Publié dans Truc muche et Machin chose

L’envers du Voyage !

Anecdotes croustillantes, moment de solitudes, faits sordides, instants de gêne et mauvaises surprises seront le mot d’ordre pour cet article haut en couleur mais ô combien réaliste !

Je vous propose de partager avec vous ces petits instants marquants et pas forcément agréables qui nous arrivent tous de temps à autres en voyage.

Rassurez-vous, je suis toujours en vie ! La honte ne tue pas et avec le temps, (la plupart) de ces histoires me font bien rire aujourd’hui !

PS : Toutes les photos que vous verrez ici n’illustreront pas la mésaventure en question. En effet, jamais je n’ai envisagé de dégainé mon reflex pour immortaliser ces moments douteux… Peut-être y penserais-je la prochaine fois ?

 

  • Partager son PQ avec sa voisine de toilette (très visible)

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Central Park à NY, quelques heures avant mon départ en avion dans l’aéroport de JFK

 

Au cas où vous ne le sauriez pas, PQ est l’abréviation de papier cul. Je sais… Tout de suite, cela fait moins romantique !

Cette anecdote est la plus ancienne et l’une des plus marquantes de ma vie ! Je vous raconte cela tout de suite !

 

Il était une fois, dans les toilettes de l’un des aéroports de NY (allez je vous le dit, c’était JFK…), l’histoire de deux femmes qui s’échangeait leur papier toilettes entre deux (petites ?) commissions…

Plus concrètement, je pénètre (détendue jusqu’alors, mais cela ne va pas durer) dans le cabinet de toilette qui m’est impartie (celui qui était libre en gros).

Je m’empresse de m’asseoir sur le siège pour me soulager et lorsque je me relève pour prendre machinalement le papier de toilette posé dans le dérouleur sur ma gauche, je surprends une main féminine qui s’en accaparait elle-aussi ! Je ne vous dis pas à quel point le fait de sentir le contact d’une peau humaine dans un endroit pareil fut déroutant !

Gros moment de solitude lorsque je me rends compte qu’il y a un trou dans le mur et que le dérouleur de papier toilette est le même pour nos deux cabinets !

Au summum de la honte, je me ratatine avec empressement dans le fond de la cabine pour ne pas me faire voir par cette femme.

Il y eu alors un moment de flottement dans lequel aucune de nous deux n’osait plus rien faire.

Après un temps d’attente indéterminé, elle se saisit du PQ et j’attendis qu’elle ait finit et qu’elle s’en aille pour m’en saisir à mon tour.

Bien entendu, lorsque je sortis des toilettes, j’étais rouge comme une tomate !

Mais comme je suis positive, on va dire que c’était une expérience à partager !

 

  • Se retrouver dans des auberges de jeunesse douteuse

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Shelby, mon compagnon de route (et de nuit) dans une auberge de jeunesse en Irlande

 

Bon, celle-ci ne doit pas être très originale et je suis sûr que cela arrive à pleins de voyageurs, mais qu’importe !

Je me souviens de ce soir-là ou je suis arrivé à Londres dans une auberge de jeunesse et que l’on m’a montré le dortoir.

Sur mon lit censé être propre, se trouvait des mouchoirs usagés avec une substance gluante ayant servis à je ne sais quel cochonnerie (en fait, j’ai bien une idée mais je ne la dirais pas ici et je suis sûr que vous avez compris !). Les sacs des précédents voyageurs étaient encore en place. Le dortoir (de 18) était humide avec une très faible obscurité. Il n’y avait pas de rangements, ni chauffage, ni fenêtre (excepté un carreau au plafond). Bref, je n’y remettrais plus les pieds !

 

Il y avait aussi cette auberge de jeunesse à Dublin ou le dortoir était convenable mais où l’on devait se partager une micro salle de bain pour deux étages complet ! Et lorsque je rentre dans la salle d’eau pour y prendre ma douche, je m’aperçois de la saleté du tapis de douche. Je m’accroupie alors pour le tirer ailleurs et y poser ma serviette lorsque je remarque une quinzaine de cafards grouillant sous le dit-tapis ! Je le laisse tomber avec empressement et nettoie illico (et ce deux fois de suites)  mes mains devenues noires et maculés de saletés diverses.

 

Je n’ai pas d’autres remarques à vous transcrire (excepté les ronfleurs et les fêtards courants qui vous empêchent de dormir), n’aimant pas trop les auberges de jeunesse de toute façon et privilégiant au maximum le couchsurfing ou le camping sauvage.

Cela ne correspond pas du tout à ma façon de voyager, je préfère être en contact soit avec les locaux soit avec la nature, n’utilisant ce type d’hébergement qu’en cas de dernier recours lorsque je n’ai nulle part où dormir et que je suis en ville.

 

 

  • Attraper une insolation solaire à Barcelone

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La fameuse balade en catamaran qui m’a valut cette insolation…

 

Cela faisait deux semaines que je demandais à ma mère ou était ma crème solaire… C’est toujours comme ça avec elle, elle me demande quelque chose pour le perdre ensuite et ne le retrouve jamais au moment où j’en ai besoin ! A quelques heures de mon vol vers l’Espagne, il est trop tard pour en racheter et c’était déjà la nuit et je décide donc de partir sans. Ce n’est pas grave, me dis-je, j’en achèterais sur place lorsque j’en aurais le temps.

Le lendemain matin, première journée de balade à Barcelone et au lieu de filer droit vers le magasin le plus proche, je m’offre une balade en catamaran le long des côtes entre midi et 14h. Ce fut 2h de pure détente, allongé sur les filets, le soleil caressant mes jambes de sa douce chaleur avec une petite brise de temps à autre.

Après ce moment de relaxation, je décide d’explorer un peu la ville et ses quartiers. Durant toute l’après-midi, ma tête me tournait de plus en plus et je m’asseyais très régulièrement pour reprendre le contrôle de mon corps, un peu inquiète mais mettant cela sur le compte de la fatigue.

Arrivé au soir, les nausées prennent le pas sur les maux de têtes, et après une série de tremblement incontrôlable, je m’évanouis … au sein du musée de l’érotisme !

Les gens ont certainement dus penser que j’étais une petite nature impressionnable !

Bref, lorsque je reviens chez mon hôte qui m’accueillait en couchsurfing, mon corps était rouge et ma peau était devenue ultrasensible et douloureuse. C’était sans compter sa petite chienne qui m’attendait à l’entrée pour me sauter dessus et accrocher ses pattes sur mes jambes !

A ce moment-là, je retins une vague de douleur et mes yeux se remplirent de larmes. Déterminé coute que coute à ne pas pleurer, j’affiche un sourire crispé devant mon hôte quand sa chienne me saute dessus une deuxième fois ! A ce moment-là, je ne pus retenir mes larmes et il s’ensuivit une petite séance de pleurs gênante (que je ne contrôlais plus).

Résultat : le lendemain matin, mes cuisses avaient triplés de volume. Je ne pouvais plus me lever sans être prise de vertige et j’ai perdu toute ma journée, allongé au lit à maudire ma mère (gentiment, je vous rassure) qui perdait toujours toute mes affaires.

Morale de l’histoire : ne partez jamais au soleil sans crème solaire ! (Et ne confiez pas vos affaires à votre mère si celle-ci est tête en l’air, bon je précise que c’est de l’humour)

Depuis, j’ai retenu la leçon (et les deux) !

 

 

  • Se faire ploter les fesses dans la rue

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Egypte, juin 2016

 

A l’idée de retranscrire cet évènement douteux, je ressens à nouveau en moi une pointe de colère comme vous pouvez vous l’imaginer. Je ne vis pas dans une grande ville, je n’ai jamais l’occasion de prendre le métro (hors voyage) et donc je ne me suis jamais retrouvé dans une situation potentielle de harcèlement.

Il a donc fallu que je m’aventure à l’étranger pour que cela m’arrive… Néanmoins, je tiens à préciser que ce n’est pas là un constat ! Ce genre de chose arrive n’importe où, en France aussi bien qu’ailleurs. Bref, cela m’ai arrivé en Egypte pour ma part. Un pays fantastique d’ailleurs que j’ai vraiment adoré ! A part ce malencontreux incident bien entendu.

C’était en juin dernier, je me baladais seule la nuit dans le marché de Louxor, m’imprégnant de l’atmosphère orientale de ces lieux, sentant les épices aussi riches que variés envahir avec délices mes narines et déambulant avec curiosité entre les étals.

Au cas où vous me demanderiez ce que je faisais le soir dans un marché, je tiens à vous préciser que c’était la période du ramadan et que donc les horaires étaient inversés, les locaux vivant la nuit et les magasins n’ouvrant que le soir.

Bref, je déambulais, insouciante et heureuse ; lorsque soudain une grosse main s’est mise à me ploter les fesses par derrière. Je fus tout de suite interloqué, je ne m’y attendais absolument pas et cela ne m’était encore jamais arrivé.

Déterminé à apprendre à ce goujat le respect des femmes, je serrai mon poing et me retourna vivement afin de lui décocher une belle droite (et prête à anticiper une bagarre si celui-ci ripostait, je ne suis vraiment pas du genre à me laisser faire).

Je m’arrêtai en plein geste : l’énergumène avait disparus ! Emplis de rage, je scrute les alentours prête à le courser mais je ne vis que trois hommes un peu plus loin (qui n’étaient pas ensemble). Il y en avait bien un qui me semblait nerveux et qui m’a scruté rapidement mais je n’avais aucune certitudes. Seulement un énorme doute et mon instinct qui me soufflait que c’était ce sale type. Je laissais donc tomber ma vengeance, n’allant pas m’attaquer à quelqu’un sans certitude.

Le plus dur dans cette histoire ne fut pas le geste en lui-même mais l’absence de contre-attaque. Laisser partir ce mufle impunément m’a vraiment mis en rogne et le pire est de savoir qu’il va recommencer sur une autre femme. J’aurais tellement aimé lui donner une bonne leçon !

 

 

  • Se faire prendre en auto-stop par un goujat

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Route Irlandaise

 

Puisqu’on en est là, autant continuer sur la lancée ! Parmi ceux qui ont lus mon article sur l’auto-stop en Irlande, je vais me répéter puisque j’avais déjà évoqué cette histoire dans cet article.

Bref, j’étais en train de lever le pouce après être sortis de la charmante ville de Kilkenny lorsqu’un automobiliste m’a pris à son bord 1 minute après.

Au premier abord, il avait l’air normal. Il était marié, sortait du travail et rejoignait son domicile. Je ne me suis donc pas méfié outre mesure.

Il devait m’amener à mi-chemin entre ma ville de départ et Cork. Sur la route, nous discutions de voyage puis de sport par la suite. C’est là que la situation dévia… Alors que nous parlions musculation, il me tendit son téléphone pour me montrer une vidéo sur YouTube. M’attendant à regarder une vidéo sur le sport, je fus très choqué lorsque j’en découvris la teneur. Je ne décrirais pas ici le contenu de cette vidéo (trash) mais ce fut attrait à la pornographie. Surprise, j’arrête aussitôt la vidéo et lui tends son téléphone, pensant bêtement qu’il s’était trompé. Avec les téléphones tactiles, c’est si facile de faire un faut mouvement sur l’écran ; je pensais donc naïvement que c’était le cas.

Et bien : non ! Et il me tendit à nouveau son téléphone pour me faire voir une nouvelle vidéo de même teneur ! Je ne pris même pas la peine de le prendre, je lui expliquais ma gêne et tenta de dévié la conversation vers un sujet plus sûr (et passionnant) : Game of Thrones.

Manque de pot, impossible de changer la conversation, il me complimentait sans cesse. Je lui rappelais qu’il était marié lorsqu’il commença à me faire des avances.

Aussitôt, je mis les choses au point : NON ! Un non franc et catégorique. Je ne suis pas intéressé, je veux seulement voyager ! En plus, cet homme avait le double de mon âge. Mais rien à faire, il était persuadé que nous avions un bon feeling…

Au moment de descendre de sa voiture, je ressentis un grand soulagement mais ce fut de courte durée puisque cet homme me retrouva sur le site de couchsurfing, se créa spécialement un compte pour pouvoir dialoguer avec moi et m’harcela en m’envoyant des messages 4, 5 fois par semaines durant 2 mois ! Je ne répondis jamais et fit la morte bien entendu.

Aujourd’hui, je ne suis plus embêté mais je me dis que j’aurais dus me montrer moins sympathique.

A l’époque (bon c’était il y a 4 mois) je ne voulais pas manquer de respect à un automobiliste qui avait eu la « gentillesse » de me prendre. Désormais, adieu les scrupules ! Soyez ferme et sévères (car même être catégorique et décidé ne lui as pas suffi)…

 

  • Se faire voler son téléphone en voyage

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Bon, mis à part la perte financière, certains d’entre vous penseront peut-être que c’est une bonne chose. C’est l’occasion idéale pour décrocher des technologies et se fondre dans le voyage. Vous avez totalement raison !

Néanmoins, je ne suis pas du tout ce genre de personne accroché à leur téléphone H24. Facebook, sms, réseaux sociaux… passez votre chemin. Je m’en sers uniquement lors de mes déplacements (et toujours en silencieux) et en voyage.

Non pas pour chatter ou m’évader dans un univers virtuel, mais pour me permettre de voyager plus longtemps. En effet, il existe bon nombre d’application permettant de voyager de façon plus économique. Outre les comparateurs de vol (je voyage bien souvent avec un seul billet aller afin de savourer ma liberté), j’utilise aussi le couchsurfing ce qui permet de trouver à coup sûr un endroit où loger lorsque l’on fait du porte à porte en vain chez les locaux. Il y a aussi toutes les activités payantes nécessitant une réservation à l’avance sur internet. Bref, ce n’est pas tant mon téléphone qui m’est utile que ma connexion internet et l’interface pour y accéder.

 

Comment cela s’est-il produit ?

 

J’étais en Irlande et je souhaitais me rendre à Kilkenny. Dublin étant une grande ville et ne sachant pas trop par où sortir de la capitale afin de commencer l’auto-stop, je pris donc le bus irlandais pour la première fois. Le trajet se déroula sans encombre jusque Kilkenny.

C’est lorsque le bus s’arrêta que les ennuis commencèrent. Je pris mon téléphone 30s pour regarder l’heure puis le mis temporairement dans la poche de mon pantalon le temps de sortir du bus et de prendre mes affaires dans la soute à bagage. Je me fis un peu bousculer dans le bus lorsque j’essayais d’en sortir mais cela ne m’étonna pas : nous étions tous les uns contre les autres. Une minute après, je récupérais mon sac et sortis mon téléphone de ma poche afin de le ranger dans mon sac-à-dos pour plus de sécurité. Et là : horreur ! Il n’était plus dans ma poche…

Je remontai alors précipitamment dans le bus, pensant l’avoir laissé sur le siège, mais rien. Avec l’aide des autres passagers, nous nous mirent en quête de mon téléphone en vain. Je le fis même sonner avec le téléphone d’une dame mais je tombais directement sur mon répondeur alors qu’il était allumé. Désemparé, j’eu à ce moment-là la certitude que l’on me l’avait volé.

 

Concrètement, quelles ont été les conséquences de ce malencontreux évènement ?

 

  • Je me suis retrouvé temporairement sans endroit où dormir dans une ville dans laquelle je venais tout juste de débarquer. J’étais justement en contact avec mon hôte et il venait de me donnait son adresse pour que je le retrouve lorsque je me suis fait voler mon téléphone 1 minute après. Je ne suis pas un génie de la mémoire, et ce n’est donc pas en jetant un coup d’œil rapide à une adresse donné que je vais la retenir d’emblée.

J’étais donc très embêté mais aussi gêné car je n’avais aucun moyen de contacter mon hôte et il risquait de m’attendre toute la journée pour rien. Heureusement, je suis tombé sur un couple de français très charmant qui m’a aidé à relativiser et à sécher mes larmes. Après cela, j’ai abordé bon nombre de personnes afin de leur demander si l’un d’eux ne pouvait pas me prêter un smartphone afin de contacter mon hôte via le site de couchsurfing. L’une de ces personnes a accepté et je devais me dépêcher car son train allait partir mais manque de pot, j’avais oublié mon mot de passe sur le site, me connectant habituellement via facebook. Bref, j’ai dus télécharger l’application facebook et m’y connecter, puis télécharger l’application couchsurfing et envoyer un message succinct à mon hôte pour le prévenir de la situation et de l’endroit dans lequel je me trouvais. Je n’eus pas le temps d’attendre une réponse, le train de ce brave monsieur allant partir.

Après cela, je suis resté à discuter une bonne heure avec le couple français qui m’avait bien aidé quand j’eu la surprise de découvrir mon hôte venir me chercher ! Il m’aida à me trouver un nouveau smartphone pas trop cher en magasin et m’expliqua très patiemment les différents forfaits proposés.  Après cela, mon budget voyage a été salement amoché.

 

  • Ce ne fut pas la seule conséquence malheureuse… J’ai aussi perdu bon nombre de photos dont toutes celles du site monastique de Glendalough. Ce jour-là, après 6h de randonnée et une multitude de photo, la batterie de mon reflex était déchargée et j’avais donc continué les photos avec mon smartphone… photos désormais perdues à jamais.

 

  • Enfin, autre conséquence très frustrante : l’impossibilité de pratiquer bon nombre d’activités trépidantes !

Adieu kayak sur les fjords irlandais de Killary avec les dauphins !

Adieu balade à vélo à travers les lieux de tournages de Game of Thrones en Irlande du Nord + rencontre avec les loups de la série + série photo avec les costumes de la série !

Pourquoi cela me diriez-vous ? Tout simplement car ces activités ne pouvaient se commander et se réserver que sur internet et que je ne pouvais plus utiliser ma carte bleu. Le code de sécurité de ma banque permettant de confirmer une commande étant relié à mon ancien numéro de téléphone…

 

  • Avoir un petit accident avec la gogirl

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Gogirl !

 

La gogirl, vous connaissez ? C’est un pisse debout pour femme !

Très pratique en voyage, en randonnée et dans les toilettes fangeux. Cela évite aussi de se déshabiller et de faire des acrobaties accroupies afin de ne pas en mettre partout sur soi. Chère gente féminine, nous avons tous déjà connue cela…

Eh bien, grâce à cette invention révolutionnaire, nous sommes désormais sur le même pied d’égalité que les hommes en ce qui concerne le soulagement !

Debout, fier et propre !

Du moins, c’est ce que je pensais…

Comme chaque innovation, il faut du temps pour s’y habituer. Et c’est donc déterminé que je m’entrainais chaque jour avec plus ou moins de succès dans mes toilettes avant le voyage.

Juin 2016, je pars pour mon premier trek en autonomie dans la nature en Irlande. Le deuxième jour, après une nuit en camping sauvage dans les montagnes de Wicklow, je sors de ma tente, la gogirl dans les mains, afin de me soulager dans les bois environnant. Je me croyais alors seule, au milieu de la nature…

Mais c’était sans compter la présence fortuite de deux randonneurs non loin de mon campement. Etant en pleine action, je fus surprise lorsque je remarquais leur présence, et eux la mienne…

Gêné au summum et par pure inadvertance, je bougeais malencontreusement ma gogirl et en mis donc partout sur moi !

Jolie ironie que celle-ci : l’outil qui devait me permettre de rester propre et discrète causa l’effet inverse…

 

  • Passer une nuit affreuse en camping sauvage

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Camping sauvage en Irlande

 

On reste en Irlande dans les montagnes de Wicklow et on met bas à toutes les suppositions rêveuses sur le camping sauvage. Vous savez ? Ces nuits magiques, au milieu de la nature avec un ciel étoilé au-dessus de nos yeux rêveurs ? Ce campement fantastique au beau milieu d’un paysage surréaliste ?

C’est ce à quoi je m’attendais naïvement lors de ma première nuit en camping sauvage. Je n’en avais encore jamais fait de ma vie et je pensais que cela serait magique, en osmose avec la nature. Je me suis bien trompée. L’Irlande n’est vraiment pas le lieu idéal pour le camping sauvage. Entre les régions emplis de tourbière et les montagnes qui n’offrent aucun endroit plat pour poser sa tente, j’eu beaucoup de mal à trouver des endroits corrects où passer la nuit.

Ma première nuit fut la plus décourageante. Le décor en lui-même était vraiment attirant, au beau milieu de la forêt avec de la mousse verte à perte de vue… Mais pour planter sa tente entre les racines centenaires, c’est une autre paire de manche… Heureusement, après plusieurs heures de marches et de recherche, je trouvais un endroit relativement plat à deux pas de la boue, dans la forêt. Je ne pouvais de toute façon plus chercher plus longtemps, la nuit étant tombé depuis longtemps.

Monter la tente dans le noir, malgré ma lampe frontale, fut assez ardue. Non pas à cause de l’obscurité gênante mais à cause de la multitude de Midges, attirés par ma lumière, qui m’agressaient continuellement et me démangeaient à l’extrême ! En outre, il pleuvait averse et j’étais trempé. J’avais marché toute la journée avec un sac de 20 kilos (je voyage léger habituellement mais préparer un sac pour un trekking en autonomie n’est pas encore mon fort), j’étais épuisé et mon dos me faisait très mal.

Lorsque j’eu finit le campement et que je me glissais avec soulagement dans ma tente, je me rendis compte qu’une cinquantaine de Midges y avait aussi élus domicile…

Mes vêtements étaient trempés ainsi que ma tente et j’étais gelé.

Je me suis changé en partie et malgré  le respect de la règle des trois couches ainsi que des vêtements en mérinos et mon polaire, j’étais frigorifié.

Mon sac de couchage ultralight acheté dans une boutique internet spécialisée dans le trekking ne faisait pas du tout l’affaire.

De l’eau gouttait de l’intérieur de ma tente pour retomber sur mon visage et mes livres.

Lorsque je pris mes gants de randonnées pour les enfiler, j’eu la mauvaise surprise de découvrir une grosse araignée à l’intérieur. J’en découvris deux autres dans mon sac de couchage, moi qui aie la phobie de ces bestioles incomprises …

La nuit fut très inconfortable, non pour le confort sommaire, mais pour la température. Impossible de fermer l’œil, j’ai claqué des dents durant toute la nuit et le lendemain matin, j’étais tombé malade. J’eu aussi la surprise de découvrir mes cartes d’Irlande et mon livre de Paulo Coelho neuf, trempés et abîmés par l’eau… Sans compter les innombrables piqures de moustiques causés par ces satanés midges.

Une nuit inoubliable que cette première expérience de camping sauvage !

 

  • Mettre sa vie en danger en faisant du couchsurfing

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Cet événement fut sans aucun doute le plus terrible et j’ai vraiment crus à un moment que j’aurais pu y rester.

Je ne donnerais pas de nom ni de lieu ici pour ne pas discréditer mon hôte. Il m’a tout de même accueillie et était sympathique si l’on met de côté son alcoolisme et son inconscience qui m’a mise en danger…

C’était en Irlande chez un homme plutôt cool et décontracté mais avec un gout prononcé pour la fête et l’alcool. Je l’ai accompagné un soir au pub pour passer la soirée avec lui et ses amis mais n’étant ni fêtarde et devant me lever tôt chaque matin, je n’ai pas réitéré l’expérience et dormais donc seule chez lui le soir.

Chaque nuit, il rentrait vers 4h du matin, allumait tous ses instruments de musique et se mettait à jouer de la musique avec les amplis et les basses au maximum alors que je dormais sur le canapé de sa pièce à vivre. Bien entendu, j’étais immédiatement réveillé mais je le laissais chanter et jouer étant donné que je suis une invité, je n’ai certainement pas mon mot à dire, cela serait inconvenant de ma part.

Lorsqu’il rentrait de soirée, il rallumait aussi chaque lumières avant de s’endormir (lumières qui restaient allumées avant qu’il parte) que j’éteignais moi-même plusieurs fois par jours par soucis d’économie pour mon hôte et surtout d’écologie. Par la suite, j’ai arrêté de tout éteindre derrière lui (pc, lampe diverses etc…) étant donné qu’il repassait toujours derrière moi pour tout rallumer.

 

 

Un soir, alors que je dormais, je fus réveillé par un étrange sentiment. Je me sentais mal à l’aise comme si quelque chose clochait. Je me lève du canapé et constate une petite lueur dans la pénombre.

L’esprit alerte, j’allume alors la lumière quand je constate avec effroi que la gazinière était restait allumé toute la soirée et toute la nuit. Il y avait de la fumée dans toute la pièce et j’aurais pu être asphyxié si je ne m’étais pas réveillé. Je tente alors d’éteindre la gazinière mais en vain, je ne comprenais pas son fonctionnement (pourtant je cuisine et je sais utiliser des plaques électrique et à gaz), mais cette cuisinière était ancienne et je ne voyais pas comment l’éteindre. Je me mis même en tête de télécharger la notice sur internet mais je ne trouvais pas la cuisinière correspondante ni d’information utile sur le web.

Sur le côté, il y avait une petite fenêtre, trop petite pour m’y glisser mais je l’ouvrais tout de même pour évacuer un tant soit peu la fumée.

Puis stupeur et frayeur, je m’aperçois que mon hôte, non seulement avait laissé sa cuisinière allumé, mais avait également posé plusieurs bouteilles d’alcool à même les plaques ! A cet instant, mon cœur s’est arrêté de battre et j’ai eu peur que tout se mette à exploser. Je me ressaisis rapidement et pris les bouteilles pour les poser à terre, loin de la gazinière.

Après cela, je restais un moment interdite, ne sachant quoi faire. La fumée allait s’estomper mais qu’en était-il de la gazinière ? Risquait-elle d’exploser à chauffer toute la soirée et toute la nuit ? J’ai envisagé un moment d’appeler les pompiers mais je n’avais pas d’adresse, mon hôte ayant aménagé sa cabane à l’écart de la ville.

J’envoie donc un sms à mon hôte lui expliquant la situation et lui demandant de rentrer au plus vite, en vain… Il est en train de faire la fête dans les pubs, il ne consulte pas son téléphone dans ces moment-là.

Je n’allais pas non plus casser sa porte pour sortir, ce serait grossier et peut-être que je me faisais du souci pour rien. Après avoir envisagé toute les possibilités, je me remis dans le canapé pour tenter de m’endormir, la peur au ventre. Bien entendu, j’étais trop effrayé pour réussir à plonger dans les bras de Morphée. Je m’attendais à une explosion ou quelque chose de ce genre sans certitude. Je ne savais pas à quoi m’attendre à vrai dire.

J’étais en colère contre mon hôte pour m’avoir mis dans cette situation et j’avais peur qu’un accident se produise. J’ai encore tellement de chose à vivre et j’aime tellement la vie !

 

 

Bref, après une période de doutes et de frayeur, j’expérimentais pour la première fois ce que Paulo Coelho dans « Brida » appelait la nuit obscure. Une sorte de confiance absolue en l’avenir, un abandon à la vie. Je ne sais pas si l’on peut appeler cela une expérience spirituelle, mais soudainement, je ne me fis plus de soucis. L’angoisse avait laissé place à la foi.

L’explosion possible de la gazinière, la fumée dans la pièce, les flammes dans le noir … n’importaient plus. Seule ma confiance en l’univers comptait et après cela, je m’endormis rapidement…

 

Plusieurs heures après, je fus réveillé par mon hôte qui venait de rentrer au matin. Lorsque j’ouvris les yeux, je constatai avec soulagement et joie que j’étais encore de ce monde et je fus emplie de bonheur. J’expliquais alors calmement la situation à mon hôte mais il ne parus pas gêné ou coupable. Cela n’avait pas l’air important pour lui.

Puis, d’un seul coup, il s’électrocuta dans sa cuisine, je ne sais comment. Je me dis alors que la cuisinière ne devait pas être le seul appareil à être restait allumé.  Mais cela aussi n’était pas grave pour lui, il balaya l’incident d’un geste de la main…

 

Cette nuit effrayante était la dernière que je passais chez lui et j’étais quelque peu soulagé de partir même si cet homme était bien sympathique bien que trop décontracté, un peu « je m’en foutisme » si vous voyez ce que je veux dire.

Après être partis de chez lui, je m’offris un délicieux fish and chips dans un restaurent au bord de mer sans regarder aux dépenses malgré mon budget restreint. Puis après une courte randonnée, je m’abandonnais à la contemplation de la mer le reste de la journée, savourant l’instant présent et la joie d’être en vie…

 

« La vie est un défi à relever, un bonheur à mériter, une aventure à tenter. »

Mère Teresa

 

Et vous chers lecteurs, avez-vous quelques mésaventures à partager ?   🙂