Publié dans Irlande, Voyage et Escapade

Omey Island : petit havre de paix méconnu dans le Connemara

Omey… Quelle charmante petite île que celle-ci !

Situé sur le bord du Connemara dans le comté de Galway, à 20 minutes en voiture de Clifden et 15 minutes en voiture de Cleggan, cette île offre beaucoup de quiétude, de discrétion et de ressourcement.

Jamais cité dans les guides touristiques (du moins, à ma connaissance), cette île rocheuse recèle pourtant de nombreux attraits.

Pour s’y rendre, inutile de prendre un bateau : il est possible de s’y aventurer à pied (ou même en voiture) durant la marée basse à travers de longues étendues de sables fin.

D’ailleurs, c’est à cet endroit que se déroulent annuellement les Omey Races, les célèbres courses de chevaux ayant lieu chaque été.

 

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Île inhabité, ruines abandonnés, plages désertes… Cet endroit m’a totalement subjugué !

Certes, vous ne trouverez ni magasins ni agitations quelconque et c’est justement ce qui m’a charmé. Il me semble bien que ce fut l’un des seuls endroits en Irlande ou j’avais le sentiment d’être vraiment seule, au beau milieu du monde.

Même en montagne et dans les parcs nationaux, il m’arrivait de croiser des randonneurs. Certes, il n’y en avait pas non plus beaucoup, mais cela suffisait pour rester connecté à l’humanité.

Ici, pas la moindre personne… Et ce durant toute la journée et non le temps de quelques heures ou de demi-journée.

Lieu idéal pour les adeptes de la méditation ou les amoureux du silence, vous ne croiserez pas âme qui vive…

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Se déconnecter de la réalité et s’imprégner TOTALEMENT de la nature et de l’environnement : ce fut un tel plaisir !

 

« Nous ne sommes pas séparés de la nature.

Nous sommes en elle et elle est en nous.

Nous la façonnons et elle nous façonne. »

Un Yanomami, Brésil

 

Je ressentais un épanouissement constant et mon sourire ne cessait de s’afficher sur mon visage joyeux. Je profitais de l’instant présent toute la journée durant. Le temps défilait mais je ne le voyais guère. Je ne faisais qu’une avec cette île et l’île s’offrait entière à moi.

 

Malheureusement, je n’ai guère eu le temps d’en faire le tour, m’attardant trop longtemps sur les moindres parcelles de terre que je foulais avec mes pieds nus.

 

Je ne m’inquiétais plus de mes semblables, j’étais seule et je ne risquais pas d’être surprise.

Je laissais mes affaires beaucoup plus loin, retirais mes chaussures et courus libre sur le sable…

Je m’allongeais avec joie dans les algues, m’enfonçais avec plaisir dans la mer sans crainte de tremper mes vêtements.

Captivé par les douces notes de « lettre à élise » que j’écoutais en boucle sur mon téléphone, je sautais par-dessus les vagues et laissais les eaux m’engloutir.

Je marchais des heures durant à travers la mer, cherchant les sources de chaleur avec malice, puis grimpais sur les rochers, m’offrant pleinement à la pluie et au vent, savourant la vie et prenant conscience de chacun de mes sens…

 

 

Après cela, je m’aventurais un peu plus à la découverte de l’île mais ce fut bref. Alors que j’explorais les environs, je tombais sur une plage déserte, entouré par les rochers et totalement à l’abri des regards indiscrets.

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Je ne tardais pas à me laisser ensorceler par cet endroit. Allongé sur le sable, je regardais les nuages passer et j’écoutais les vagues s’agiter.

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Cette île m’attirait irrésistiblement, elle exerçait sur moi un étrange attrait qui me libérait et me complétait… Je ne saurais l’expliquer plus en détail mais les étendues de terre sauvage qui nous coupent le souffle et les natures magiques qui nous laissent rêveurs ne sont rien à côté.

Ce n’était pas tant la beauté de l’île qui me séduisait, d’ailleurs il existe des endroits mille fois plus beau que celui-ci. Non, ce qui m’attirait, c’était l’impact qu’elle avait sur mon être tout entier…

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Après cela, je me mis à danser, à tournoyer, à sauter !

Bercé par « Le lac des cygnes » de Tchaïkovski, je laissais libre court à mon corps.

Libre, sauvage et sans attache.

Je m’emparais entièrement des lieux et remerciais silencieusement la vie pour le bonheur qu’elle me procurait à chaque instant.

Affranchis de la société, libérée des entraves humaines, je virevoltais avec ivresse sur le sable doré. J’étais prise dans un tourbillon de bonheur et de détachement…

Tels les derviches tourneurs, j’entrais en communion avec la Vie.

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On y voit encore mes nombreuses traces de pas, bientôt emportés par la mer…

 

Après cela, je me mis à graver dans le sable « Dream » tel un souhait, une promesse que je faisais à l’univers et qu’il me rendrait.

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Je pensais à mes rêves, à mes projets et lorsque la marée remonta, c’est pleine d’espoir que je quittais cette petite île qui fut pour moi un véritable havre de paix…

 

« Chacun doit être l’aide jardinier de sa propre âme. »

Joris-Karl Huysmans

Auteur :

Petit bout d’aventurière en quête de découverte et de spiritualité, j’ai tout plaqué à 20 ans afin de voyager à plein temps et vivre la vie de mes rêves !

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