Publié dans Tuyaux malins et Conseils astucieux

Le couchsurfing : une autre façon de dormir chez l’habitant !

Il est temps pour moi de vous parler de mon petit secret qui me permet de voyager autant et sur le long terme. Car oui, je n’ai pas un rond mais je voyage tout le temps !

Comment cela se fait-il ? La principale raison (il y en a pleins d’autres, mais je les partagerais avec vous dans un futur article spécialement dédié à cet effet), c’est que je ne paye jamais les frais d’hébergement, que cela soit sur quelques semaines ou plusieurs mois.

Vous imaginez bien que je fais de sacrées économies !

Comment c’est possible ? Grâce au couchsurfing, pardi !

Ce petit bijou informatique qui m’a ouvert les bras lors de mon premier voyage solo en sac à dos il y a deux ans !

 

Le couchsurfing, vous connaissez ?

 

Créé en 2004, ce concept génialissime propose un service d’hébergement totalement gratuit (aucun lézard, promis !) !

Pour faire simple, le site met en relation des hôtes (ceux qui hébergent) et des voyageurs (appelés couchsurfers) afin que ces derniers puissent voyager partout dans le monde sans se soucier de dormir à la rue ou à la belle étoile.

Basé sur la gratuité, le site est avant tout un outil d’échange et de partage de culture ! Ne venez-pas ici pour avoir seulement l’hôtel gratuit, c’est irrespectueux et inconvenant pour les personnes qui vous hébergent.

Le but principal est de discuter, tisser des liens sociaux avec l’hôte.

Tout ce que vous avez à faire, c’est donner un peu de votre temps pour une expérience humaine et enrichissante à tous points de vue !

 

Que vous soyez un voyageur fauché ou un éternel amoureux de rencontres, vous trouverez forcément votre bonheur !

 

« Qu’est-ce qu’en général qu’un voyageur ? C’est un homme qui s’en va chercher un bout de conversation au bout du monde. »

Barbay d’Aurevilly

 


.

1. Le principe

 

Une fois que vous êtes inscrit sur le site de Couchsurfing et que vous avez complété votre profil en bonne et due forme, une large palette d’expérience s’offre à vous :

.

> Vous pouvez séjourner gratuitement chez l’habitant et faire des rencontres inoubliables !

 

Pour commencer, il vous faut taper dans la barre de recherche le nom de la ville où vous souhaitez voyager.

Puis deux solutions :

  • Soit vous naviguez à travers les profils des différents hôtes de la ville et vous leur envoyer une requête personnelle pour séjourner chez eux (le moyen le plus sûr pour vous faire héberger, bien que plus long à faire).

 

  • Soit vous écrivez un message public à destination de la ville où vous souhaitez allez. Tous les hôtes auront accès à ce message et pourront vous offrir l’hospitalité selon leur bon vouloir et leurs disponibilités. Cela a l’avantage d’être beaucoup plus rapide, néanmoins, votre message sera impersonnel car s’adressant à tous. Et bon nombre d’hôte n’apprécient que les requêtes personnelles. A vous de choisir mais je vous recommande fortement la première solution !

 

Quelques points à préciser :

  • Ne soyez pas trop exigeants au niveau du confort. Rappelez-vous que l’hôte a accepté de vous héberger chez lui donc soyez-en reconnaissant.
  • Respectez votre hôte : ne ramenez pas de viande s’il est végétarien, ne sortez pas faire la fête toute la nuit sauf s’il vous accompagne (vous risqueriez de le réveiller et de le déranger, ce n’est pas un hôtel !), ne vous enfermez pas dans votre chambre toute la journée (l’hôte a besoin de se retrouver seul chez lui aussi), de même, accordez-lui vos soirées (vous êtes ici pour échanger et partager) etc…
  • Adaptez-vous à l’hôte qui vous héberge. Essayez de parler sa langue dans la mesure de votre niveau (même si vous êtes une quiche, essayez quand même) ! S’il doit se rendre au travail tôt le matin et qu’il ne vous donne pas un double des clés, levez-vous, partez en même temps que lui et ne le mettez surtout pas en retard. De même, ne monopolisez pas la salle de bain. Bref, les règles de bienséance habituelles !
  • Enfin, une fois le séjour terminé, n’oubliez pas d’écrire une référence sur le profil de l’hôte. Quelle soit positive, négative ou neutre, soyez objectifs et honnêtes ! Si l’hôte est un pervers, ne lui écrivez pas une référence positive ou d’autres filles risquent de tomber dans le même piège. A l’inverse, si l’hôte est une perle, ne soyez pas avares en compliments !

 

 

> Vous pouvez héberger de sympathiques voyageurs chez vous !

 

Avant toute chose, dans la case disponibilité de votre profil : il faut que vous choisissiez soit la mention « accepte des invités », soit la mention « accepte éventuellement des demandes d’hébergement ».

Là aussi, deux possibilités s’offrent à vous.

  • Soit vous recevez une requête personnelle d’un voyageur dans votre messagerie, et alors libre à vous de l’héberger ou non.

 

  • Soit vous apercevez dans votre tableau de bord un message général d’un voyageur recherchant un hébergement dans votre ville, et vous pourrez alors lui proposer de vous-même un hébergement dans votre charmante demeure !

 

Quelques points à préciser :

  • Que vous soyez propriétaire ou locataire, que vous ayez une chambre d’amis ou seulement un matelas par terre, que vous habitiez en couple, en colocation ou tout seul, rien ne vous empêche d’accueillir des couchsurfer chez vous ! Si votre conjoint ou vos colocataires sont d’accord bien sûr.
  • Si vous proposez l’hospitalité chez vous, ne réclamez jamais d’argent ! Le principe du concept repose sur l’échange et la gratuité !
  • Une fois que vous avez hébergé une personne chez vous, n’oubliez pas de lui écrire une référence sur son profil ! Le séjour s’est-il bien passé ?  Le voyageur est-il respectueux, intéressant ? Ecrivez ce que vous avez pensé de la personne et si vous l’hébergeriez à nouveau. Pour cela, vous avez le choix entre une référence positive, négative ou neutre.
  • Vous pouvez choisir de n’héberger que des femmes, que des hommes ou les deux. Néanmoins, sachez que si vous êtes un homme qui n’accepte d’héberger que des femmes, votre profil sera mal perçu par la gente féminine et à juste titre !
  • Vous pouvez aussi choisir le nombre maximum d’invités que vous souhaitez héberger par nuit.
  • Dans la catégorie « domicile », vous pouvez accepter ou refuser les fumeurs, les enfants et les animaux de compagnie. De même, vous devez spécifier si votre logement est adapté ou non aux personnes handicapés.
  • Si vous avez un mode de vie quelque peu différent (naturisme, échangisme etc..), écrivez-le d’emblée sur votre profil, cela évitera toute gêne et éventuelle perte de temps des deux côtés.
  • Renseignez sur votre profil l’accessibilité de votre demeure quant aux transports en commun (train, tramway, métro, bus etc…).
  • De même, renseignez le voyageur sur l’endroit où il va dormir, sur le mode d’hébergement. Est-ce un hamac, un canapé, un lit, un matelas, un sac de couchage, une tente ? Est-ce qu’il va dormir dans la même pièce que vous, dans une pièce séparée, dans une chambre d’amis ? Est-ce que vous avez l’eau courante et l’électricité ? Une douche ? Est-ce des toilettes sèches ou normales ?
  • Enfin, vous devrez renseigner sur votre profil ce que vous souhaitez partager avec vos invités (sorties, repas éventuels, soirées ou seulement l’hébergement). Ces données sont seulement à titre informatif, certaines personnes échangeront plus que prévu s’ils ont un bon feeling avec le voyageur, et vice versa.

 

 

> Vous pouvez rencontrer d’autres voyageurs, drôles et gentils tant qu’à faire !

 

« Chouette, un autre français ! Ils m’ont tant manqué avec leur joie de vivre à toutes épreuves ! »

Ahah, trêve de plaisanterie… Si vous vous sentez seul et que vous avez un petit coup de mou, vous pouvez décider de rencontrer d’autres voyageurs (toutes nationalités confondues) qui se trouvent dans la même ville que vous.

Que cela soit pour partager un café, un moment, une sortie ou un sourire, cela fait toujours du bien de rencontrer de nouvelles personnes !

Peut-être même que vous partagerez un bout de route ensemble, que vous rencontrerez votre âme sœur ou que vous tisserais une nouvelle amitié !

 

Pour cela, rien de plus simple !

Vous pouvez taper directement le nom de la ville où vous êtes dans la barre de recherche, dans la catégorie « trouver des voyageurs ». Ensuite, vous leur envoyez un message pour leur proposer de sortir, et le tour est joué !

Vous pouvez aussi jeter un coup d’œil aux discussions près de chez vous, dans votre tableau de bord. Bien souvent, les gens recherchent une personne avec qui partager un verre pour discuter.

Enfin, sur l’application mobile, vous avez l’onglet « Hangouts » qui repère les personnes près de chez vous, disponibles pour sortir !

 

 

> Vous pouvez participer à des événements géniaux !

 

Echange de langue, brunch hebdomadaire, couchsurfing meeting, free walking tour, randonnées, soirées dans les pubs, yoga, tango, slackline, Qi-gong, pique-niques …

Il y en a pour tous les goûts et dans toutes les grandes villes !

Idéal pour découvrir une nouvelle pratique, faire des rencontres ou tout simplement tuer l’ennui.

Pour cela, même principe que tout à l’heure : vous tapez le nom de la ville dans laquelle vous êtes dans la barre de recherche, mais dans la catégorie « trouver des événements ».

Il ne reste plus qu’à vous inscrire, à sourire et à vous rendre au point de rendez-vous !

 

 

> Vous pouvez retrouver tous les conseils d’habitants par villes, et discuter dans les forums !

 

Vous cherchez un bon restaurant à Naples ? Une auberge de jeunesse pas chère à Berlin ? Des spots sympathiques à visiter sur New-York ? Des musées gratuits à Vienne ?

Vous vous demandez si le métro est safe à Paris ? Où vous pouvez acheter des disques vinyles à Londres ? Comment se rendre de l’aéroport à la ville de Moscou ?

Pas de soucis les amis ! On reprend le même principe que tout à l’heure et on recommence ! En effet, pourquoi vouloir changer les bonnes vieilles habitudes ?

Vous tapez le nom de la ville dans laquelle vous êtes (ou que vous souhaitez aller) dans la barre de recherche, mais dans la catégorie «trouvez les conseils d’habitants».

Soit vous parcourez les discussions et vous trouvez le sujet qui vous intéresse, soit vous créez un nouveau sujet et vous demandez conseil aux gens sur un sujet précis ! Simple comme bonjour !

 

IMGP0926

« Celui qui a une maison n’en a qu’une, celui qui n’en a aucune en a mille. »

Proverbe indien

.


 

2. Les avantages du couchsurfing

 

  • Vous faites des rencontres géniales, formidables, fantastiques, merveilleuses, stupéfiantes, extraordinaires, sensationnelles ! …

Bref, vous avez compris ? Vous dites adieu à la solitude !

 

  • C’est gratuit !

Vous faites donc de jolies économies sur l’hébergement ! De quoi vous financer votre futur baptême de plongée sous-marine ou votre saut en parachute !

Il arrive aussi que les hôtes vous fassent à manger le soir, ce n’est pas systématique et cela dépendra du feeling que vous aurez avec lui ! Mais cela vous permet de faire quelques économies supplémentaires en terme de budget alimentaire !

Vous pourrez ainsi vous rajouter une plongée en cage avec les requins pendant votre voyage ! Ou pas…

 

  • Vous découvrez la culture locale !

Vous partagez avec l’habitant sa langue, ses coutumes, sa cuisine, son mode de vie… Une vraie expérience enrichissante en tous points de vue !

 

  • Vous vivez une expérience authentique chez l’habitant !

Ce n’est pas dans votre hôtel ou dans votre auberge de jeunesse que vous découvrirez la vie locale à plein temps.

 

  • Vous partagez avec votre hôte des expériences nouvelles et excitantes !

Peut-être même que vous apprendrez à danser le haka en Nouvelle-Zélande, à moins que votre hôte ne vous emmène faire la tournée des pubs en Irlande !

 

« Voyager, c’est créer des liens avec le reste de l’univers. »

Auteur inconnu

.


 

3. Les inconvénients du couchsurfing

 

  • Depuis la popularisation du site, il y a de plus en plus d’inscrits uniquement pour l’hébergement gratuit, se foutant royalement (excusez mon langage) de l’échange et de l’hôte qui l’héberge…

Ce que je ne cautionne absolument pas, vous pensez-bien.

 

  • De même, il y a une autre dérive de la part des voyageurs, consistant à prendre le site pour meetic.

Ce n’est pas systématique et cela reste plutôt rare, mais cela n’existait pas il y a quelques années.

 

  • En outre, il y a de moins en moins de Backpackers et de routards sur le site.

Je ne peux parler en état de cause, n’étant inscrite que depuis deux ans, mais à l’origine, les voyageurs étaient plus « authentiques » si l’on peut dire. Moins exigeants sur le confort, se contentant seulement d’un canapé ou d’un matelas par terre, heureux de partager le repas avec la personne qui l’héberge.

Désormais, on trouve de plus en plus de citadins purs et durs, attachés à leur petit confort.

Alors que le principe même du couchsurfing était de surfer de canapé en canapé…

 

  • Autre inconvénient découlant directement de la démocratisation de ce site : le concept se commercialise pour faire du profit !

C’est vraiment récent mais depuis le 3 mars 2017, si vous n’êtes pas un membre vérifié du site, vous êtes restreint à 10 requêtes par semaines. Vous ne pouvez pas en envoyer plus, à moins de vouloir payer pour « être vérifié », ce qui ne sert strictement à rien en terme de fiabilité.

Vous ne serez pas logé deux fois plus rapidement, c’est une sottise, un argument commercial pour faire du profit ! Je ne parle pas seulement en connaissance de cause, j’en ai aussi longuement discuté avec des voyageurs et des hôtes de tous horizons…

Tout le monde peut acheter cela, cela ne prouve en rien que vous êtes digne de confiance. Un profil bien renseigné ainsi que des références positives suffisent amplement et valent bien plus qu’un pseudo titre acheté en ligne !

Bref, je n’ai jamais été vérifié et cela ne m’a jamais empêché de trouver des hôtes pour la nuit en voyage. J’ai toujours trouvé cette mention inutile et commerciale.

 

MAIS ! Parce qu’il y a toujours un mais…

Désormais, cela a une certaine utilité si vous bougez tout le temps, genre tous les deux jours : en effet, la restriction de 10 requêtes maximum par semaines risque de vous poser problème le cas échéant. Payez cette mention (19€) et vous ne serez plus limité par un quelconque nombre de requête !

Mais je ne peux que déplorer qu’il faille payer pour accéder à cette option « requête illimitée » qui fut gratuite pendant plus de 12 ans !

 

« Je suis amoureux de ville où je ne suis jamais allé et de gens que je n’ai jamais rencontrés. »

Melody Truong

.


.

4. La sécurité

 

Vous êtes quelques peu craintif ? Et si vous retombiez sur un pervers narcissique ou un obsédé sexuel ? Et si ? Et si ? …

Ne vous inquiétez pas, le système est plutôt sécuritaire !

Sachez qu’il y a un système de référence pour chaque personne, hôte comme couchsurfer. Vous saurez d’emblée ce que chacun a pensé d’autrui, s’il y a eu des problèmes etc…

Grâce à ces avis, vous pourrez entrapercevoir la motivation de votre futur hôte (bien que l’on ne puisse jamais être sûr à 100% des intentions profondes d’une personne, cela va sans dire).

Ainsi, plus une personne a de référence positives et plus celle-ci est censée être « bien ».

 

  • Bref, si jamais vous vous lancez dans cette expérience pour la première fois, choisissez une personne avec des références !

Moi-même, je ne dors jamais chez une personne qui n’a aucune référence. Même après 2 ans d’expérience sur le site. On ne sait jamais sur qui l’on peut tomber. Prudence est mère de sûreté comme on le dit si bien !

 

  • En outre, si jamais vous êtes une fille, il peut être plus rassurant de dormir chez une femme la première fois, que chez un homme.

Moi-même, c’est ce que j’ai fait lors de ma première expérience couchsurfing.

Comme cela s’était très bien passé, j’ai tenté chez un homme dès la deuxième fois, et cela s’était révélé une très bonne expérience là-aussi.

Finalement, j’aurais eu une vingtaine d’expériences couchsurfing avec des hommes, et seulement quatre avec des femmes.

Et jamais aucune mésaventures liés aux hormones masculines en ébullitions.

 

Pourquoi est-ce que j’ai plus d’expérience cs avec les hommes ?

 

Tout simplement car ils sont plus nombreux sur le site et SURTOUT, car ils répondent à mes requêtes.

Ce n’est pas systématique mais beaucoup de femme ont tendance à ne jamais me répondre, ou à me répondre quelques semaines après, quand la requête est expirée depuis longtemps. C’est plutôt agaçant à vrai dire.

Les hommes sont plus directs et donnent une réponse tout de suite, qu’elle soit positive ou négative.

Ce n’est bien sûr pas une règle absolue, mais une tendance générale que j’ai observé ces deux dernières années à travers l’Europe.

Et puis, j’imagine que le fait d’être une jeune fille blonde aux yeux bleu facilite les choses. De manière générale, les hommes préféreront héberger des filles que des garçons (sans arrière-pensée).

D’ailleurs, pratiquement tous les hommes chez qui j’ai séjourné étaient des perles ! Beaucoup sont devenu des amis avec qui je garde le contact régulièrement.

Il y en a même un que je considérais un peu comme mon deuxième père, qui m’a accueillie et traité comme un membre de sa famille, comme sa fille…

 

M’est-il déjà arrivé une mésaventure en couchsurfing ?

 

Oui, une seule et c’était assez effrayant. D’autant plus que mon hôte avait une centaine de références positives à son actif, bien qu’elles dataient de plus de 3 ans et que cela faisait longtemps qu’il n’avait plus accueilli de couchsurfer chez lui.

Comme quoi les gens changent …

Pour faire court, je séjournais chez un homme vraiment sympathique mais alcoolique et inconscient.

Il m’a mise en danger et, alors qu’il était absent de chez lui et que je dormais seule dans sa cabane, je me suis retrouvée asphyxié par la fumée vers 2h du matin, ce qui m’a réveillé immédiatement.

Il avait laissé tous les appareils de la pièce à vivre allumés, dont la cuisinière sur laquelle il avait posé 3 bouteilles d’alcool sur les plaques chauffantes ! J’ai vraiment crus que ça allait exploser… Et si jamais je ne m’étais pas réveillée, j’aurais pu être intoxiquée par la fumée et mourir asphyxiée.

J’ai vraiment eu peur pour ma vie ce jour-là…

 

Si jamais vous voulez connaître la version longue de l’histoire et tous les détails, je vous renvoie à la dernière partie de mon article sur l’envers du voyage.

Bref, si l’on met de côté cette histoire, je garde vraiment des souvenirs positifs et inoubliables de toutes mes expériences en couchsurfing ! Pour rien au monde, je ne renoncerais à ce concept formidable !

 

« Le voyageur est celui qui se donne le temps de la rencontre et de l’échange. »

Fréderic Lecloux

.


 

5. Quelques conseils sympathiques

 

  • Renseignez au maximum votre profil !

Mettez des photos de vous dont au moins une avec le visage découvert. Parlez de vos centres d’intérêts, de vos passions, de votre vie, de vos rêves, de votre philosophie etc…

Plus votre profil sera complété et plus vous inspirerez confiance aux gens !

 

  • Ayez un profil original et démarquez-vous des autres !

Les phrases type « je suis ici pour faire des rencontres » ou « j’aime voyager » risquent de vous faire plonger droit dans la masse ! Certains hôtes chez qui j’ai séjourné n’acceptaient que les profils originaux et refusaient systématiquement les profils trop banals.

 

  • Ecrivez la totalité de votre profil en anglais !

De même pour les requêtes que vous envoyez. C’est la langue internationale par excellence et la langue commune utilisé sur le site par tous les utilisateurs.

 

  • Si vous voyagez beaucoup et changez d’endroits tous les deux 2 jours, il peut être plus facile et intéressant d’être « membre vérifié » pour avoir accès aux requêtes illimitées.

Sinon, aucun utilité en terme de confiance comme je l’avais écrite plus haut…

 

  • Lorsque vous séjournez chez l’habitant, offrez-lui un petit cadeau de chez vous (une spécialité locale de votre région, une bougie aux senteurs de vos paysages, une carte postale avec un mot de remerciement).

Rien ne vous oblige à le faire mais c’est une façon de remercier votre hôte !

Vous pouvez aussi faire des courses et lui cuisiner un repas bien appétissant et succulent (mais ne cherchez pas à l’empoissonner avec vos talents culinaires douteux !).

Ou tout simplement lui donner un coup de main pour le ménage, le jardinage, la cuisine, la langue etc…

 

  • Enfin, faites une requête personnelle et innovante !

Si vous écrivez une requête type : « Bonjour, je cherche un hébergement pour les nuits de telle date à telle date dans votre charmante ville. Nous sommes deux voyageurs agréables et amusants. Accepteriez-vous de nous loger chez vous ? Merci, bonne soirée et au plaisir de se rencontrer… », Vous vous tirez vous-même une balle dans le pied !

Certains hôtes, en particulier ceux qui habitent dans les capitales, reçoivent plus de 50 requêtes par jour ! Démarquez-vous ! Et surtout, donnez envie à l’hôte de vous rencontrer !

Pourquoi VOUS plutôt qu’un autre ? D’ailleurs, pourquoi tenez-vous tant à séjournez chez lui ? Parlez de vos intérêts en commun !

Je sais, cela fait un peu entretien d’embauche pour une grosse entreprise !

 

  • Pour finir, rappelez-vous : plus c’est long, plus c’est bon ! (non, je n’ai pas l’esprit mal placé …)

N’hésitez surtout pas à écrire un pavé lorsque vous écrivez une requête, cela montrera à l’hôte que vous êtes motivés et surtout, que vous lui témoignez du temps ! Cela lui fera grandement plaisir !

 

 Bref, il ne reste plus qu’à vous inscrire !

https://www.couchsurfing.com

 

« Un pays, c’est pour moi, une visage, un sourire, un accueil, un prénom, bien plus que des villes, des montagnes, des forêts ou des rivières »

Pierre Fillit

 


.

6. Partage d’expériences !

 

Comme je suis gentille (après tout je ne m’appelle pas Angélique pour rien), je vous partage quelques-unes de mes expériences en couchsurfing.

Des activités que j’ai pu découvrir, des endroits que j’ai pu visiter, des pratiques que j’ai pu expérimenter grâce à mes hôtes…

(Liste non exhaustive bien évidemment !)

 

  • Assister au match France/Allemagne de l’euro 2016 avec deux autres couchsurfeuses allemandes dans un pub en Irlande

Moi qui déteste le football, je dois avouer que c’était très amusant de me retrouver à soutenir ma patrie face à deux allemandes, dans un autre pays. Et avec mon hôte irlandais qui soutenait l’Allemagne qui plus est !

IMGP6473

 

  • Manger pour la première fois dans un restaurant japonais avec Léo, mon hôte Strasbourgeois et ses amis de la faculté

imgp1916

 

  • Participer à un cours de salsa avec Vincent, mon hôte en Guadeloupe

 

  • S’improviser professeur de français et donner des cours de langue à Ivana, mon hôte à Prague

IMGP4052

 

  • Pratiquer la méditation dans un centre de méditation tenu par un moine bouddhiste du Sri Lanka avec Bianca, mon hôte à Vienne

IMGP4319

 

  • Boire du rhum sur la plage de la Datcha en Guadeloupe avec Ross, mon hôte australien et deux polonaises

IMGP8021

 

  • Faire la tournée des pubs (avec du jus de fruit pour moi, je n’aime pas la bière !) à Dublin avec Mustafa, mon hôte Libanais et ses colocataires

IMGP9586

 

  • Découvrir les fresques militaristes de Belfast dans le quartier loyaliste avec Keith, mon hôte en Irlande du Nord

 

  • Assister à mon premier event meeting couchsurfing et faire une multitude de rencontres enrichissantes à Galway, en Irlande

IMGP8593

 

  • Découvrir et participer à mon premier Food not Bombs avec Pascal, mon hôte à Strasbourg

Collecte d’aliments vegan dans les jardins, les marchés et parmi les invendus des boutiques bio. Cuisine toute la journée avec les autres membres de l’association. Distribution gratuite de repas vegan aux passants dans la rue, tout au long de la nuit etc…

Une expérience vraiment enrichissante que j’ai adoré !

Retrouvez le récit complet de cet événement à la fin de mon article sur Strasbourg !

imgp2188

 

Et puis il y a aussi toutes ces randonnées :

 

  • Sur l’île de la Désirade en Guadeloupe avec Laurent

IMGP0559

 

  • Dans les montagnes de Wicklow en Irlande avec Stefanos, Paulina et Roxane

DSCN0157

 

  • Dans la ville de Grenoble avec Elise en France

IMGP7197

Etc…

 

Toutes ces visites :

 

  • Le château de Sisi avec Bianca en Autriche

IMGP4296

 

  • Le château de Malahide avec Roxane et Paulina en Irlande

DSCN0272

 

  • Le château de Prague et le pont St Charles avec 4 couchsurfeuses Indiennes en République-Tchèque

IMGP3610

Etc…

.

Tous ces prénoms riches de souvenirs et d’expériences :

 

Alex, Amélie, Andrea, Benny, Bianca, Colm, Deborah, Dorie, Elise, Flo, Guillaume, Harvinder, Ivana, Jack, Joao, Karola, Keith, Laurent, Lenka, Leo, Maria, Mariam, Milos, Morlin, Mustafa, Nathalia, Nicholas, Pascal, Paulina, Ross, Roxane, Sophie, Stefanos, Thomas, Thibault, Todd, Vincent, Yonathan et tant d’autres que j’oublie certainement !

 

Tous ces types d’hébergements :

 

Lit, canapé, matelas par terre, sac de couchage sur le sol, hamac et même une capsule !

IMGP0861IMGP0866 (2)IMGP2193 (2)DSC_0779 (2)IMGP7381 (2)IMGP3475 (2)

 

Et puis il y a toutes ces photos, ces instants capturés pour l’éternité… 

IMGP5627IMGP4749IMGP7357DSCN0287IMGP7193IMG_20170504_134548IMGP8154IMGP5923DSC_0774IMGP3478DSCN0236IMGP7352IMG_20160731_175050IMGP3484

 

“Celui qui voyage sans rencontrer l’autre ne voyage pas, il se déplace.”

Alexandra David-Néel

Publié dans Pensées vagabondes

Chère année 2016, au revoir !

Pour commencer, je dois t’avouer que j’ai passé une excellente année à tes côtés. Certes, l’année n’a pas été toujours rose mais elle fut multicolore tel un arc-en-ciel de bonheur.

Tu m’as empli de rire, de plaisir et de joie. Mais aussi de colère parfois, de tristesse et de désarroi.  Tu m’as permis de vivre toute une palette d’émotions hautes en couleur. Tu as fait chavirer mon cœur. Tu as chassé mes dernières peurs.

Tu m’as fait vivre de formidables aventures comme d’âcres mésaventures. J’ai aimé, pleuré et souris à tes côtés. J’ai profité du bon comme du mauvais et j’ai tiré un enseignement de mes erreurs passées.

Aujourd’hui, tu fais partie du passé, le temps s’est écoulé et 2017 m’offre ses promesses bleutées et rêvées.

Je pense à toi, je ne t’oublie pas ; tous ces instants de réjouissance, je les dois à toi…

Alors je te dis Adieu, Ciao, Bye Bye et au Plaisir ! N’aie crainte, je garde de toi mes plus joyeux souvenirs…

 

« Le temps qui nous reste à vivre est plus important que toutes les années écoulées. »

Léon Tolstoï

 

2016 fut aussi l’année de nombreuses expérimentations, d’une multitude de premières fois… Ces premières fois…

 

Du côté vadrouille et voyage :

  • 1ère fois en Afrique
  • Découverte de l’Egypte
  • Rentrer à l’intérieur d’une pyramide
  • Balade en montgolfière au-dessus du Nil
  • Balade à dos de dromadaire dans le désert Nubien
  • Balade en felouque
  • Croisière sur le Nil
  • Marchander dans un souk oriental
  • Découverte de l’Irlande
  • Découverte de l’Irlande du Nord
  • Camping sauvage en montagne
  • Partir en trekking en totale autonomie plusieurs jours
  • Faire de l’auto-stop
  • Voyage d’un mois et demi en auto-stop
  • Dormir plusieurs nuits dans un hamac
  • Dormir dans un aéroport
  • Conduire à gauche
  • Découverte de l’Alsace et de ses marchés de noël
  • Participer à un event meeting couchsurfing
  • Participer et contribuer à un Food not Bombs
  • Faire de la collecte d’aliments bio et vegan
  • Cuisiner et distribuer des repas vegan toute la soirée à des passants
  • Passer une/des soirée/s dans un pub typique Irlandais
  • Gravir des dunes dans le désert Nubien

..

imgp4608

dsc02204

IMGP4531.JPG

..

« Ta vie est le résultat des choix que tu fais. Si tu n’aimes pas ta vie, il est temps de faire de meilleurs choix. »

Auteur inconnu

 

Du côté de la mangeaille et de la boustifaille :

  • Manger des tacos
  • Manger du porridge blanc et noir
  • Boire du jus d’hibiscus
  • Boire du Chaï (je suis devenue accro depuis !)
  • Manger des Kenafeh
  • Manger des basboussa
  • Manger des fallafels
  • Manger des Naan
  • Manger des Konafa
  • Manger des belah el sham
  • Manger des Bretzel
  • Manger des Spaetzle

Et tant d’autres recettes culinaires plus ou moins exotiques qui seraient trop nombreuses à énumérer ici !

 

« Si vous vous endormez en pensant que quelque chose est impossible, vous risquez d’être réveillé par le bruit qu’un autre fera en l’accomplissant. »

Jean de la Bruyère

 

Du côté personnel et intime :

  • Tout plaquer pour vivre mes rêves
  • Laisser tomber mes looooooongues études de droit et rendre mon appartement
  • Obtenir un deuxième permis de conduire, voiture en l’occurrence (eh oui, j’ai commencé par le permis moto à mes 18 ans !)
  • Apprentissage du yoga
  • Pratique de la naturopathie et de l’aromathérapie
  • Ouverture dans ma vie à la spiritualité
  • Commencer un blog de voyage et d’aventure

 

imgp2720
Je vous présente mon bébé .

 

 

« Dans la vie, tu as deux choix le matin.

Soit tu te recouches pour continuer à rêver.

Soit tu te lèves pour réaliser tes rêves. »

Cherry Blossom

 

Bien entendu, il y eu aussi des moments désagréables et déplaisants tel que des problèmes de santé à long terme (soit plusieurs années), des mauvaises rencontres et des mésaventures mais qu’importe ! J’ai tiré une leçon de chacune de ses mauvaises passes et j’en suis sorti grandi. J’ai gardé ma positivé, mon sourire et les choses se sont améliorées d’elles-mêmes.

Je peux donc affirmer sans le moindre doute que 2016 fut une année de gaieté et de réjouissance. Je n’ai aucuns regrets !

 

« Souviens-toi que le bonheur dépend non pas de ce que tu es ou de ce que tu possèdes, mais uniquement de ta façon de penser. »

Dale Carnegie

 

Rappelez-vous que ce sont ces petites ou grandes déconvenues qui nous permettent chaque jour de savourer plus intensément le bonheur, déjà à notre portée.

 

« La vie, ce n’est pas d’attendre que l’orage passe, c’est d’apprendre à danser sous la pluie. »

Sénèque

 

IMGP6866.JPG

 

Une année s’achève, mais une nouvelle débute. C’est l’heure du renouveau. Une page blanche s’offre à vous et il importe à vous seul d’en choisir le contenu.

En ce qui me concerne, 2017 sera une année de joie et de découverte car j’ai décidé qu’il en serait ainsi, aussi simple que cela soit. Ne sous-estimez jamais votre mental et l’impact qu’il a sur votre vie !

Bien entendu, je caresse aussi quelques espoirs, quelques rêves, quelques ambitions…

 

Mes projets pour 2017 :

  • Voyage dans les pays d’Europe centrale (Pologne, République Tchèque, Autriche, Allemagne etc…)
  • Retrouver la place de la demeure de ma grand-mère qui fut bombardé à Varsovie sous les bombes allemandes
  • Retrouver le reste de ma famille en Pologne que je n’ai jamais connue
  • Voyage approximatif de 2 mois en Italie
  • Préparer mon voyage d’un an (ou plus ?) en Nouvelle-Zélande prévue pour janvier 2018 (économies, économies et économies !)
  • Continuer à cultiver le bonheur, à croire en mes rêves et conserver mon âme d’enfant !

 

« Quoi que vous rêviez d’entreprendre, commencez-le. L’audace a du génie, du pouvoir et de la magie. »

Goethe

IMGP4583.JPG

 

Chers lecteurs, chères lectrices, c’est à vous désormais que je m’adresse.

Tout d’abord, je vous souhaite à tous une merveilleuse année 2017 mais surtout des rêves à n’en plus finir, des voyages à profusion, du bonheur en abondance et de la joie de vivre à toute épreuve !

Cette année, ce sera 365 jours de bonheur !. 🙂

Alors, faites ce qu’il vous plait, réalisez vos projets les plus extravagants, découvrez de nouveaux horizons et SURTOUT laissez-vous guider par vos rêves.

 

imgp2749

 

« Un jour vous vous réveillerez et vous n’aurez plus le temps de faire ce que vous avez toujours voulu faire. Faites-le donc maintenant. »

Paulo Coelho

Publié dans Truc muche et Machin chose

L’envers du Voyage !

Anecdotes croustillantes, moment de solitudes, faits sordides, instants de gêne et mauvaises surprises seront le mot d’ordre pour cet article haut en couleur mais ô combien réaliste !

Je vous propose de partager avec vous ces petits instants marquants et pas forcément agréables qui nous arrivent tous de temps à autres en voyage.

Rassurez-vous, je suis toujours en vie ! La honte ne tue pas et avec le temps, (la plupart) de ces histoires me font bien rire aujourd’hui !

PS : Toutes les photos que vous verrez ici n’illustreront pas la mésaventure en question. En effet, jamais je n’ai envisagé de dégainé mon reflex pour immortaliser ces moments douteux… Peut-être y penserais-je la prochaine fois ?

 

  • Partager son PQ avec sa voisine de toilette (très visible)

10268402_10202985491591878_7043126944766622014_n
Central Park à NY, quelques heures avant mon départ en avion dans l’aéroport de JFK

 

Au cas où vous ne le sauriez pas, PQ est l’abréviation de papier cul. Je sais… Tout de suite, cela fait moins romantique !

Cette anecdote est la plus ancienne et l’une des plus marquantes de ma vie ! Je vous raconte cela tout de suite !

 

Il était une fois, dans les toilettes de l’un des aéroports de NY (allez je vous le dit, c’était JFK…), l’histoire de deux femmes qui s’échangeait leur papier toilettes entre deux (petites ?) commissions…

Plus concrètement, je pénètre (détendue jusqu’alors, mais cela ne va pas durer) dans le cabinet de toilette qui m’est impartie (celui qui était libre en gros).

Je m’empresse de m’asseoir sur le siège pour me soulager et lorsque je me relève pour prendre machinalement le papier de toilette posé dans le dérouleur sur ma gauche, je surprends une main féminine qui s’en accaparait elle-aussi ! Je ne vous dis pas à quel point le fait de sentir le contact d’une peau humaine dans un endroit pareil fut déroutant !

Gros moment de solitude lorsque je me rends compte qu’il y a un trou dans le mur et que le dérouleur de papier toilette est le même pour nos deux cabinets !

Au summum de la honte, je me ratatine avec empressement dans le fond de la cabine pour ne pas me faire voir par cette femme.

Il y eu alors un moment de flottement dans lequel aucune de nous deux n’osait plus rien faire.

Après un temps d’attente indéterminé, elle se saisit du PQ et j’attendis qu’elle ait finit et qu’elle s’en aille pour m’en saisir à mon tour.

Bien entendu, lorsque je sortis des toilettes, j’étais rouge comme une tomate !

Mais comme je suis positive, on va dire que c’était une expérience à partager !

 

  • Se retrouver dans des auberges de jeunesse douteuse

imgp5325
Shelby, mon compagnon de route (et de nuit) dans une auberge de jeunesse en Irlande

 

Bon, celle-ci ne doit pas être très originale et je suis sûr que cela arrive à pleins de voyageurs, mais qu’importe !

Je me souviens de ce soir-là ou je suis arrivé à Londres dans une auberge de jeunesse et que l’on m’a montré le dortoir.

Sur mon lit censé être propre, se trouvait des mouchoirs usagés avec une substance gluante ayant servis à je ne sais quel cochonnerie (en fait, j’ai bien une idée mais je ne la dirais pas ici et je suis sûr que vous avez compris !). Les sacs des précédents voyageurs étaient encore en place. Le dortoir (de 18) était humide avec une très faible obscurité. Il n’y avait pas de rangements, ni chauffage, ni fenêtre (excepté un carreau au plafond). Bref, je n’y remettrais plus les pieds !

 

Il y avait aussi cette auberge de jeunesse à Dublin ou le dortoir était convenable mais où l’on devait se partager une micro salle de bain pour deux étages complet ! Et lorsque je rentre dans la salle d’eau pour y prendre ma douche, je m’aperçois de la saleté du tapis de douche. Je m’accroupie alors pour le tirer ailleurs et y poser ma serviette lorsque je remarque une quinzaine de cafards grouillant sous le dit-tapis ! Je le laisse tomber avec empressement et nettoie illico (et ce deux fois de suites)  mes mains devenues noires et maculés de saletés diverses.

 

Je n’ai pas d’autres remarques à vous transcrire (excepté les ronfleurs et les fêtards courants qui vous empêchent de dormir), n’aimant pas trop les auberges de jeunesse de toute façon et privilégiant au maximum le couchsurfing ou le camping sauvage.

Cela ne correspond pas du tout à ma façon de voyager, je préfère être en contact soit avec les locaux soit avec la nature, n’utilisant ce type d’hébergement qu’en cas de dernier recours lorsque je n’ai nulle part où dormir et que je suis en ville.

 

 

  • Attraper une insolation solaire à Barcelone

imgp2907
La fameuse balade en catamaran qui m’a valut cette insolation…

 

Cela faisait deux semaines que je demandais à ma mère ou était ma crème solaire… C’est toujours comme ça avec elle, elle me demande quelque chose pour le perdre ensuite et ne le retrouve jamais au moment où j’en ai besoin ! A quelques heures de mon vol vers l’Espagne, il est trop tard pour en racheter et c’était déjà la nuit et je décide donc de partir sans. Ce n’est pas grave, me dis-je, j’en achèterais sur place lorsque j’en aurais le temps.

Le lendemain matin, première journée de balade à Barcelone et au lieu de filer droit vers le magasin le plus proche, je m’offre une balade en catamaran le long des côtes entre midi et 14h. Ce fut 2h de pure détente, allongé sur les filets, le soleil caressant mes jambes de sa douce chaleur avec une petite brise de temps à autre.

Après ce moment de relaxation, je décide d’explorer un peu la ville et ses quartiers. Durant toute l’après-midi, ma tête me tournait de plus en plus et je m’asseyais très régulièrement pour reprendre le contrôle de mon corps, un peu inquiète mais mettant cela sur le compte de la fatigue.

Arrivé au soir, les nausées prennent le pas sur les maux de têtes, et après une série de tremblement incontrôlable, je m’évanouis … au sein du musée de l’érotisme !

Les gens ont certainement dus penser que j’étais une petite nature impressionnable !

Bref, lorsque je reviens chez mon hôte qui m’accueillait en couchsurfing, mon corps était rouge et ma peau était devenue ultrasensible et douloureuse. C’était sans compter sa petite chienne qui m’attendait à l’entrée pour me sauter dessus et accrocher ses pattes sur mes jambes !

A ce moment-là, je retins une vague de douleur et mes yeux se remplirent de larmes. Déterminé coute que coute à ne pas pleurer, j’affiche un sourire crispé devant mon hôte quand sa chienne me saute dessus une deuxième fois ! A ce moment-là, je ne pus retenir mes larmes et il s’ensuivit une petite séance de pleurs gênante (que je ne contrôlais plus).

Résultat : le lendemain matin, mes cuisses avaient triplés de volume. Je ne pouvais plus me lever sans être prise de vertige et j’ai perdu toute ma journée, allongé au lit à maudire ma mère (gentiment, je vous rassure) qui perdait toujours toute mes affaires.

Morale de l’histoire : ne partez jamais au soleil sans crème solaire ! (Et ne confiez pas vos affaires à votre mère si celle-ci est tête en l’air, bon je précise que c’est de l’humour)

Depuis, j’ai retenu la leçon (et les deux) !

 

 

  • Se faire ploter les fesses dans la rue

imgp2039
Egypte, juin 2016

 

A l’idée de retranscrire cet évènement douteux, je ressens à nouveau en moi une pointe de colère comme vous pouvez vous l’imaginer. Je ne vis pas dans une grande ville, je n’ai jamais l’occasion de prendre le métro (hors voyage) et donc je ne me suis jamais retrouvé dans une situation potentielle de harcèlement.

Il a donc fallu que je m’aventure à l’étranger pour que cela m’arrive… Néanmoins, je tiens à préciser que ce n’est pas là un constat ! Ce genre de chose arrive n’importe où, en France aussi bien qu’ailleurs. Bref, cela m’ai arrivé en Egypte pour ma part. Un pays fantastique d’ailleurs que j’ai vraiment adoré ! A part ce malencontreux incident bien entendu.

C’était en juin dernier, je me baladais seule la nuit dans le marché de Louxor, m’imprégnant de l’atmosphère orientale de ces lieux, sentant les épices aussi riches que variés envahir avec délices mes narines et déambulant avec curiosité entre les étals.

Au cas où vous me demanderiez ce que je faisais le soir dans un marché, je tiens à vous préciser que c’était la période du ramadan et que donc les horaires étaient inversés, les locaux vivant la nuit et les magasins n’ouvrant que le soir.

Bref, je déambulais, insouciante et heureuse ; lorsque soudain une grosse main s’est mise à me ploter les fesses par derrière. Je fus tout de suite interloqué, je ne m’y attendais absolument pas et cela ne m’était encore jamais arrivé.

Déterminé à apprendre à ce goujat le respect des femmes, je serrai mon poing et me retourna vivement afin de lui décocher une belle droite (et prête à anticiper une bagarre si celui-ci ripostait, je ne suis vraiment pas du genre à me laisser faire).

Je m’arrêtai en plein geste : l’énergumène avait disparus ! Emplis de rage, je scrute les alentours prête à le courser mais je ne vis que trois hommes un peu plus loin (qui n’étaient pas ensemble). Il y en avait bien un qui me semblait nerveux et qui m’a scruté rapidement mais je n’avais aucune certitudes. Seulement un énorme doute et mon instinct qui me soufflait que c’était ce sale type. Je laissais donc tomber ma vengeance, n’allant pas m’attaquer à quelqu’un sans certitude.

Le plus dur dans cette histoire ne fut pas le geste en lui-même mais l’absence de contre-attaque. Laisser partir ce mufle impunément m’a vraiment mis en rogne et le pire est de savoir qu’il va recommencer sur une autre femme. J’aurais tellement aimé lui donner une bonne leçon !

 

 

  • Se faire prendre en auto-stop par un goujat

imgp5648-2
Route Irlandaise

 

Puisqu’on en est là, autant continuer sur la lancée ! Parmi ceux qui ont lus mon article sur l’auto-stop en Irlande, je vais me répéter puisque j’avais déjà évoqué cette histoire dans cet article.

Bref, j’étais en train de lever le pouce après être sortis de la charmante ville de Kilkenny lorsqu’un automobiliste m’a pris à son bord 1 minute après.

Au premier abord, il avait l’air normal. Il était marié, sortait du travail et rejoignait son domicile. Je ne me suis donc pas méfié outre mesure.

Il devait m’amener à mi-chemin entre ma ville de départ et Cork. Sur la route, nous discutions de voyage puis de sport par la suite. C’est là que la situation dévia… Alors que nous parlions musculation, il me tendit son téléphone pour me montrer une vidéo sur YouTube. M’attendant à regarder une vidéo sur le sport, je fus très choqué lorsque j’en découvris la teneur. Je ne décrirais pas ici le contenu de cette vidéo (trash) mais ce fut attrait à la pornographie. Surprise, j’arrête aussitôt la vidéo et lui tends son téléphone, pensant bêtement qu’il s’était trompé. Avec les téléphones tactiles, c’est si facile de faire un faut mouvement sur l’écran ; je pensais donc naïvement que c’était le cas.

Et bien : non ! Et il me tendit à nouveau son téléphone pour me faire voir une nouvelle vidéo de même teneur ! Je ne pris même pas la peine de le prendre, je lui expliquais ma gêne et tenta de dévié la conversation vers un sujet plus sûr (et passionnant) : Game of Thrones.

Manque de pot, impossible de changer la conversation, il me complimentait sans cesse. Je lui rappelais qu’il était marié lorsqu’il commença à me faire des avances.

Aussitôt, je mis les choses au point : NON ! Un non franc et catégorique. Je ne suis pas intéressé, je veux seulement voyager ! En plus, cet homme avait le double de mon âge. Mais rien à faire, il était persuadé que nous avions un bon feeling…

Au moment de descendre de sa voiture, je ressentis un grand soulagement mais ce fut de courte durée puisque cet homme me retrouva sur le site de couchsurfing, se créa spécialement un compte pour pouvoir dialoguer avec moi et m’harcela en m’envoyant des messages 4, 5 fois par semaines durant 2 mois ! Je ne répondis jamais et fit la morte bien entendu.

Aujourd’hui, je ne suis plus embêté mais je me dis que j’aurais dus me montrer moins sympathique.

A l’époque (bon c’était il y a 4 mois) je ne voulais pas manquer de respect à un automobiliste qui avait eu la « gentillesse » de me prendre. Désormais, adieu les scrupules ! Soyez ferme et sévères (car même être catégorique et décidé ne lui as pas suffi)…

 

  • Se faire voler son téléphone en voyage

imgp1008

 

Bon, mis à part la perte financière, certains d’entre vous penseront peut-être que c’est une bonne chose. C’est l’occasion idéale pour décrocher des technologies et se fondre dans le voyage. Vous avez totalement raison !

Néanmoins, je ne suis pas du tout ce genre de personne accroché à leur téléphone H24. Facebook, sms, réseaux sociaux… passez votre chemin. Je m’en sers uniquement lors de mes déplacements (et toujours en silencieux) et en voyage.

Non pas pour chatter ou m’évader dans un univers virtuel, mais pour me permettre de voyager plus longtemps. En effet, il existe bon nombre d’application permettant de voyager de façon plus économique. Outre les comparateurs de vol (je voyage bien souvent avec un seul billet aller afin de savourer ma liberté), j’utilise aussi le couchsurfing ce qui permet de trouver à coup sûr un endroit où loger lorsque l’on fait du porte à porte en vain chez les locaux. Il y a aussi toutes les activités payantes nécessitant une réservation à l’avance sur internet. Bref, ce n’est pas tant mon téléphone qui m’est utile que ma connexion internet et l’interface pour y accéder.

 

Comment cela s’est-il produit ?

 

J’étais en Irlande et je souhaitais me rendre à Kilkenny. Dublin étant une grande ville et ne sachant pas trop par où sortir de la capitale afin de commencer l’auto-stop, je pris donc le bus irlandais pour la première fois. Le trajet se déroula sans encombre jusque Kilkenny.

C’est lorsque le bus s’arrêta que les ennuis commencèrent. Je pris mon téléphone 30s pour regarder l’heure puis le mis temporairement dans la poche de mon pantalon le temps de sortir du bus et de prendre mes affaires dans la soute à bagage. Je me fis un peu bousculer dans le bus lorsque j’essayais d’en sortir mais cela ne m’étonna pas : nous étions tous les uns contre les autres. Une minute après, je récupérais mon sac et sortis mon téléphone de ma poche afin de le ranger dans mon sac-à-dos pour plus de sécurité. Et là : horreur ! Il n’était plus dans ma poche…

Je remontai alors précipitamment dans le bus, pensant l’avoir laissé sur le siège, mais rien. Avec l’aide des autres passagers, nous nous mirent en quête de mon téléphone en vain. Je le fis même sonner avec le téléphone d’une dame mais je tombais directement sur mon répondeur alors qu’il était allumé. Désemparé, j’eu à ce moment-là la certitude que l’on me l’avait volé.

 

Concrètement, quelles ont été les conséquences de ce malencontreux évènement ?

 

  • Je me suis retrouvé temporairement sans endroit où dormir dans une ville dans laquelle je venais tout juste de débarquer. J’étais justement en contact avec mon hôte et il venait de me donnait son adresse pour que je le retrouve lorsque je me suis fait voler mon téléphone 1 minute après. Je ne suis pas un génie de la mémoire, et ce n’est donc pas en jetant un coup d’œil rapide à une adresse donné que je vais la retenir d’emblée.

J’étais donc très embêté mais aussi gêné car je n’avais aucun moyen de contacter mon hôte et il risquait de m’attendre toute la journée pour rien. Heureusement, je suis tombé sur un couple de français très charmant qui m’a aidé à relativiser et à sécher mes larmes. Après cela, j’ai abordé bon nombre de personnes afin de leur demander si l’un d’eux ne pouvait pas me prêter un smartphone afin de contacter mon hôte via le site de couchsurfing. L’une de ces personnes a accepté et je devais me dépêcher car son train allait partir mais manque de pot, j’avais oublié mon mot de passe sur le site, me connectant habituellement via facebook. Bref, j’ai dus télécharger l’application facebook et m’y connecter, puis télécharger l’application couchsurfing et envoyer un message succinct à mon hôte pour le prévenir de la situation et de l’endroit dans lequel je me trouvais. Je n’eus pas le temps d’attendre une réponse, le train de ce brave monsieur allant partir.

Après cela, je suis resté à discuter une bonne heure avec le couple français qui m’avait bien aidé quand j’eu la surprise de découvrir mon hôte venir me chercher ! Il m’aida à me trouver un nouveau smartphone pas trop cher en magasin et m’expliqua très patiemment les différents forfaits proposés.  Après cela, mon budget voyage a été salement amoché.

 

  • Ce ne fut pas la seule conséquence malheureuse… J’ai aussi perdu bon nombre de photos dont toutes celles du site monastique de Glendalough. Ce jour-là, après 6h de randonnée et une multitude de photo, la batterie de mon reflex était déchargée et j’avais donc continué les photos avec mon smartphone… photos désormais perdues à jamais.

 

  • Enfin, autre conséquence très frustrante : l’impossibilité de pratiquer bon nombre d’activités trépidantes !

Adieu kayak sur les fjords irlandais de Killary avec les dauphins !

Adieu balade à vélo à travers les lieux de tournages de Game of Thrones en Irlande du Nord + rencontre avec les loups de la série + série photo avec les costumes de la série !

Pourquoi cela me diriez-vous ? Tout simplement car ces activités ne pouvaient se commander et se réserver que sur internet et que je ne pouvais plus utiliser ma carte bleu. Le code de sécurité de ma banque permettant de confirmer une commande étant relié à mon ancien numéro de téléphone…

 

  • Avoir un petit accident avec la gogirl

dsc_0141
Gogirl !

 

La gogirl, vous connaissez ? C’est un pisse debout pour femme !

Très pratique en voyage, en randonnée et dans les toilettes fangeux. Cela évite aussi de se déshabiller et de faire des acrobaties accroupies afin de ne pas en mettre partout sur soi. Chère gente féminine, nous avons tous déjà connue cela…

Eh bien, grâce à cette invention révolutionnaire, nous sommes désormais sur le même pied d’égalité que les hommes en ce qui concerne le soulagement !

Debout, fier et propre !

Du moins, c’est ce que je pensais…

Comme chaque innovation, il faut du temps pour s’y habituer. Et c’est donc déterminé que je m’entrainais chaque jour avec plus ou moins de succès dans mes toilettes avant le voyage.

Juin 2016, je pars pour mon premier trek en autonomie dans la nature en Irlande. Le deuxième jour, après une nuit en camping sauvage dans les montagnes de Wicklow, je sors de ma tente, la gogirl dans les mains, afin de me soulager dans les bois environnant. Je me croyais alors seule, au milieu de la nature…

Mais c’était sans compter la présence fortuite de deux randonneurs non loin de mon campement. Etant en pleine action, je fus surprise lorsque je remarquais leur présence, et eux la mienne…

Gêné au summum et par pure inadvertance, je bougeais malencontreusement ma gogirl et en mis donc partout sur moi !

Jolie ironie que celle-ci : l’outil qui devait me permettre de rester propre et discrète causa l’effet inverse…

 

  • Passer une nuit affreuse en camping sauvage

imgp5316
Camping sauvage en Irlande

 

On reste en Irlande dans les montagnes de Wicklow et on met bas à toutes les suppositions rêveuses sur le camping sauvage. Vous savez ? Ces nuits magiques, au milieu de la nature avec un ciel étoilé au-dessus de nos yeux rêveurs ? Ce campement fantastique au beau milieu d’un paysage surréaliste ?

C’est ce à quoi je m’attendais naïvement lors de ma première nuit en camping sauvage. Je n’en avais encore jamais fait de ma vie et je pensais que cela serait magique, en osmose avec la nature. Je me suis bien trompée. L’Irlande n’est vraiment pas le lieu idéal pour le camping sauvage. Entre les régions emplis de tourbière et les montagnes qui n’offrent aucun endroit plat pour poser sa tente, j’eu beaucoup de mal à trouver des endroits corrects où passer la nuit.

Ma première nuit fut la plus décourageante. Le décor en lui-même était vraiment attirant, au beau milieu de la forêt avec de la mousse verte à perte de vue… Mais pour planter sa tente entre les racines centenaires, c’est une autre paire de manche… Heureusement, après plusieurs heures de marches et de recherche, je trouvais un endroit relativement plat à deux pas de la boue, dans la forêt. Je ne pouvais de toute façon plus chercher plus longtemps, la nuit étant tombé depuis longtemps.

Monter la tente dans le noir, malgré ma lampe frontale, fut assez ardue. Non pas à cause de l’obscurité gênante mais à cause de la multitude de Midges, attirés par ma lumière, qui m’agressaient continuellement et me démangeaient à l’extrême ! En outre, il pleuvait averse et j’étais trempé. J’avais marché toute la journée avec un sac de 20 kilos (je voyage léger habituellement mais préparer un sac pour un trekking en autonomie n’est pas encore mon fort), j’étais épuisé et mon dos me faisait très mal.

Lorsque j’eu finit le campement et que je me glissais avec soulagement dans ma tente, je me rendis compte qu’une cinquantaine de Midges y avait aussi élus domicile…

Mes vêtements étaient trempés ainsi que ma tente et j’étais gelé.

Je me suis changé en partie et malgré  le respect de la règle des trois couches ainsi que des vêtements en mérinos et mon polaire, j’étais frigorifié.

Mon sac de couchage ultralight acheté dans une boutique internet spécialisée dans le trekking ne faisait pas du tout l’affaire.

De l’eau gouttait de l’intérieur de ma tente pour retomber sur mon visage et mes livres.

Lorsque je pris mes gants de randonnées pour les enfiler, j’eu la mauvaise surprise de découvrir une grosse araignée à l’intérieur. J’en découvris deux autres dans mon sac de couchage, moi qui aie la phobie de ces bestioles incomprises …

La nuit fut très inconfortable, non pour le confort sommaire, mais pour la température. Impossible de fermer l’œil, j’ai claqué des dents durant toute la nuit et le lendemain matin, j’étais tombé malade. J’eu aussi la surprise de découvrir mes cartes d’Irlande et mon livre de Paulo Coelho neuf, trempés et abîmés par l’eau… Sans compter les innombrables piqures de moustiques causés par ces satanés midges.

Une nuit inoubliable que cette première expérience de camping sauvage !

 

  • Mettre sa vie en danger en faisant du couchsurfing

imgp9334

 

Cet événement fut sans aucun doute le plus terrible et j’ai vraiment crus à un moment que j’aurais pu y rester.

Je ne donnerais pas de nom ni de lieu ici pour ne pas discréditer mon hôte. Il m’a tout de même accueillie et était sympathique si l’on met de côté son alcoolisme et son inconscience qui m’a mise en danger…

C’était en Irlande chez un homme plutôt cool et décontracté mais avec un gout prononcé pour la fête et l’alcool. Je l’ai accompagné un soir au pub pour passer la soirée avec lui et ses amis mais n’étant ni fêtarde et devant me lever tôt chaque matin, je n’ai pas réitéré l’expérience et dormais donc seule chez lui le soir.

Chaque nuit, il rentrait vers 4h du matin, allumait tous ses instruments de musique et se mettait à jouer de la musique avec les amplis et les basses au maximum alors que je dormais sur le canapé de sa pièce à vivre. Bien entendu, j’étais immédiatement réveillé mais je le laissais chanter et jouer étant donné que je suis une invité, je n’ai certainement pas mon mot à dire, cela serait inconvenant de ma part.

Lorsqu’il rentrait de soirée, il rallumait aussi chaque lumières avant de s’endormir (lumières qui restaient allumées avant qu’il parte) que j’éteignais moi-même plusieurs fois par jours par soucis d’économie pour mon hôte et surtout d’écologie. Par la suite, j’ai arrêté de tout éteindre derrière lui (pc, lampe diverses etc…) étant donné qu’il repassait toujours derrière moi pour tout rallumer.

 

 

Un soir, alors que je dormais, je fus réveillé par un étrange sentiment. Je me sentais mal à l’aise comme si quelque chose clochait. Je me lève du canapé et constate une petite lueur dans la pénombre.

L’esprit alerte, j’allume alors la lumière quand je constate avec effroi que la gazinière était restait allumé toute la soirée et toute la nuit. Il y avait de la fumée dans toute la pièce et j’aurais pu être asphyxié si je ne m’étais pas réveillé. Je tente alors d’éteindre la gazinière mais en vain, je ne comprenais pas son fonctionnement (pourtant je cuisine et je sais utiliser des plaques électrique et à gaz), mais cette cuisinière était ancienne et je ne voyais pas comment l’éteindre. Je me mis même en tête de télécharger la notice sur internet mais je ne trouvais pas la cuisinière correspondante ni d’information utile sur le web.

Sur le côté, il y avait une petite fenêtre, trop petite pour m’y glisser mais je l’ouvrais tout de même pour évacuer un tant soit peu la fumée.

Puis stupeur et frayeur, je m’aperçois que mon hôte, non seulement avait laissé sa cuisinière allumé, mais avait également posé plusieurs bouteilles d’alcool à même les plaques ! A cet instant, mon cœur s’est arrêté de battre et j’ai eu peur que tout se mette à exploser. Je me ressaisis rapidement et pris les bouteilles pour les poser à terre, loin de la gazinière.

Après cela, je restais un moment interdite, ne sachant quoi faire. La fumée allait s’estomper mais qu’en était-il de la gazinière ? Risquait-elle d’exploser à chauffer toute la soirée et toute la nuit ? J’ai envisagé un moment d’appeler les pompiers mais je n’avais pas d’adresse, mon hôte ayant aménagé sa cabane à l’écart de la ville.

J’envoie donc un sms à mon hôte lui expliquant la situation et lui demandant de rentrer au plus vite, en vain… Il est en train de faire la fête dans les pubs, il ne consulte pas son téléphone dans ces moment-là.

Je n’allais pas non plus casser sa porte pour sortir, ce serait grossier et peut-être que je me faisais du souci pour rien. Après avoir envisagé toute les possibilités, je me remis dans le canapé pour tenter de m’endormir, la peur au ventre. Bien entendu, j’étais trop effrayé pour réussir à plonger dans les bras de Morphée. Je m’attendais à une explosion ou quelque chose de ce genre sans certitude. Je ne savais pas à quoi m’attendre à vrai dire.

J’étais en colère contre mon hôte pour m’avoir mis dans cette situation et j’avais peur qu’un accident se produise. J’ai encore tellement de chose à vivre et j’aime tellement la vie !

 

 

Bref, après une période de doutes et de frayeur, j’expérimentais pour la première fois ce que Paulo Coelho dans « Brida » appelait la nuit obscure. Une sorte de confiance absolue en l’avenir, un abandon à la vie. Je ne sais pas si l’on peut appeler cela une expérience spirituelle, mais soudainement, je ne me fis plus de soucis. L’angoisse avait laissé place à la foi.

L’explosion possible de la gazinière, la fumée dans la pièce, les flammes dans le noir … n’importaient plus. Seule ma confiance en l’univers comptait et après cela, je m’endormis rapidement…

 

Plusieurs heures après, je fus réveillé par mon hôte qui venait de rentrer au matin. Lorsque j’ouvris les yeux, je constatai avec soulagement et joie que j’étais encore de ce monde et je fus emplie de bonheur. J’expliquais alors calmement la situation à mon hôte mais il ne parus pas gêné ou coupable. Cela n’avait pas l’air important pour lui.

Puis, d’un seul coup, il s’électrocuta dans sa cuisine, je ne sais comment. Je me dis alors que la cuisinière ne devait pas être le seul appareil à être restait allumé.  Mais cela aussi n’était pas grave pour lui, il balaya l’incident d’un geste de la main…

 

Cette nuit effrayante était la dernière que je passais chez lui et j’étais quelque peu soulagé de partir même si cet homme était bien sympathique bien que trop décontracté, un peu « je m’en foutisme » si vous voyez ce que je veux dire.

Après être partis de chez lui, je m’offris un délicieux fish and chips dans un restaurent au bord de mer sans regarder aux dépenses malgré mon budget restreint. Puis après une courte randonnée, je m’abandonnais à la contemplation de la mer le reste de la journée, savourant l’instant présent et la joie d’être en vie…

 

« La vie est un défi à relever, un bonheur à mériter, une aventure à tenter. »

Mère Teresa

 

Et vous chers lecteurs, avez-vous quelques mésaventures à partager ?   🙂

Publié dans Sympathiques Expériences

Partager la vie d’une famille américaine

C’était il y a deux ans et demie. Je m’en souviens pourtant comme si c’était hier : mon tout premier voyage (il vaut mieux tard que jamais ?)…

Alors que l’avion décollait de Paris pour les USA, mes yeux étincelaient d’excitation. Non seulement, je prenais l’avion pour la première fois mais je quittais aussi l’Europe pour la première fois de ma vie. Je m’envolais vers les Amériques !

Comme tous les adolescents (que j’étais alors), je rêvais de découvrir ce pays et mon souhait allait être exaucé.

 

6h de vol plus tard et je posais les pieds sur un nouveau continent. Je ne savais où poser les yeux et j’étais toute guillerette. Tandis que le bus de l’organisme « Terre des langues » traversait différent états pour déposer chaque lycéen dans leur famille d’accueil, j’observais avec soin les voitures américaines dans le trafic incessant de la route et les façades victoriennes de somptueuse maison.

Il est 2h du matin lorsque j’arrive enfin à destination. Je fis alors la rencontre de personnes souriantes et formidables qui m’accueillent à bras ouvert.

Je baragouine mes premiers mots d’anglais dans un accent qui ne laisse aucun doute quant à ma nationalité française et nous partons ensemble dans ce qui sera ma nouvelle maison pendant deux semaines !

Les jours qui suivront vont être extraordinaire. Je ne pouvais espérer une meilleure famille. Non seulement j’améliore mon anglais et je découvre la culture américaine plus en profondeur mais surtout je passe des moments inoubliables aux côtés de gens incroyable avec Mark (le père), Connie (la mère), Clara (la fille) et tout le reste de leur famille (sans oublier leurs animaux : Cosmo le serpent, Hero le chien et leur 4 chats Milo, Gougie, Chibi et Abby).

Deux semaines de découvertes…

Je déguste aussi pour la première fois de ma vie des pancakes maison avec des fraises au déjeuner le dimanche (délicieux !), je découvre la cuisine américaine grandeur XXL, je rentre dans un supermarché pour y faire les courses la nuit (tout est ouvert 24h/24h), je déguste de nouvelles marques alimentaire (wonka, jelly belly, jack link’s, hershey’s etc…), je découvre avec surprise du bacon (normal !) à la caisse du supermarché en lieu et place de nos chewing-gum et tic-tac, je mange pour la première fois des chips en accompagnement principal (au lieu et place de nos frites/riz/pomme de terre/pâtes) au restaurent etc…

 

Le premier voyage de sa vie est toujours l’un des plus riches en intensité et je ne puis trouver de mots assez forts pour décrire ce que j’ai ressenti durant ces quelques semaines. Je laisse donc les photos et les moments parlaient d’eux-mêmes !

 

Partager la vie d’une famille américaine, ce fut pour moi :

 

  • Des fêtes d’anniversaire et des repas de famille placés sous la convivialité et la bonne humeur

 

  • Des promenades champêtres dans la nature avec Hero

 

  • La découverte joyeuse de paniers surprise fait avec amour et créativité le jour de Pâques !

    Sans oublier la peinture sur œufs en famille la veille !

 

  • Du sport, de l’énergie et de la découverte tous les jours entre jiu-jitsu, kick boxing, karaté, wrestling et MMA !

Ah oui, je ne vous l’ai pas dit ?  Mark et Connie sont instructeurs de sports de combat et d’arts martiaux ! Ils sont ceintures noires et ont leur propre salle d’art martiaux ! Du coup, tout les jours je les accompagnait à leur job, ce qui signifie pour moi du sport plusieurs fois par jour !   🙂 Ils m’ont même offert un kimono et des gants de boxe le jour de mon arrivée ! Moi qui suis sportive, j’étais au 7 ème ciel !

PS : si vous voulez voir leur site web : http://www.zenquestmac.com

 

  • Une sortie culturelle très intéressante au musée de Berkshire

 

  • Une sortie en famille follement amusante au parc d’attraction « 6 flags of New England »

 

  • La visite complète d’un poste de police américain avec Michael, le chef de la police de Pittsfield

 

  • Des sorties en famille dans des dizaines de restaurants tous plus délicieux les uns que les autres

 

  • Du shopping geek (et introuvable dans les magasins en France) dans les centres commerciaux

 

  • La découverte de la scolarité dans un lycée américain

 

  • Et surtout : la rencontre fabuleuse d’une famille géniale, débordante d’amour, bienveillante, accueillante, amusante, charmante et adorable !

    Bref une famille vraiment merveilleuse qui a fait de mon séjour à leurs côtés un voyage fabuleux et inscrit à tout jamais dans mon cœur !   ❤

 

« Souviens-toi de profiter du chemin pas à pas, moment par moment. Il n’y a aucun raccourci. »

Steve de Masco