Publié dans Pensées vagabondes

J’ai tout plaqué… Qu’en est-il 6 mois après ?

 

6 mois désormais… 6 mois que j’ai choisi de tout plaquer pour débuter une nouvelle vie.

6 mois que j’ai rendu mon appartement, quitté mes études de droit à quelques mois de la licence, renoncé à mes bourses au mérite et sur critère sociaux.

6 mois que j’ai décidé d’embrasser une vie alternative de voyage et d’aventure à temps plein, devenir une nomade et parcourir le monde…

 

 

J’ai décidé de renoncer à un futur stable et confortable financièrement, à la sécurité d’un chez-soi permanent, à la propriété, à la cotisation d’une pseudo et hypothétique retraite…

Mais aussi à la routine, à l’habituation au monde, au train-train journalier, au stress quotidien, au travail sans relâche qui ne laisse que peu de temps pour savourer la vie et l’instant présent.

Ce fut la décision la plus difficile à prendre dans ma vie car tout me poussait à continuer encore sur cette voie : la peur et l’incertitude d’une telle vie sur le long terme, l’ego d’obtenir mon diplôme…

Mais je n’ai pas faibli, je n’ai laissé ni mon ego ni ma raison longtemps formatés par la société, prendre le dessus sur mon âme et mon cœur…

 

 

Cela m’a pris plus d’un an pour prendre cette décision, un an à me torturer sans relâche, 1 an d’introspection chaque jours.

 

Après m’être fondue dans le moule toute ma vie et m’être insérée dans le système scolaire avec assiduité, 1ère de la classe durant une dizaine d’année, après avoir renoncé à mes rêves d’enfants pour choisir une voie plus conventionnelle, après avoir vécu dans la société de surconsommation, dans le superflu à désirer des choses matérielles : 1 an, voilà le temps qu’il m’a fallut pour me détacher de l’emprise de la société pour retrouver ma liberté originelle !

C’est ainsi qu’à 20 ans, j’ai décidé de tout plaquer pour recommencer une nouvelle vie, en accord avec mes aspirations profondes, mes passions et mes rêves !

 

Et aujourd’hui, 6 mois après cette décision ô combien décisive pour mon épanouissement personnel et mon bonheur, je vis le paradis chaque jours ou presque !

Comme je m’y attendais, je ne regrette pour rien au monde ce choix de vie.

Certes, je vis dans l’incertitude, avec très peu d’argent, je ne sais de quoi mon avenir sera fait, mais avancer dans le brouillard avec pour seul guide mon cœur est tellement jouissif !

 

Je chemine petit à petit sur la voie de ma vie, je continue à en apprendre davantage sur moi-même, je poursuis mon cheminement spirituel, je vis l’instant présent, je m’émerveille d’un simple brin d’herbe frétillant sous le vent, je me reconnecte pleinement avec la mère nature, je fais des rencontres extraordinaires chaque jours, je vis des expériences indescriptibles, je contemple des paysages fabuleux, j’expérimente des activités complètements folles, bref je vis pleinement !

Je fais en sorte de n’avoir aucun regrets, de vivre comme si je devais mourir demain car tout change et rien ne persiste. Je ne m’attache à aucuns biens matériels, je me détache de mon ego et tente de faire de même pour ma conscience individuelle.

 

Je cumule les souvenirs et les expériences afin d’ETRE et non avoir.

 

Alors qu’auparavant je nourrissais seulement mon corps et mon esprit, aujourd’hui, je nourris aussi mon âme.

Je ne me préoccupe plus des choses futiles de la vie, et en dehors de l’entretien quotidien de mon bonheur, je ne cherche qu’une seule chose : la pleine réalisation de soi, l’éveil ultime car « une seule chose compte : cheminer vers elle pour étancher à jamais notre soif la plus profonde, celle d’une totale harmonie intérieure et d’une profonde union avec le monde ».

 

Ces 6 derniers mois ont été riches en expériences et en apprentissages notamment ces trois derniers mois où je suis partie à la conquête de la Pologne, de l’Autriche, de la Slovaquie, de l’Allemagne, de la République Tchèque et dernièrement de la Guadeloupe.

IMGP8257 (2)

 

Je vis de merveilleuses aventures (comme d’âpres mésaventures parfois), mon esprit est constamment en éveil et j’ai préservé cette capacité magique que nous avions tous enfant : s’émerveiller pour un rien (ou pour un Tout) !

Ce n’est que le début de ma vie et elle est déjà tellement riche ! Je me sens tellement reconnaissante envers l’univers !

En attendant, je ne me pose pas trop de questions, je savoure le présent et le bonheur en moi-même, j’écoute mon cœur et je pars conquérir mes rêves les plus fous !

 

Je vous souhaite à tous de réaliser vos rêves les plus profonds ! ❤

 

IMGP9547

« On ne naît pas libre, on le devient »

Publié dans Pensées vagabondes

2016 : l’année charnière où j’ai tout plaqué !

 

« Parfois nos vies ont besoin d’être complètement chamboulées, changées et réorganisées, pour nous replacer à l’endroit où nous sommes censés être ».

Auteur inconnu

 

Avant-propos :

 

Chers lecteurs, il s’agit d’un article long et très personnel dans lequel je développe le cheminement intérieur qui m’a amené à tout plaquer pour réaliser mes rêves les plus profonds   ❤

Il y aura aussi quelques passages au présent retranscrit de mon journal intime qui développe l’état dans lequel je me situais à ce moment précis.

Beaucoup de citations aussi, je les adore ! Je les trouve si inspirantes et en place continuellement à chacun de mes écrits personnels.

 

Je vous souhaite une bonne lecture et je caresse l’espoir que peut-être, ces réflexions vous aideront vous-aussi…

 

Prologue :

 

Il n’y a encore pas si longtemps que cela, je venais de finir le lycée. En juin 2014, après avoir décroché un bac littéraire avec la mention très bien, j’étais promue à un brillant avenir. Mon parcours était tout tracé. J’irais en faculté de droit pour obtenir un master puis je préparerais mon concours pour intégrer l’école nationale supérieure de police à Saint-Cyr au Mont-d’Or. Je serais alors formé durant 2 ans pour devenir commissaire de police et je recevrais mon affectation. Après cela, je travaillerais plusieurs années pour être promus commissaire divisionnaire et ainsi de suite.

Je satisferais mes envies de voyage durant mes congés, m’achèterais un beau chalet en bois en montagne pour faire des randonnées tous les week-ends et tenterais de m’épanouir via un métier que j’espérais non monotone et trépidant.

Mais tout cela a changé…

 

 

  • Janvier 2016 :

 

Après plusieurs semaines de travail intensifs et la fin des partiels du semestre 3, je recommence enfin à souffler.

Je me mets même à chanter, seule dans mon appartement :

« Libéré, délivré, le semestre 3 est achevé !  Je vais me reposer, c’est décidé ! Ce jour est pour moi le prix de la liberté ! » …

Cela se passe de commentaire…

Bref, un nouveau semestre commence et il est temps de me remettre au travail afin de ne pas prendre de retard. Néanmoins, comme chaque jour depuis le mois de septembre, je remets tout au lendemain, non par fainéantise me direz-vous, mais par défaut, étant en introspection constante.

A ce propos, j’ai toujours eu tendance à tout analyser, à observer mes pensées et mon comportement depuis mon plus jeune âge. Néanmoins, cette année, cette introspection atteignait des sommets et je ne pouvais plus me détacher de cet état mental.

Quelque chose n’allait pas. Ma vie ou du moins mon futur probable ne me convenait plus… Je me posais des milliers de questions et élaborais des milliers de probabilités et choix de vie concordant, des heures durant.

Moi-même j’avais évolué, je passais mes journées à bouquiner des ouvrages spirituels et philosophiques. A travers les mots d’Anthony de Mello, de Don Miguel Ruiz, de Laurent Gounelle et de Paulo Coelho, je m’aventurais sur le chemin de mes rêves et m’éloignais peu à peu de la société et de tout ce que l’on m’avait appris depuis mon enfance. J’éveillais ma conscience et avançais sur le chemin de la spiritualité. Je découvrais de nouvelles possibilités et je remettais constamment tout en question…

La vérité étant que je savais, au fond de mon cœur, que mon choix de vie ne me conviendrait pas.

Je suis passionné par tellement de chose et j’ai une multitude de rêves à n’en plus finir ! Toute petite déjà, je rêvais de devenir une aventurière…

 

Je veux expérimenter des modes de vies variées, partir à l’aventure, explorer des contrées sauvages, me lever avec des éclats dans les yeux et me coucher, chaque soir, des étoiles pleins la tête   ❤

Jamais l’avenir tel que je l’avais auparavant décidé ne me permettrait de faire tout cela. Au mieux je voyagerais quelques semaines par ans, mais jamais cela ne sera suffisant. Jamais, cela ne m’épanouira et il existera alors toujours une frustration en moi.

Pourtant, je ne veux avoir aucun regrets, je souhaite mourir (le plus tard possible bien entendu) dans la paix de l’âme avec une vie bien remplie et joyeuse au possible.

Le temps défile à une vitesse incroyable et il faut réaliser ses rêves maintenant ou il sera trop tard.

 

J’envisage alors de faire une pause de 10 années après la fin de mes études pour me consacrer à mes rêves avant de commencer la vie active.

L’argent n’étant pas un problème, en effet, cela faisait quelques temps déjà que j’avais découvert différent systèmes et alternatives permettant de voyager à moindre coût, pourvus que l’on parte à l’aventure et que l’on sorte de sa zone de confort. Entre temps, je pourrais bosser un peu sur place. Bref, je n’avais pas de problème pour m’imaginer voyager sur le long terme.

 

« L’optimisme est la foi qui mène à la réalisation. Rien ne peut se faire sans l’espoir et la confiance. »

Helen Keller

 

  • Février 2016 :

 

Je continue à me poser de multiples questions quant à mon avenir. Et si je décidais de faire du voyage mon mode de vie futur et permanent ? Cela impliquerait de renoncer à un métier stable et à un futur confortable sur le plan financier. Cela ne me dérange pas, n’étant ni matérialiste ni casanière, j’adore le changement et la variété.

Quant à la retraite, je trouve absurde le fait de se placer dans une perspective aussi lointaine qu’incertaine. Nous ne savons pas de quoi demain sera fait et à trop regarder vers l’avenir, nous en oublions l’essentiel : l’instant présent. Je ne me faits donc pas de soucis, d’autant plus qu’il est probable que je ne la touche jamais, le système étant à bout de souffle.

 

Aujourd’hui, les gens gaspillent leur énergie pour des choses sans importance. Ils consomment à outrance et servent le capitalisme. Ils travaillent durs et noient leur frustration dans des loisirs créés par la société pour les détourner de leur vie.

Entre télévision abrutissante, médias qui entretiennent la peur et travail acharné, les gens n’ont plus le temps pour vivre. Ils y laissent leur santé, leur épanouissement, leurs rêves et leur bonheur. Ils croient atteindre ce dernier en ayant le dernier smartphone, la voiture de leur rêve ou encore des vêtements à la mode… Tout cela est vain.

Ce n’est pas en possédant que l’on acquiert le bonheur mais bien en étant et en vivant !

Quant à l’argent, cela rend les gens dépendants et faibles. Ils perdent leur liberté à vouloir s’en accaparer. Ils perdent leur temps qui est l’un des biens les plus précieux au monde et alors il sera trop tard…

 

 » Ce qui me surprend chez l’homme, c’est qu’il perd sa santé pour accumuler de l’argent, puis dépense cet argent pour retrouver la santé. Et qu’à force de penser anxieusement au futur, il oublie le présent de sorte qu’il finit par ne jamais vivre le présent. Les hommes vivent comme s’ils n’allaient jamais mourir et meurent comme s’ils n’avaient jamais vécu « .

Dalaï Lama

 

Il faut se défaire de la société dans laquelle nous vivons, des règles qu’elle a toujours instituées en nous forçant à suivre le même schéma qui paraissait incontournable : école, étude, travail, famille, retraite ! Ce chemin est vicié, il nous est inculqué depuis notre plus jeune âge sans que l’on s’en rende compte véritablement.

 

Il faut s’écouter, faire un travail sur soi, mener de nombreuses introspections afin de découvrir qui nous sommes vraiment et ce que pour quoi nous sommes fait ! Ce n’est pas forcément un métier mais c’est une passion, un rêve, une occupation qui nous parait incroyable et nous comble de bonheur, dans lequel nous nous épanouissons chaque jour !

Il faut mener sa vie en adéquation avec notre vrai soi. Et non se conformer, rentrer dans le moule en croyant bien faire, en croyant que c’est le seul chemin qui nous est permis d’envisager. Ce n’est qu’une entrave à notre plein potentiel et à notre vraie personnalité.

 

Par exemple, je souhaite mener une vie faites de voyages et d’aventures, de découverte et d’apprentissage, de curiosités, de fantaisie et d’expérimentation, de risque et de danger, de nature et de grand espace sauvage, de magie et de LICORNE !!!   ❤

imgp5243
J’aime vraiment les licornes !   🙂

Je veux aussi contribuer au bonheur de l’humanité, participer à des missions humanitaire, écologique ou d’aide aux animaux.

Je veux apprendre une multitude de choses et les expérimenter !

Je veux me surpasser et atteindre mon plein potentiel !

Je veux m’élever physiquement, moralement, mentalement et spirituellement parlant !

Je veux partir à la recherche de civilisation perdue, explorer des endroits inattendus, surprenants et fantastiques.

Je veux réaliser tous mes rêves d’enfant, façonner le monde comme je l’imagine et y apporter une touche de couleur et de lumière   ❤

 

Pourquoi ces incertitudes alors ? La raison est simple : la peur. Si je fais cela, si je choisis un mode de vie alternatif et nomade, je ne pourrais plus revenir en arrière. Le concours a un âge limite et si jamais je me rétracte, je ne me vois pas faire d’autres métiers au sein de la société. C’est aussi renoncer à un salaire intéressant et régulier mais aussi à la maison de mes rêves et à l’impossibilité de devenir propriétaire un jour. C’est renoncer à ce chalet cosy, cocooning et chaleureux en montagne, auto-suffisant, écologique et au beau milieu de la nature que j’avais tant rêvé…

 

A vrai dire, j’ai peur d’avoir des regrets, peur de faire le mauvais choix… Mais je n’oublie pas que c’est aussi la peur qui nous empêche d’avancer…

 

« Ça demande du courage de grandir et de devenir qui vous êtes vraiment »

E. E. Cummings.

 

img_20160730_195758
Devenir un mouton irlandais par exemple ! Béééé…

 

  • Mars & Avril 2016

 

Décidément, je ne peux me résoudre à occuper toute ma vie la même étiquette. Je ne veux pas être considéré comme une juriste et occuper toute ma vie la même fonction. Je suis bien plus que cela !

Je suis moi-même tout simplement et je possède de nombreuses facettes et de nombreuses passions que je souhaite toutes expérimenter !

 

« Changer le monde n’est pas votre mission. Vous changez n’est pas votre devoir. S’éveiller à votre vraie nature est votre opportunité. »

Mooji

 

De même, je ne suis pas seulement française, je suis avant tout un être humain, une citoyenne du monde et encore avant, un être vivant ! Je refuse les frontières établis, la supériorité des hommes sur les animaux et la nature et tout ce qui peut entraver à l’amour universel.

Je veux explorer la planète de fond en comble. J’ai une curiosité et une soif d’apprendre insatiable, je veux apprendre de la vie à chaque instant qui m’ait donné de vivre.

Je veux m’améliorer et être en constante évolution vers une meilleure version de moi-même !

Il y a aussi tant de choses, de théories, de cultures, d’écoles de pensées, d’arts de vivre qui m’intéressent dans le monde !

 

Je ne peux me résoudre à une vie morne au sein de la société…

Je ne peux me résoudre à me fondre dans le moule et accepter de vivre dans une société consumériste et vide de sens…

Je ne peux me résoudre à trimer toute ma vie pour servir l’intérêt de grandes firmes cherchant à s’accaparer toujours plus de pouvoirs et d’emprise sur le peuple…

Je ne peux me résoudre à poursuivre la voie de la facilité et du confort quand la vie peut nous offrir bien plus que tout ce que l’on peut imaginer, pourvus que l’on parte à l’aventure…

Je ne peux me résoudre à devenir un adulte si c’est pour abandonner mon âme d’enfant, l’émerveillement de la vie et la magie qui nous entoure pourvus que l’on ouvre véritablement les yeux…

Je ne peux me résoudre à continuer sur cette voie…

C’est décidé, dorénavant, j’écouterais les murmures de mon cœur et les chuchotements de mon âme !   ❤

 

Je plaquerais tout après ma licence… Je ferais du voyage et de l’exploration mon mode de vie permanent, j’apprendrais du monde et j’expérimenterais de nouvelles façons de vivre au sein des différents peuples que je rencontrerais.

Je pourrais vivre la vie de mes rêves et peut-être découvrir et réaliser ma légende personnelle comme le dit si bien Paulo Coelho.

imgp9970

 

« C’est impossible, dit la Fierté.

C’est risqué, dit l’expérience.

C’est sans issue, dit la raison.

Essayons, murmure le cœur. »

William Arthur Ward

 

  • Mai 2016 :

 

« Le Cri » de Munch : voilà l’état dans lequel je me situe maintenant et de façon régulière depuis cette année. Il m’est impossible d’accumuler et d’apprendre plus d’informations en droit. J’ai une contradiction profonde au sein de mon être qui m’interdit tout gavage superfétatoire. J’ai envie de crier, de faire quelque chose du moment que je ne m’attarde pas plus longtemps dans cet état de tension extrême et de frustration exorbitante.

Le droit, l’université, la vie dans la société… tout cela me parait dérisoire, voire faux. Ce n’est rien depuis que j’ai pris conscience du monde dans lequel je vivais, de mes aspirations profondes et de la réalité de mes rêves.

Je ne veux pas d’une vie routinière et confortable, je ne veux pas d’un compte en banque généreux si c’est pour occuper un métier qui me prive de ma liberté.

L’argent n’est qu’un outil pour nous emprisonner, nous priver de notre liberté et de notre libre-arbitre, c’est une entrave à notre potentiel et à notre devenir profond.  Il ne procure certainement pas le bonheur, but ultime à chaque Homme que nous sommes.

Le bonheur se trouve en nous, au sein de notre âme. C’est à nous de changer notre perception des choses et notre comportement face à la vie. C’est la façon dont nous réagissons face aux évènements qui façonnera notre futur. Il ne faut pas rester passif quant à notre avenir, il faut prendre les choses en mains, et ce de la façon la plus bienveillante et positive que possible.

Le bonheur, tel un aimant, ne viendra à nous que si nous sommes disposés à le recevoir. Il en va de même pour la magie, l’amour et la joie de vivre.

A cet instant, je suis disposé à faire de ma vie un rêve éveillé ! Je souhaite accomplir tellement de choses ! Et toutes ces réalisations ne passent pas par l’obtention de mon diplôme. Ce dernier n’est qu’un bagage sécuritaire au cas où je changerais d’avis et que j’en viendrais à vivre dans la société définitivement, travailler, cotiser pour ma retraite etc…

Mais ce n’est pas ce que je souhaite faire de ma vie, il n’est pas question que je sacrifie ma liberté et mon libre-arbitre !

Je veux rêver, vivre et exister ! M’éloigner de la nocivité, du profit, du malheur et de tout ce qu’engendre cette engeance dans laquelle nous vivons depuis notre naissance, bien malgré nous.

 

« Ne te demande pas ce dont le monde a besoin. Demande-toi ce qui te fait vivre et te fait agir parce que ce dont le monde a besoin, c’est de gens vivants. »

Howard Thurman

 

Seul ma fierté me fait continuer temporairement dans cette voie…

Pourtant, obtenir un diplôme n’est pas une réussite en soi. Il n’y a rien d‘exceptionnel, on n’a rien accomplis de la sorte qui ne mérite une telle fierté. Celle-ci est juste un produit du monde dans lequel nous vivons, qui nous a conditionnés pour éprouver de la joie lorsque nous nous élevons dans son système.

Mais ce n’est pas une réussite, ce n’est que suivre la norme selon nos capacités intellectuelle et faire ce que l’on nous conditionne à faire.

Il faut retourner aux sources, s’ouvrir au monde, réapprendre à vivre et ce en accord avec nos aspirations profondes.

Pour le moment, je ne peux suivre cette voix. Je dois d’abord passer mon diplôme. J’ai une folle envie de laisser tomber maintenant, 1 an avant le fameux sésame…

Mais il me faut patienter… Dans un an, la vie m’ouvrira pleinement ses bras, je m’épanouirais alors pour le mieux de façon perpétuelle et non plus de façon temporaire. J’accomplirais mes rêves les plus fous et travaillerais quotidiennement à l’entretien de mon bonheur que plus rien ne pourra contrecarrer sans mon accord !

20150720_151954

 

« Avec cœur et courage, faites de votre vie un poème, une peinture, une œuvre. Votre œuvre »

Auteur inconnu

 

  • Juin, Juillet & Août 2016 :

 

Peu de réflexions mais beaucoup de voyages.

Je m’aventure pour la première fois en Afrique et découvre l’Egypte : un pays magique aux paysages édéniques ! Ce pays fut un réel coup de cœur et je compte bien repartir plus tard en Afrique pour en découvrir toute ses merveilles !

imgp1876

 

Deux semaines après mon retour en France, je m’aventure en Irlande (+ Irlande du Nord) à la poursuite des leprechauns. Trek en autonomie dans la nature, camping sauvage, auto-stop…Je gagne en débrouillardise et ce voyage d’un mois et demi fut très formateur. J’en reviens grandis et n’ai qu’une seule hâte : repartir à l’aventure !

imgp8526

 

« Voyager, c’est donner un sens à sa vie, c’est donner de la vie à ses sens. »

Alexandre Poussin

 

 

  • Septembre 2016 :

 

J’ai de plus en plus de mal à reprendre le chemin de l’université… Auparavant, j’étais enthousiaste, je ne ratais aucun cours magistraux et j’obtenais même mon année avec la mention bien. Mais lorsque l’on perd de vue sa motivation, les choses changent…

Pourquoi continuer ainsi alors que j’ai abandonné l’idée de faire carrière dans le droit. A quoi cela me servirait-il de continuer encore ? Je n’ai pas besoin de diplôme pour voyager, ni pour écrire, ni pour être épanouie…

Pourquoi alors ais-je continué ma troisième année alors que ma décision de tout arrêter était déjà prise ? Pourquoi vouloir obtenir à tout prix ma licence ?

La raison est simple : l’ego. J’en ai largement les capacités et j’ai été conditionné par la société pour éprouver de la fierté lorsque je m’élève au sein de son système.

Mais cela n’a en réalité aucune importance. D’ailleurs, dans l’ouvrage que j’ai lus récemment intitulé « Quand la Conscience s’éveille », Anthony de Mello expliquait ceci :

« Vous êtes heureux. C’est ce que j’appelle réussir sa vie. Occuper une position prestigieuse ou être célèbre n’a rien à voir avec le bonheur ou avec une vie réussie. Rien ! Aucun rapport. (…) Notre société et notre culture nous enfoncent cela dans la tête ; jour et nuit, elles ne cessent de nous vanter les gens qui ont réussi. Réussi quoi ? Réussi à faire d’eux-mêmes des ânes ! Parce qu’ils ont gaspillé leur énergie pour obtenir des choses sans importance. Et maintenant ils ont peur de les perdre, ils vivent dans la confusion, ils ne sont plus que des marionnettes. (…) Vous appelez cela le succès ? Ils vivent sous le contrôle des autres, ils sont manipulés. Ils sont malheureux, misérables. Ils ne profitent pas de la vie. Ils sont constamment tendus et angoissés. Vous appelez cela être humain ? »

Dépasser son ego est une chose, mais il y encore une chose qui me gêne : le regard d’autrui. C’est idiot je sais, mais cela importe encore à mes yeux, cette crainte d’être mal jugé et surtout sous-estimé…

Et puis personne ne comprendra mon choix, ni la plupart de mes amis ni ma propre famille. Déjà, lorsque j’en parle avec eux, je parais pour une folle.

Ma mère me considère trop insouciante et rêveuse. Mon père comme à son habitude ne dira rien, il ne s’est jamais soucié de moi.

Et ma grand-mère… j’en n’en parle même pas ! Elle a perdu ses parents lorsqu’elle était enfant sous les bombes allemandes durant la seconde guerre mondiale et a fuit Varsovie. Elle a travaillé dur toute sa vie, a recommencé sa vie en France et les valeurs de labeur lui tiennent très à cœur. Pour elle, il faut travailler et gagner sa vie.

Pourtant l’expression même de gagner sa vie me parait totalement absurde ! Ma vie, je la possède déjà, elle est entre mes mains !

Seul mon grand frère me soutiendra, lui-même a choisis de consacrer sa vie à sa passion : la magie, le mentalisme et la prestidigitation.

Bref, je dépasserais cette peur du regard d’autrui et ne laisserais pas les autres diriger ma vie. Je gagnerais en sagesse avec le temps, et plus tard, tout cela ne sera plus qu’une pâle crainte de jeunesse…

imgp6698

 

« S’inquiéter ne fait pas disparaître les problèmes de demain et nous prive de notre force d’aujourd’hui »

Mary Engelbreit

 

 

Octobre 2016 :

 

J’en viens à imaginer des possibilités extrêmes telles que le fait d’abandonner là maintenant et ne pas passer ma licence ! Après tout, le succès ne s’applique pas à des diplômes et je ne laisserais pas mon ego prendre le dessus sur mon âme. Mais je continue, je lutte contre mon cœur et c’est terrible.

Perdre toute motivation est une chose, mais découvrir ou plutôt entrapercevoir son chemin de vie (qui ne correspond en rien à celui du droit) et malgré tout l’ignorer est une chose bien plus difficile à vivre.

Je parle de mission de vie mais ce n’est pas tout à fait juste, disons que j’ai le sentiment qu’il est lié à la spiritualité, aux voyages, à l’aventure et à la nature. Bref il est lié à ce qui vibre au fond de moi-même, sans influences extérieures ni endoctrinement de la société, juste en étant à l’écoute de mon cœur. Il me reste simplement à le trouver…

Mais lutter contre soi-même est vraiment atroce… Il ne s’agit pas là de fainéantise, de paresse pour me complaire un peu plus dans l’oisiveté, non. Car lorsque cela m’arrivait, je reprenais malgré tout le dessus.

Il s’agit là d’un conflit interne et je sais que mon cœur m’envoie cette frustration pour me signifier que je fais fausse route, que je m’éloigne de mon chemin de vie.

Sauf que tout cela, je le sais justement ! Je souhaitais juste mettre mes rêves en parenthèse le temps d’obtenir ce fichus diplôme et revenir vers mon chemin de vie un an après. Mais mon cœur ou mon âme, ou même ma conscience pour ce que j’en sais, ne l’entend pas de cette façon.

Je lui demande juste de patienter une année, en sera-t-il capable ?

imgp9735

 

« Ne te laisse pas influencer par tes problèmes, laisse toi guider par tes rêves ».

Auteur inconnu

 

Mi octobre 2016 :

 

Bon, c’est décidé : j’arrête le droit ! J’ai appelé l’agence immobilière, il y a une période de préavis et je rends mon appartement dans 1 mois. Il ne me reste plus qu’à prévenir la faculté et le crous. Je pourrais aussi dire adieu à mes bourses ainsi qu’à ma bourse au mérite mais qu’importe…

 

Je me sens dépassé par les évènements… Je n’aurais jamais crus arrêter comme cela juste avant ma licence mais plus l’idée fait son cheminement dans ma tête et moins je ressens de peur et de regrets.

Ecouter son cœur devrait être la seule règle à écouter. Au diable la raison !

imgp9833

« Une fois que votre décision est prise, l’univers conspire pour l’exécuter. »

Ralph Waldo Emerson

 

Novembre 2016 :

 

Les cartons s’entassent, les meubles se démontent, le garage de mes parents s’encombre…

imgp0366

La nostalgie s’empare de moi et je ressasse avec mélancolie mes années étudiantes.

 

Les souvenirs de ces deux premiers années de voyage voguent jusqu’à mon âme…

Etats-Unis, Angleterre, Espagne, Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Egypte, Irlande, Irlande du Nord … Deux années de découverte prennent fin. Mes premiers pas dans le voyage sont achevés.

imgp0389

 

Désormais, Voyage, je compte te poursuivre toute ma vie et non le temps de quelques étés. A la poursuite de mes rêves, rien ne pourra m’arrêter…

imgp9100

 

« Si tu ne prends pas le temps de créer la vie que tu désires, tu seras forcé à passer beaucoup de temps à vivre une vie dont tu ne veux pas. »

Kevin Ngo

 

Novembre c’est aussi le mois de notre première rencontre, chers lecteurs…

Le mois ou j’ai débuté l’aventure du Blogging…

Le mois ou Aventureusement Vôtre a éclot de sa graine magique pour germer dans la fleur de mon âme…

Le mois ou je parais à vous, jeune fille de 20 ans rêveuse et déterminé, afin de vous inspirer et vous faire percevoir un éclat de beauté dans la vie qui est nôtre.

Je vous souhaite à tous une vie emplie de merveilles, de découvertes et de voyages ! Ecoutez votre cœur et partez à la conquête du bonheur !   ❤

imgp4852

« Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre. »

Steve Jobs