la journée avec un petit sac-à-dos de 20L contenant le strict nécessaire (appareil photo, papiers, argent et eau).

Ce fut un réel soulagement de pouvoir à nouveau marcher dans la nature sans être écrasée par le poids de mon gros sac à dos !

 

Bref, j’ai dus modifier la nature de mon voyage et c’est ainsi que les nombreuses randos de 3 à 12 jours que j’avais prévue au fin fond de la verdure irlandaise (et inaccessibles en voiture) ont laissés place aux petites villes charmantes et aux parcs nationaux (je n’oublie tout de même pas que je suis venue ici en priorité pour la nature !).

 

« Le changement paraît toujours très difficile au début, bordélique au milieu et sublime à la fin. »

Robin Sharma

 

C’est ainsi que je suis arrivé à Kilkenny, le corps endolori et les plans de voyage tout chamboulés.

Manque de pot supplémentaire, j’avais décidé de prendre le bus pour sortir de Dublin et renoncer à l’auto-stop (juste pour une fois) pour plus de confort et de facilité (on en a parfois besoin en voyage).

Conséquence malencontreuse : je me suis fait voler mon smartphone en descendant du bus…

Pour les petits curieux, je parle plus en détail de cette petite mésaventure et de ses nombreuses et fâcheuses conséquences dans cet article.

 

Ce fut la goutte d’eau qui fait déborder le vase comme on dit. Je suis restée assise par terre sur la route et j’ai pleurée quelques minutes…

Par la suite, j’ai essayée de récupérer mon énergie et ma positivité et je me suis mise en quête d’un smartphone pour pouvoir prévenir mon prochain hôte de l’endroit où je me trouvais.

 

 

Kilkenny, la consolatrice

Plus tard, en milieu d’après-midi, mon hôte (du nom de Benny) est venu me chercher et nous sommes partis vers le centre-ville. Je lui relate alors ma petite mésaventure et il m’invite à boire un chocolat chaud (avec des guimauves mmh) et tiens à me payer un délicieux sandwich (je n’avais pas encore mangé depuis la veille au soir).

Au cours de la discussion, mon moral remonte en flèche (quand l’appétit va, tout va !) et nous discutons des différentes alternatives qui me sont offertes.

Nous filons ensemble dans une boutique de téléphonie mobile et je m’achète un nouveau smartphone pas trop cher et une carte sim locale valable 1 mois (pour 20€ : la carte sim avec l’abonnement j’entends, pas le smartphone ! Ne rêvez-pas trop !).

Mon budget est alors sacrément amoché. Nous partons ensuite pour le commissariat qui ne donnera pas suite de mon affaire.

Mais lorsque j’y retournerais le lendemain, j’aurais enfin reçu une déclaration de vol (indispensable pour faire fonctionner mon assurance en France) par un policier autrement plus gentil et compréhensif que celui de la veille.

 

Pour me changer les idées, Benny m’emmène ensuite au terrain de sport de la ville ou je rencontre ses amis.

C’est alors parti pour 2h de sport entre basket-ball, football et handball.  Ma cheville étant gonflée et douloureuse, je joue sur le terrain avec d’un côté une chaussure de rando, et de l’autre une chaussette !

Et sans mauvais jeux de mot, je peux vous assurer que c’était le pied ! Je pouvais enfin courir et marcher sans douleur (ou presque) !

Malheureusement, impossible de traverser tout le reste de l’Irlande en chaussette ! Bien que…

Mais ce fut un moment salvateur et de grand répit pour ma cheville.

Et c’est ainsi que je fis perdre mon équipe avec joie et bonne humeur ! Et que j’abîmais à jamais l’une de mes chaussettes : le « gazon » synthétique du terrain (à vrai dire, je ne sais pas comment on appelle cela car ce n’est pas vraiment du gazon) restant inlassablement collé à ma chaussette, et ce malgré d’innombrables passages en machine.

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Au soir, nous passons ensemble la soirée dans l’un des nombreux pubs typiques de la ville.

 

Lorsque je pénètre dans la douceur d’un lit chaud et confortable au retour de la soirée, les événements passés n’ont plus lieu d’être dans mon esprit, la déception du trek en autonomie prévue initialement pour une durée de 2 mois s’estompe et je m’endors alors apaisée.

 

Au lendemain matin, les petits instants de réconfort se multiplient. Nous partons déjeuner ensemble chez Vio’s, un petit café restaurent bien sympathique.

Le soir, nous allons manger des tacos et des frites de patates douces dans un restaurent au concept fort bien original : les cuisines et la réception se situent dans un bus ! Je vous recommande d’ailleurs fortement cette adresse, je m’y suis régalée ! (The Bula Bus : 39 John St, Highhays, Kilkenny, Irlande)

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The Bula Bus !

Au deuxième soir, nous repassons une soirée bien agréable au sein d’un pub typique Irlandais avec quelques-uns de ses amis et nous nous faisons nos adieux le troisième jour, après notre petit déjeuner devenu routinier chez Vio’s.

La rencontre avec Benny fut mémorable et c’est un garçon vraiment génial avec qui je me suis beaucoup amusée et avec qui j’ai eue de longues conversations enrichissantes.

Je ne recommanderais jamais assez de faire du couchsurfing !

Do it !

 

 

Kilkenny, la belle

Lieu réconfortant subjectivement, Kilkenny est aussi une très jolie petite ville à visiter absolument (et ça c’est objectif pour le coup !).

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Le meilleur conseil que je puisse vous donner est de vous perdre dans les petites ruelles pavées !

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Personnellement, j’ai eu un petit coup de cœur pour la Black Abbaye.

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Mais les autres églises de la ville sont toutes aussi jolie, notamment la Cathédrale Sainte-Marie.

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Amateur de bière, ne ratez-pas la Smithwick’s Experience. Vous y découvrirez les secrets de brasserie de cette bière, l’histoire de l’entreprise et vous aurez même droit à une dégustation à la fin de la visite.

N’étant pas férue de boisson alcoolisé et encore moins de bière, je n’ai pas d’avis personnel à vous livrer, ne l’ayant pas expérimenté, mais mon hôte me l’a chaudement recommandé !

 

Le soir, si vous êtes fêtard, vous pouvez faire la tournée des pubs typiques de la ville.

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Enfin, ne ratez surtout pas le château de Kilkenny datant du XIIème siècle et son immense parc parsemés de jardins d’ornement ici et là.

Cette forteresse fut bâtit par William de Clare dès 1192 avant d’être cédé à la famille Butlers.

Ouvert au public jusque 17h30 (16h30 en hiver), l’entré coûte 8€ pour les adultes et 4€ pour les étudiants.

Coup de chance pour moi lorsque j’y suis allée, l’entrée était gratuite pour les étudiants !

Au sein du château, la pièce la plus emblématique est sans aucun doute la galerie Butler. Mais à l’extérieur du château, tout est prétexte à la beauté et vous trouvez forcément votre bonheur au sein des 21 hectares de verdures qui composent le parc.

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Kilkenny, la charmante

Entre instants de doux réconfort, d’adorables rencontres et visite d’endroits agréables, la petite ville de Kilkenny m’a mise un peu de baume au cœur et m’a permis de m’offrir une petite pause accueillante au milieu de chamboulement de voyage, de modestes problèmes de santé et de petites mésaventures.

Charmante Kilkenny, je te remercie !

 

« Sur ton chemin, tu rencontreras des êtres merveilleux, mais aussi des êtres orgueilleux, vaniteux, voir même odieux. Le plus dur sera de continuer à poursuivre ton chemin et à accepter ces leçons à chaque fois que tu ressentiras ce mal être et ces afflictions. Se recentrer, sans cesse se recentrer permet d’être toujours sur son chemin. L’amour que l’on se porte, l’amour que l’on a pour tout et en toutes choses est un magnifique bouclier qui protège chacun des pas que l’on est prêt à faire vers soi. Un chemin tortueux, boueux, rempli de cailloux, est et restera toujours un très bon chemin. Rencontre toi et continues à admirer chacun de tes pas, tu verras que ta route est belle. »

Chris Bauberger

Publié dans France, Voyage et Escapade

Une semaine en Alsace

Alors que les fêtes de fin d’année battent leur plein et que les boites de chocolats se vident tout doucement (ou pas), je me décide enfin à écrire cet article. Vous m’excuserez mon absence tardive mais étant plongé dans les livres à travers bon nombre d’histoires palpitantes (en bon rat de bibliothèque que je suis), je n’ai pas réussi à décrocher plus tôt et les tasses de thé vert fumantes sous divers plaid de douceur n’ont pas arrangés les choses, bien au contraire…

 

Mais aujourd’hui je me fais force de vaincre mon obsession maladive pour la lecture (« malheur » à mon frère qui m’a offert une dizaine de livres passionnants pour mon anniversaire) et je vous raconte mon dernier petit trip en détail !

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Jour: Strasbourg

 

Après 2h de tensions dans les bouchons et un accident de camion, j’arrive in extremis à monter dans le bus en direction de Strasbourg, 2 minutes avant le départ, le corps encore tremblant, persuadée quelques minutes plus tôt que ma douce pérégrination n’aurait jamais lieu.

Après 9h de route, me voici enfin arrivée dans la Capitale de Noël ou je retrouve mon hôte du nom de Léo qui m’hébergera 4 nuits chez lui en couchsurfing.

La nuit est tombée, les étoiles scintillent.

C’est l’occasion pour moi de découvrir la ville de mes yeux curieux et avides.

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Direction le centre-ville paré de ses lumières étincelantes. J’aperçois les premières maisons à colombages et tandis que je foule les ruelles pavées éclairées par divers lampadaires d’époque, je découvre l’hôpital civil de Strasbourg.

 

L’hôpital civil

Au premier abord, rien ne m’aurais laissé penser que je visiterais cet endroit plutôt incongru, synonyme de meurtrissure. Mais alors que je pénètre dans l’antre de ce site historique, je ne puis m’empêcher de poser les yeux sur la tour-porte médiévale absolument charmante et typique. Mon regard s’attarde peu après sur l’ancienne pharmacie datant de 1537 et sur différents pavillons à colombages mêlant architecture ancienne d’un côté et architecture moderne de l’autre. C’est donc conquise que je repars de ces lieux et sans l’ombre du moindre regret.

 

Le centre-ville et les marchés de Noël

Peu après, je pénètre dans le cœur de la ville, entouré par l’Ill.

Balade nocturne à travers les petites ruelles parées de mille joyaux, des illuminations sont suspendues de toute part et sur les vitrines des boutiques, on peut apercevoir boules de noël, guirlandes, représentation d’Hansel et Gretel, pains d’épice grandeur nature et autres fééries magiques.

Rue des Orfèvres, rue du chaudron, rue du sanglier  … tant de rues rappelant l’approche imminente de Noël…

Entre temps, je m’arrête dans l’une de ces ruelles afin d’écouter une merveilleuse chorale de noël composé d’étudiants au conservatoire de Strasbourg.

Dans une vitrine d’une quelconque pharmacie, on peut apercevoir des bébés husky automates faisant des galipettes et adressant nombre de signes sympathiques aux visiteurs penchés les uns les autres contre la paroi, le sourire aux lèvres. Après quelques coups de petites pattes contre la vitrine, je m’arrache à ce spectacle attendrissant et emplis de mignonitude pour m’élancer à la découverte des marchés de noël.

 

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Néanmoins, l’heure étant tardive, les exposants ferment déjà leurs portes lorsque nous arrivons sur place. Une petite photo surprise et un gif rigolo avec Léo dans le marché OFF de noël, place Grimmeissen et quelques spécialités alsaciennes sur le pouce (ce sera des spaetzles pour moi, sortes de petites nouilles alsaciennes façon carbonara et une flambée gratinée pour Léo) dans l’un des stands du marché de noël du Carré d’or et il est temps de repartir…

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Jour: Colmar et la petite Venise

 

Le soleil n’est pas encore levé et le froid est glacial (-8) lorsque je me rends à la gare routière située place de l’étoile (je ne me suis pas encore transformé en bonhomme de neige jusqu’à présent).

Peu de temps après, le bus arrive et je me rends à Colmar, après une heure de route somnolente mais ô combien irritante (une femme avait emmené à son bord un ordinateur portable et s’était mise en tête de nous faire profiter à tous de ses goûts musicaux douteux, le volume sonore étant au maximum ; j’espère tout au moins que l’un de ses proches aura eu la bonté d’esprit de lui offrir des écouteurs pour noël…).

N’existant qu’un seul départ de bus tôt le matin pour Colmar (du moins à prix avantageux soit 5€ avec isilines), lorsque j’arrive à destination, la ville est déserte et les magasins et cafés sont donc encore fermés. Je passe peu après par le champ de Mars ou le marché aux sapins est lui aussi encore fermé. J’en profite donc pour m’atteler à la photographie de la ville avant qu’une horde de touristes s’empare des ruelles de cette commune de charme.

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9h arrive enfin et comme je l’avais craint, des masses d’excursionnistes, voyageurs et vacanciers divers débarquent en ville. Nous sommes samedi et il est impossible de déambuler sereinement à travers les 6 marchés de noël de la ville. Mais qu’importe.

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Les marchés de noël

Après m’être rendue à l’office de tourisme encombré de cartes et brochures diverses (dont je ne consulterais même pas la moitié), je file à la rencontre de l’atmosphère des fêtes dans le marché de noël situé place des Dominicains, dominé par la magnifique église des Dominicains. L’ambiance est à l’émerveillement et les senteurs de vin chaud parviennent à mon odorat et je me laisse alors tenter, comme bon nombre de touristes, un gobelet à la main, par un jus de pomme chaud à la cannelle et aux épices.

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Après m’être promenée à travers une soixantaine de maisonnettes typiques et proposant diverses tentations des plus onéreuses, je me rends rue des têtes à la découverte de la boutique souvenir pittoresque du Musée Hansi ou je tombe sous le charme des peluches bonhomme en pain d’épice (vous m’excuserez par avance de ma faiblesse).

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Puis je me rends Place de la cathédrale d’où l’on peut admirer la Collégiale St Martin, l’ancien corps de garde et la maison Adolf.

 

Après cela, direction le marché de noël intérieur Koïfhus réputé pour son artisanat local ou se mêlent bijoutiers, céramistes, ébénistes et autres artisans de talent.

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A quelque pas de là, se trouve le Marché de noël de la place de l’ancienne Douane en plein cœur de la vieille ville. Une cinquantaine de maisonnettes y sont disposées autour de la fontaine Schwendi.

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La petite Venise

Je continue ma déambulation dans mon quartier coup de cœur de la journée : la petite Venise. Je tombe alors sous le charme des maisons colorées à colombages le long de la rive.

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C’est aussi dans ce quartier emblématique que se situe le marché de noël des enfants et c’est là que je m’arrête pour y déguster une délicieuse mauricette (pain alsacien) façon hot dog.

 

Le reste de la journée se poursuit par la visite du marché de noël situé place Jeanne d’Arc, reconstitution intimiste d’un village traditionnel alsacien où vous pourrez déguster les mets du terroir ; et se termine par une promenade nocturne de la vieille ville.

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Les articulations gelées et endolories (n’ayant aucun manteau d’hiver digne de ce nom, mais je compte y remédier pour mon prochain voyage à travers les pays d’Europe centrale), je ne peux me permettre de rester sur place plus longtemps et d’attendre l’unique bus au départ de 22h.

Je rentre donc en co-voiturage pour le même prix et je termine la soirée sur Strasbourg ou je rejoins mon hôte qui m’invite à nourrir les ragondins (charmantes créatures que celles-ci) puis autour d’un délicieux couscous convivial dans sa chambre étudiante.

 

Jour: La Petite France

 

Après une petite promenade matinale dans le Parc du Heyritz, il est temps de découvrir le quartier de la petite France et ses maisons à colombages toutes plus belles les unes que les autres.

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Les ponts couverts

Direction les ponts couverts et sa superbe vue sur la ville de Strasbourg et sur la Cathédrale.

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Les marchés de noël

Après cela, je chemine vers le marché off de noël installé à la lisière de la Grande Île. Ici, rien de typique mais un concept plutôt original. Au sein de containers réaménagés, vous trouverez divers produits bio, éthiques et responsables issue de l’économie sociale et solidaire. J’en profite pour déguster une nouvelle spécialité alsacienne (qui ressemble à s‘y méprendre à nos flammekueche du Nord, ce qui est à peu près la même chose à vrai dire) : une tarte flambée traditionnelle.

 

Plus loin, après quelques ruelles pavées typiques, vous tomberez sur le Marché de noël des rois mages place Benjamin-Zix toujours au sein du quartier de la Petite France.

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Un jus de pomme chaud à la cannelle et au citron et direction le Marché de noël des irréductibles petits producteurs d’Alsace place des Meuniers. Dégustation gratuite de nougat et de biscuit fait maison, je repars de là l’estomac plein et la gourmandise assouvie.

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Il est temps après de partir à la découverte du Marché de noël de la place St Thomas puis de revenir vers le centre-ville.

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Après nombre déambulations, Léo me rejoint et nous partons nous promener le long du Canal du Faux-Rempart jusqu’aux Institutions Européennes. Néanmoins, la nuit est déjà tombée et nous ne distinguons pas grand-chose à travers le brouillard. Un petit détour par le parc de l’Orangerie puis par l’église St Paul et nous retournons enfin au centre-ville.

 

C’est alors partie pour une petite soirée bien sympathique avec mon hôte Léo et ses amis de la faculté au restaurent japonais Matsumotoya (13, Rue des Veaux). Au menu : tofu frit à la sauce soja, Soupe miso, champignon shitake, Karaage, Karaage Don et glace au thé macha. Verdict : un délice (à part la glace quelque peu amer) !

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Et c’est ainsi que je repars de là la panse bien pleine et l’appétit repus…

 

 

Jour: Strasbourg

 

Par un début de matinée ensoleillée, je prends la direction de la Cathédrale et de ses ruelles typiques. Parmi celles-ci se distingue la très belle rue du Maroquin et ses nounours suspendus au-dessus des maisons à colombages.

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La cathédrale

Direction la rue Mercière pour une vue d’ensemble de la cathédrale avant d’y pénétrer pour y admirer l’horloge astronomique et la magnifique crèche reconstituant l’histoire de la nativité qui s’étend tout le long de l’allée transversale.

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Après cela, j’ai enfin eu l’occasion de me ridiculiser devant tout le monde lorsque je demande à l’un des stands du marché de noël une choucroute … sans choucroute (comprenez juste les pommes de terre et la charcuterie sans le chou), chose qui fut impossible malheureusement…

 

Après cela, je me rends à l’office de Batorama, réserver une balade en bateau (comptez 12€50 pour un circuit d’1h). L’embarcation se fait au Palais Rohan et le prix comprend un casque audio tenant lieu de guide.

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Au cours de cette balade, vous passerez devant l’ancienne Douane, l’église St Nicolas, l’ancien hôtel du Dragon, l’église St Thomas, l’église du Bouclier, la maison des Tanneurs, les ponts couverts, le Barrage Vauban, les institutions européennes et … je vous laisse la surprise car je ne pense pas que vous ayez envie que je vous énumère la cinquantaine de lieux emblématique devant lesquels le bateau passe… Mais si vous êtes insomniaque, cela peut être un très bon remède je pense (j’entends par là mon énumération soporifique) !

 

Les marchés de noël

Lorsque la balade s’achève, je prends la direction du Marché des délices de noël d’Alsace place du Marché-aux-Poissons (juste à côté du palais Rohan). Vous y trouverez Bredele, vins, biscuits, chocolats, foie gras, bières et autres mets au sein de petits chalets chypriotes.

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Puis c’est au tour du Marché de noël Portugais place Gutenberg. Etant donné que Strasbourg présente une dimension européenne,  il est de coutume chaque année pour la ville d’inviter un pays à représenter sa culture et sa gastronomie. C’est année, c’est le Portugal qui a été choisie et vous trouverez au sein de ce marché : bolo rei, pasteis de nata et friandises de fête d’Idanha-a-Nova. Mais aussi broderies de Castelo Branco et bijoux en filigrane entre autre.

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Après cela, direction le Marché de noël de la cathédrale Notre-Dame ou j’en ai profité pour déguster une délicieuse gaufre au sirop de chocolat (vous ne me ferez pas culpabiliser !).

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Enfin, je termine la soirée avec les 3 autres marchés de noël restants : le Marché de noël Christkindelsmärik (union des corporations artisanales du Bas-Rhin) situé place Broglie, le Marché de noël du Carré d’or (mon préféré d’entre tous) place du Temple-Neuf et le marché de noël du partage et son grand sapin situé place Kléber.

 

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C’est aussi ma dernière nuit chez Léo, mon hôte de 4 jours. Nous en profitons pour prendre des photos souvenirs et partager un dernier repas ensemble devant une bonne comédie française (Danny Boon aux premières loges bien entendu !).

 

Jour: Strasbourg

 

Une jolie journée que celle-ci ! Je rencontre mon nouvel hôte de couchsurfing pour deux nuits : Pascal.  Dégustation de Bretzels bio et vegan qu’il m’a généreusement offert au marché off de noël et balade à travers les nombreuses églises de la ville, la journée se révèle très instructive et intéressante.

Ensemble nous partons à la collecte d’aliments vegan pour le Food not Bombs du lendemain (en gros c’est un collectif international luttant contre le gaspillage alimentaire, récoltant des aliments vegan afin de les redistribuer gratuitement dans les lieux publics).

Allez, si vous n’avez toujours pas compris (ou si voulez des informations plus précises) je vous donne la définition de Wikipédia :

« Food Not Bombs (De la Bouffe, pas des Bombes) est un collectif international qui a émergé dans les années 1980 à Boston, aux États-Unis. Les groupes du réseau rassemblent des denrées alimentaires destinées à être jetées mais qui restent comestibles tels que les surplus. Ces denrées sont habituellement préparées en plats végétariens (généralement Vegan pour plus de cohérence et d’éthique) et sont offerts aux passants dans les lieux publics, aux personnes sans-abri, ou encore aux touristes. L’objectif est de discuter de différents problèmes comme le gaspillage d’aliments alors que la famine sévit dans certains endroits du monde, mais aussi d’autres thèmes plus larges comme la guerre ou le droit au logement. »

 

La pêche sera fructueuse : nous récupérons de nombreuses victuailles chez une femme travaillant dans un magasin bio et récupérant les invendus alimentaires. Elle nous invite d’ailleurs à boire un smoothie maison chez elle et l’heure est à la discussion et aux échanges.

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Lorsque je rentre chez mon hôte, il se fait tard et après m’avoir invité à boire une succulente soupe maison au potiron, place au dodo ! Ce sera l’occasion pour moi de dormir pour la première fois de ma vie dans un hamac !

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Verdict : c’est amusant et très confortable !

 

Jour: Food not Bombs

 

C’est le grand aujourd’hui : mon premier Food not Bombs ! L’impatience est à son comble et c’est avec enthousiasme que j’aide mon hôte Pascal en cuisine le matin (disons qu’il s’agissait surtout pour moi de surveiller la cuisson et de touiller les plats, c’est pascal le cuisinier ici !).

 

Lentilles, haricots rouge, hachis végétarien … Les heures tournent et l’odeur succulente des bons petits plats me met l’appétit en bouche.

En fin de matinée, c’est repartis pour de la récupération alimentaire. Direction les Jardins de la montagne verte afin de glaner bon nombre de légumes frais sous la générosité des travailleurs, notamment fenouils, salades, carottes, oignons et betteraves rouge en assez grande quantité.

En début d’après-midi, nous nous occupons de ramener tous les aliments récoltés depuis la veille dans la cuisine d’une salle de concert que nous nous partageons avec une autre association. Je rencontre alors les membres sympathiques du Food not Bombs de Strasbourg, des étudiants vegan pour la plupart.

C’est alors partie pour une après-midi de cuisine ! Pascal propose ses idées de menus qui sont adoptées à l’unanimité. Il est donc temps de préparer tout cela.

Nettoyage des légumes, découpe, épluchage, vaisselle, cuisson etc… L’après-midi se révèle chargé et je ne vois pas les heures passer. N’étant pas une très grande cuisinière, j’en profite pour glaner des techniques d’épluchage plus rapide que ma technique habituelle auprès des autres.

Le soir approche et il est temps de charger les petits plats mitonnés avec amour au faubourg national où aura lieu la distribution tout au long de la soirée jusque 23h.

 

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source : brest.mediaslibres

 

Au menu pour l’entrée je vous propose : salade composé et diverse ainsi  que soupe au potiron avec croutons de pain.

Au repas principal : choux, riz, pomme de terre et hachis végétarien.

Au dessert : pancakes à la banane avec sirop de chocolat.

Le tout bio et vegan ! Autant vous dire que les pancakes sont partis les premiers et que le hachis de Pascal fut un franc succès !

 

Quant à la distribution en tant que tel, ce fut un vrai moment de partage et de plaisir. Donner le sourire au gens, les voir se confondre en remerciement pour une chose aussi simple et naturelle que le partage… Bref c’était vraiment sympa !

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Il y a eu même des épisodes de franche rigolade, notamment un homme (imaginez le personnage d’André Koffi joué par Pascal Nzonzi dans « Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? », c’est son portrait craché mais aussi la même voie, le même air courroucé !) qui fit une scène dans la rue car l’on avait omis de saler la soupe et nous n’avions pas de sel sur nous de surcroit. Ses protestations, ses critiques me faisaient tellement penser au personnage du film qu’il attira immédiatement ma sympathie.

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Il n’y a pas de sel dans la soupe ?!!

Le pire fut lorsqu’il me somma de mettre du vinaigre dans sa soupe tellement l’absence de sel le mettait hors de lui. Au début, je fus interloqué bien entendu, le vinaigre était destiné à la salade mais je le laissais faire. Bien entendu, lorsqu’il eut finit sa soupe, je n’eus aucune surprise lorsqu’il me déclara d’un air grave et profond : « c’était terrible… ».

Franchement, je n’ai aucun doute là-dessus avec du vinaigre comme assaisonnement ! L’apogée de ce moment fut lorsque l’on rangea les tables à la fin de l’évènement : nous trouvâmes alors … le sacré saint sel dans l’un des plastiques !

 

Par contre, il y eu aussi des rencontres moins sympathiques, la dernière à vrai dire. Je suis tombée sur un sans-domicile qui me manqua singulièrement de respect. Il me posa diverses questions (sur des repas de sénateurs à Strasbourg notamment) dont je n’avais pas la réponse bien entendu, ce qui le mit hors de lui. Après cela, il fut très désagréable à mon encontre, sous-entendant par exemple que j’étais une fainéante qui n’avait pas participé à la préparation de ce repas, que ma région était détestable, que j’étais une ignorante etc… Bref, un ivrogne déplaisant. Il insultait même les autres sdf qui passaient dans la rue, sans aucune raison. Vous voyez le tableau…

 

Mais ce fut la seule rencontre négative de cette soirée. Pour le reste, ce fut vraiment formidable et je fus très satisfaite et heureuse d’avoir pu vivre cette expérience !

 

Jour: Retour à Lille

 

Bon, je ne vais pas vous décrire cette journée, elle fut inintéressante et agaçante : 9h de bus avec un gamin pleurnichard piquant des crises tout du long, assis juste derrière moi… La joie des transports….

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Je vous présente Croq’épice ! 🙂

 

 

Mon ressentis sur cette semain:

 

J’ai vraiment adoré ce petit trip ! Outre la découverte de la gastronomie et de l’architecture alsacienne et mis à part la féérie et l’atmosphère magique des marchés de noël typiques d’Alsace, ce sont les différentes rencontres que j’ai pu faire qui me restent en mémoire.

C’est l’une des choses formidable avec le couchsurfing : on fait des rencontres inédites et on a l’occasion de partager de nouvelles expériences, de faire des découvertes … On échange, on partage nos passions, bref c’est vraiment agréable !

Dormir chez l’habitant permet d’aller à la rencontre de nouvelle facette de la vie, de confronter différentes façons de vivre et d’expérimenter de nouvelles choses bien attrayantes.

 

Sans Pascal par exemple, je n’aurais certainement jamais entendu parler du Food Not Bombs et grâce à lui, j’ai pu découvrir son mode de vie vegan et responsable (il fabrique presque tout lui-même y compris savon et produit vaisselle, pratique la fermentation et n’achète jamais neuf) et apprendre de nouvelles recettes vegan, délicieuses de surcroit.

Ce fut une expérience très inspirante d’autant plus que je suis moi-même en quête d’un mode de vie plus sain, plus respectueux de la planète et de ses êtres vivants et plus responsable. En outre, c’est un homme avec beaucoup de culture, généreux et qui a du cœur. Je fus très attachée à sa compagnie.

 

Avec Léo, j’ai partagé de nombreux moments de convivialité autour des repas, de nombreuses discussions enrichissantes sur la société notamment dans lequel nous confrontions nos différents points de vue, et puis aussi beaucoup de rire et de découvertes. C’est un garçon amusant, sympathique et gentil que j’ai vraiment apprécié.

 

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C’est donc avec joie que je me remémore cette charmante semaine dans une région magnifique que je ne connaissais pas encore .

 

Comme le dit Pierre Fillit : « Un pays, c’est pour moi, un visage, un sourire, un accueil, un prénom, bien plus que des villes, des montagnes, des forêts ou des rivières ».

 

 

Et le Budget dans tout cela ?

 

  • Au final, j’aurais dépensé 50€ en transport (bus aller-retour Lille-Strasbourg avec Flixbus + aller-retour Strasbourg-Colmar avec isilines et co-voiturage).
  • 12€50 en budget tourisme (cf balade en bateau)
  • Côté logement, 0€ bien sûr grâce au couchsurfing
  • Côté souvenirs, 15€
  • Et enfin 80€ en budget alimentation soit un budget alimentaire de 11€20 par jour
  • Ce qui fait un total de 157€50 pour une semaine en Alsace.

Concrètement, j’aurais pu faire moins de dépenses, notamment au niveau alimentaire si je ne m’étais laissée tenter par des chocolats chauds et des jus de pomme chaud aux épices chaque jours par le froid ambiant. De même, j’aurais pu faire de l’auto-stop si je n’avais pas été refroidie par l’hiver.

 

 

Sur ce, je vous souhaite à tous de merveilleuses et magiques fêtes de fin d’années !

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« Pas une carte au monde n’est digne d’un regard si le pays de l’utopie n’y figure pas. »

Oscar Wilde

Publié dans Irlande, Voyage et Escapade

Pourquoi Dingle fut ma ville préféré lors de mon périple en Irlande…

La journée se terminait délicieusement bien. Assise sur les rebords escarpés de rochers, le long de la péninsule de Dingle, je contemplais la mer.

Les vagues se fracassaient  avec ardeur sur le récif rocailleux, les remous de l’eau formaient une aquarelle de formes diverses et poétiques et la brume au loin apportait à l’atmosphère ambiante une touche mystérieuse et inconnue.

Quelque temps après, on y voit aussi Fungie, le dauphin vedette de la ville, virevoltait dans l’eau, poursuivis par une horde de touriste venus l’admirer.

On y voit des centaines de mouettes accourir, sans doute poussés par la curiosité de tant d’étranges personnes si différentes les unes des autres au sein même de l’océan.

 

Le temps passe et met un terme salvateur à l’agitation autour de moi. Je suis à nouveau seule face à la mer, face à l’Irlande et face à moi-même. Contemplation introspective et méditation, les minutes s’écoulent puis ce sont les heures…

 

« Le véritable voyage, ce n’est pas de parcourir le désert ou de franchir de grandes distances sous-marines, c’est de parvenir en un point exceptionnel où la saveur de l’instant baigne tous les contours de la vie intérieure. »

Antoine de St-Exupéry

 

Derrière moi, un phare surplombait les écueils. Je me croyais transporté dans l’un de ses romans énigmatiques et mystiques où il est question d’éternel marins, de navires clandestins, de criques secrètes et d’histoires ombrageuses.

 

Plus loin, les vestiges d’une tour en ruine. Un chemin dans la verdure longeant la côte. Un chemin menant tout droit à la ville de Dingle.

 

Dingle… Sans aucun doute, ce fut la ville que je préférai d’entre toutes au sein des terres Irlandaises.

 

Nonobstant sa péninsule d’une beauté à couper le souffle et ses chemins côtoyant les récifs, il y a aussi le port dans la brume, les fanions colorés suspendues à travers les ruelles bariolés, l’église et son parc intimiste et secret, les nombreux pubs traditionnels d’où s’élèvent des ballades irlandaises envoûtantes, les librairies offrant aux visiteurs contes et légendes irlandaise et racontant les prodiges du géant Fionn lors de temps ancestraux, les boutiques ésotériques et magiques d’où l’on peut voir par la vitrine quelques « Dingle fairy » et l’atmosphère toujours mystérieuse que je ressentais en ces lieux chargés d’un passé énigmatique.

Ville pittoresque, je me sentais telle une âme vagabonde ayant trouvé refuge en ces lieux.

La brume permanente au sein de la ville charge cette dernière de secrets et de mystères.

Population cosmopolite, on y voit des marins pêcheurs, des agriculteurs, des artisans, des voyageurs mais aussi des bikers (si si !).

J’imaginais aisément l’existence d’un repère de pirates en lieu et place de cette ville il y a quelques siècles.

En ces lieux authentiques, on y parle encore fréquemment le gaélique. Le patrimoine est préservé d’une main ferme et on s’y sent amplement plus dépaysé que dans le reste de l’Irlande.

Déambuler sans but précis à travers cette petite ville fut un réel plaisir. Je m’y sentais bien contrairement aux grandes villes ou j’étouffe facilement. Je faisais quelques pas hors de la ville et la nature m’entourait. Face à moi, la majesté de la mer. Et au sein de la ville, une population accueillante et pittoresque.

Mon âme errante y a trouvé refuge et c’est avec nostalgie que mes souvenirs m’y transportent… Avec nostalgie que j’écris ces bribes de mots…

 

« Il y a pour l’âme des aubes et des crépuscules sans nombre chaque jour. »

Pierre Reverdy

 

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Information pratique :

 

Situé dans le comté de Kerry, la petite ville de Dingle, capitale de la péninsule, se situe à 80km de Killarney et il faudra compter 16€ pour l’aller simple avec les bus Eireann. Si vous venez de Tralee, il faudra compter 45 minutes de route et 13€ environ pour le ticket de bus.

Au niveau des commodités, vous avez des toilettes publiques gratuits près de l’office de tourisme. C’est d’ailleurs à cet endroit que j’y brossais mes dents chaque jours et que je m’y coiffais, mon hôte n’ayant pas de lavabo chez lui (je vous rassure, il avait tout de même une douche !).

Il y a aussi de très nombreux pubs, restaurants et boutiques souvenirs.

Touristes en masse, jeunesse dynamique… Vous ne verrez rien de tel ici contrairement aux villes de Galway, Cork ou encore Dublin. C’est d’ailleurs l’un des éléments qui a contribué à mon amour pour cette ville.

Sa situation géographique étant assez éloigné et enfoncé au sein de la péninsule, cela contribue certainement à la fuite des touristes !

Bien entendu, il y en a quand même, on ne va pas se mentir entre nous ! Mais dans une proportion bien moindre par rapport à toutes les autres villes que j’ai arpentées, et ce pour mon plus grand bonheur.

 

 

Du côté de la boustifaille et de la bectance :

 

Ne manquez sous aucun prétexte les glaces artisanales de chez Murphy’s qui sont absolument délicieuse ! Pour vous donner une idée de prix, j’ai payé 5€20 une glace avec deux boules saveur Lavande et Chocolat. Cela peut paraitre cher mais ce fut un régal !

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Côté saveur, vous avez l’embarras du choix entre caramel, sel de mer, whisky, banane, cookies et … je ne me souviens plus du reste ! Il y a bien entendu toutes les saveurs traditionnelles (chocolat, vanille, fraise etc…) et aussi des expérimentations selon les moments (pudding, chili Pepper, saumon fumé, fromage bleu, réglisse, avocat etc…). A vos papilles !

 

 

Pour les amateurs de chocolats chaud, il y a le marchand de glace Kool Scoops (oui, je parle bien de chocolat chaud pourtant). Ce n’est pas trop cher (2€) et c’est un délice. C’est même devenu ma routine matinale durant le temps de mon séjour à Dingle. Et le propriétaire est vraiment très gentil ! Toujours souriant et affable, il dégage de la bonne humeur et des ondes positives !

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Enfin, ne manquez pas les fameux fish and chips proposés dans les multiples restaurent le long du port. Par contre, je n’ai pas trouvé moins cher que 12€ pour le plat simple en salle. Avec un budget alimentation de 8€ par jour, ce fut donc mon seul repas de la journée (comme chaque jour d’ailleurs) mais bon, il faut bien se faire plaisir de temps à autre ! J’ai même dévalisé leur récipient de sauce tartare ! On est gourmand ou on ne l’est pas !

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Du côté de l’amusement et de la frivolité :

 

Kayak en mer, baignade privative avec Fungie le dauphin, nombreuses excursions en bateau sur les îles environnantes (les Blaskets Islands entre autre où l’on peut faire de nombreuses randonnées sportives), pubs animés … Les activités ne manquent pas à Dingle !

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Personnellement, j’ai opté comme tout le reste des touristes venant ici (mea culpa) pour la balade d’observation en mer de Fungie, la mascotte de la ville. J’ai payé 16€ et si jamais le dauphin ne se montre pas, nous sommes remboursés. Bien heureusement, ce ne fut pas le cas et j’ai pu apercevoir l’éclat de ses yeux malicieux et joueurs.

Petite vidéo sans prétention qui n’était pas destiné a être montré à l’origine… C’était seulement pour moi mais je vous la partage tout de même (ayez-pitié de moi… et de mon reflex qui gêne la vidéo… J’essayais de le photographier le petit voyou…).

Rassurez-vous, par la suite, je ferais des contenues vidéo de qualité (je ne parle pas de la qualité vidéo en tant que tel car je filmerais toujours avec ma gopro mais plutôt du contenu, du montage, du son et du visuel) mais ce n’est pas pour aujourd’hui (mais j’y crois !)   🙂

 

Et bien sûr, il y a toutes les promenades & randonnées aux alentours de la ville le long de la péninsule de Dingle !

Plages sauvages et paysages spectaculaire au rendez-vous ! ..

 

 

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Adieu Dingle…