Publié dans Irlande, Voyage et Escapade

Omey Island : petit havre de paix méconnu dans le Connemara

Omey… Quelle charmante petite île que celle-ci !

Situé sur le bord du Connemara dans le comté de Galway, à 20 minutes en voiture de Clifden et 15 minutes en voiture de Cleggan, cette île offre beaucoup de quiétude, de discrétion et de ressourcement.

Jamais cité dans les guides touristiques (du moins, à ma connaissance), cette île rocheuse recèle pourtant de nombreux attraits.

Pour s’y rendre, inutile de prendre un bateau : il est possible de s’y aventurer à pied (ou même en voiture) durant la marée basse à travers de longues étendues de sables fin.

D’ailleurs, c’est à cet endroit que se déroulent annuellement les Omey Races, les célèbres courses de chevaux ayant lieu chaque été.

 

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Île inhabité, ruines abandonnés, plages désertes… Cet endroit m’a totalement subjugué !

Certes, vous ne trouverez ni magasins ni agitations quelconque et c’est justement ce qui m’a charmé. Il me semble bien que ce fut l’un des seuls endroits en Irlande ou j’avais le sentiment d’être vraiment seule, au beau milieu du monde.

Même en montagne et dans les parcs nationaux, il m’arrivait de croiser des randonneurs. Certes, il n’y en avait pas non plus beaucoup, mais cela suffisait pour rester connecté à l’humanité.

Ici, pas la moindre personne… Et ce durant toute la journée et non le temps de quelques heures ou de demi-journée.

Lieu idéal pour les adeptes de la méditation ou les amoureux du silence, vous ne croiserez pas âme qui vive…

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Se déconnecter de la réalité et s’imprégner TOTALEMENT de la nature et de l’environnement : ce fut un tel plaisir !

 

« Nous ne sommes pas séparés de la nature.

Nous sommes en elle et elle est en nous.

Nous la façonnons et elle nous façonne. »

Un Yanomami, Brésil

 

Je ressentais un épanouissement constant et mon sourire ne cessait de s’afficher sur mon visage joyeux. Je profitais de l’instant présent toute la journée durant. Le temps défilait mais je ne le voyais guère. Je ne faisais qu’une avec cette île et l’île s’offrait entière à moi.

 

Malheureusement, je n’ai guère eu le temps d’en faire le tour, m’attardant trop longtemps sur les moindres parcelles de terre que je foulais avec mes pieds nus.

 

Je ne m’inquiétais plus de mes semblables, j’étais seule et je ne risquais pas d’être surprise.

Je laissais mes affaires beaucoup plus loin, retirais mes chaussures et courus libre sur le sable…

Je m’allongeais avec joie dans les algues, m’enfonçais avec plaisir dans la mer sans crainte de tremper mes vêtements.

Captivé par les douces notes de « lettre à élise » que j’écoutais en boucle sur mon téléphone, je sautais par-dessus les vagues et laissais les eaux m’engloutir.

Je marchais des heures durant à travers la mer, cherchant les sources de chaleur avec malice, puis grimpais sur les rochers, m’offrant pleinement à la pluie et au vent, savourant la vie et prenant conscience de chacun de mes sens…

 

 

Après cela, je m’aventurais un peu plus à la découverte de l’île mais ce fut bref. Alors que j’explorais les environs, je tombais sur une plage déserte, entouré par les rochers et totalement à l’abri des regards indiscrets.

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Je ne tardais pas à me laisser ensorceler par cet endroit. Allongé sur le sable, je regardais les nuages passer et j’écoutais les vagues s’agiter.

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Cette île m’attirait irrésistiblement, elle exerçait sur moi un étrange attrait qui me libérait et me complétait… Je ne saurais l’expliquer plus en détail mais les étendues de terre sauvage qui nous coupent le souffle et les natures magiques qui nous laissent rêveurs ne sont rien à côté.

Ce n’était pas tant la beauté de l’île qui me séduisait, d’ailleurs il existe des endroits mille fois plus beau que celui-ci. Non, ce qui m’attirait, c’était l’impact qu’elle avait sur mon être tout entier…

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Après cela, je me mis à danser, à tournoyer, à sauter !

Bercé par « Le lac des cygnes » de Tchaïkovski, je laissais libre court à mon corps.

Libre, sauvage et sans attache.

Je m’emparais entièrement des lieux et remerciais silencieusement la vie pour le bonheur qu’elle me procurait à chaque instant.

Affranchis de la société, libérée des entraves humaines, je virevoltais avec ivresse sur le sable doré. J’étais prise dans un tourbillon de bonheur et de détachement…

Tels les derviches tourneurs, j’entrais en communion avec la Vie.

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On y voit encore mes nombreuses traces de pas, bientôt emportés par la mer…

 

Après cela, je me mis à graver dans le sable « Dream » tel un souhait, une promesse que je faisais à l’univers et qu’il me rendrait.

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Je pensais à mes rêves, à mes projets et lorsque la marée remonta, c’est pleine d’espoir que je quittais cette petite île qui fut pour moi un véritable havre de paix…

 

« Chacun doit être l’aide jardinier de sa propre âme. »

Joris-Karl Huysmans

Publié dans Pensées vagabondes

2016 : l’année charnière où j’ai tout plaqué !

 

« Parfois nos vies ont besoin d’être complètement chamboulées, changées et réorganisées, pour nous replacer à l’endroit où nous sommes censés être ».

Auteur inconnu

 

Avant-propos :

 

Chers lecteurs, il s’agit d’un article long et très personnel dans lequel je développe le cheminement intérieur qui m’a amené à tout plaquer pour réaliser mes rêves les plus profonds   ❤

Il y aura aussi quelques passages au présent retranscrit de mon journal intime qui développe l’état dans lequel je me situais à ce moment précis.

Beaucoup de citations aussi, je les adore ! Je les trouve si inspirantes et en place continuellement à chacun de mes écrits personnels.

 

Je vous souhaite une bonne lecture et je caresse l’espoir que peut-être, ces réflexions vous aideront vous-aussi…

 

Prologue :

 

Il n’y a encore pas si longtemps que cela, je venais de finir le lycée. En juin 2014, après avoir décroché un bac littéraire avec la mention très bien, j’étais promue à un brillant avenir. Mon parcours était tout tracé. J’irais en faculté de droit pour obtenir un master puis je préparerais mon concours pour intégrer l’école nationale supérieure de police à Saint-Cyr au Mont-d’Or. Je serais alors formé durant 2 ans pour devenir commissaire de police et je recevrais mon affectation. Après cela, je travaillerais plusieurs années pour être promus commissaire divisionnaire et ainsi de suite.

Je satisferais mes envies de voyage durant mes congés, m’achèterais un beau chalet en bois en montagne pour faire des randonnées tous les week-ends et tenterais de m’épanouir via un métier que j’espérais non monotone et trépidant.

Mais tout cela a changé…

 

 

  • Janvier 2016 :

 

Après plusieurs semaines de travail intensifs et la fin des partiels du semestre 3, je recommence enfin à souffler.

Je me mets même à chanter, seule dans mon appartement :

« Libéré, délivré, le semestre 3 est achevé !  Je vais me reposer, c’est décidé ! Ce jour est pour moi le prix de la liberté ! » …

Cela se passe de commentaire…

Bref, un nouveau semestre commence et il est temps de me remettre au travail afin de ne pas prendre de retard. Néanmoins, comme chaque jour depuis le mois de septembre, je remets tout au lendemain, non par fainéantise me direz-vous, mais par défaut, étant en introspection constante.

A ce propos, j’ai toujours eu tendance à tout analyser, à observer mes pensées et mon comportement depuis mon plus jeune âge. Néanmoins, cette année, cette introspection atteignait des sommets et je ne pouvais plus me détacher de cet état mental.

Quelque chose n’allait pas. Ma vie ou du moins mon futur probable ne me convenait plus… Je me posais des milliers de questions et élaborais des milliers de probabilités et choix de vie concordant, des heures durant.

Moi-même j’avais évolué, je passais mes journées à bouquiner des ouvrages spirituels et philosophiques. A travers les mots d’Anthony de Mello, de Don Miguel Ruiz, de Laurent Gounelle et de Paulo Coelho, je m’aventurais sur le chemin de mes rêves et m’éloignais peu à peu de la société et de tout ce que l’on m’avait appris depuis mon enfance. J’éveillais ma conscience et avançais sur le chemin de la spiritualité. Je découvrais de nouvelles possibilités et je remettais constamment tout en question…

La vérité étant que je savais, au fond de mon cœur, que mon choix de vie ne me conviendrait pas.

Je suis passionné par tellement de chose et j’ai une multitude de rêves à n’en plus finir ! Toute petite déjà, je rêvais de devenir une aventurière…

 

Je veux expérimenter des modes de vies variées, partir à l’aventure, explorer des contrées sauvages, me lever avec des éclats dans les yeux et me coucher, chaque soir, des étoiles pleins la tête   ❤

Jamais l’avenir tel que je l’avais auparavant décidé ne me permettrait de faire tout cela. Au mieux je voyagerais quelques semaines par ans, mais jamais cela ne sera suffisant. Jamais, cela ne m’épanouira et il existera alors toujours une frustration en moi.

Pourtant, je ne veux avoir aucun regrets, je souhaite mourir (le plus tard possible bien entendu) dans la paix de l’âme avec une vie bien remplie et joyeuse au possible.

Le temps défile à une vitesse incroyable et il faut réaliser ses rêves maintenant ou il sera trop tard.

 

J’envisage alors de faire une pause de 10 années après la fin de mes études pour me consacrer à mes rêves avant de commencer la vie active.

L’argent n’étant pas un problème, en effet, cela faisait quelques temps déjà que j’avais découvert différent systèmes et alternatives permettant de voyager à moindre coût, pourvus que l’on parte à l’aventure et que l’on sorte de sa zone de confort. Entre temps, je pourrais bosser un peu sur place. Bref, je n’avais pas de problème pour m’imaginer voyager sur le long terme.

 

« L’optimisme est la foi qui mène à la réalisation. Rien ne peut se faire sans l’espoir et la confiance. »

Helen Keller

 

  • Février 2016 :

 

Je continue à me poser de multiples questions quant à mon avenir. Et si je décidais de faire du voyage mon mode de vie futur et permanent ? Cela impliquerait de renoncer à un métier stable et à un futur confortable sur le plan financier. Cela ne me dérange pas, n’étant ni matérialiste ni casanière, j’adore le changement et la variété.

Quant à la retraite, je trouve absurde le fait de se placer dans une perspective aussi lointaine qu’incertaine. Nous ne savons pas de quoi demain sera fait et à trop regarder vers l’avenir, nous en oublions l’essentiel : l’instant présent. Je ne me faits donc pas de soucis, d’autant plus qu’il est probable que je ne la touche jamais, le système étant à bout de souffle.

 

Aujourd’hui, les gens gaspillent leur énergie pour des choses sans importance. Ils consomment à outrance et servent le capitalisme. Ils travaillent durs et noient leur frustration dans des loisirs créés par la société pour les détourner de leur vie.

Entre télévision abrutissante, médias qui entretiennent la peur et travail acharné, les gens n’ont plus le temps pour vivre. Ils y laissent leur santé, leur épanouissement, leurs rêves et leur bonheur. Ils croient atteindre ce dernier en ayant le dernier smartphone, la voiture de leur rêve ou encore des vêtements à la mode… Tout cela est vain.

Ce n’est pas en possédant que l’on acquiert le bonheur mais bien en étant et en vivant !

Quant à l’argent, cela rend les gens dépendants et faibles. Ils perdent leur liberté à vouloir s’en accaparer. Ils perdent leur temps qui est l’un des biens les plus précieux au monde et alors il sera trop tard…

 

 » Ce qui me surprend chez l’homme, c’est qu’il perd sa santé pour accumuler de l’argent, puis dépense cet argent pour retrouver la santé. Et qu’à force de penser anxieusement au futur, il oublie le présent de sorte qu’il finit par ne jamais vivre le présent. Les hommes vivent comme s’ils n’allaient jamais mourir et meurent comme s’ils n’avaient jamais vécu « .

Dalaï Lama

 

Il faut se défaire de la société dans laquelle nous vivons, des règles qu’elle a toujours instituées en nous forçant à suivre le même schéma qui paraissait incontournable : école, étude, travail, famille, retraite ! Ce chemin est vicié, il nous est inculqué depuis notre plus jeune âge sans que l’on s’en rende compte véritablement.

 

Il faut s’écouter, faire un travail sur soi, mener de nombreuses introspections afin de découvrir qui nous sommes vraiment et ce que pour quoi nous sommes fait ! Ce n’est pas forcément un métier mais c’est une passion, un rêve, une occupation qui nous parait incroyable et nous comble de bonheur, dans lequel nous nous épanouissons chaque jour !

Il faut mener sa vie en adéquation avec notre vrai soi. Et non se conformer, rentrer dans le moule en croyant bien faire, en croyant que c’est le seul chemin qui nous est permis d’envisager. Ce n’est qu’une entrave à notre plein potentiel et à notre vraie personnalité.

 

Par exemple, je souhaite mener une vie faites de voyages et d’aventures, de découverte et d’apprentissage, de curiosités, de fantaisie et d’expérimentation, de risque et de danger, de nature et de grand espace sauvage, de magie et de LICORNE !!!   ❤

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J’aime vraiment les licornes !   🙂

Je veux aussi contribuer au bonheur de l’humanité, participer à des missions humanitaire, écologique ou d’aide aux animaux.

Je veux apprendre une multitude de choses et les expérimenter !

Je veux me surpasser et atteindre mon plein potentiel !

Je veux m’élever physiquement, moralement, mentalement et spirituellement parlant !

Je veux partir à la recherche de civilisation perdue, explorer des endroits inattendus, surprenants et fantastiques.

Je veux réaliser tous mes rêves d’enfant, façonner le monde comme je l’imagine et y apporter une touche de couleur et de lumière   ❤

 

Pourquoi ces incertitudes alors ? La raison est simple : la peur. Si je fais cela, si je choisis un mode de vie alternatif et nomade, je ne pourrais plus revenir en arrière. Le concours a un âge limite et si jamais je me rétracte, je ne me vois pas faire d’autres métiers au sein de la société. C’est aussi renoncer à un salaire intéressant et régulier mais aussi à la maison de mes rêves et à l’impossibilité de devenir propriétaire un jour. C’est renoncer à ce chalet cosy, cocooning et chaleureux en montagne, auto-suffisant, écologique et au beau milieu de la nature que j’avais tant rêvé…

 

A vrai dire, j’ai peur d’avoir des regrets, peur de faire le mauvais choix… Mais je n’oublie pas que c’est aussi la peur qui nous empêche d’avancer…

 

« Ça demande du courage de grandir et de devenir qui vous êtes vraiment »

E. E. Cummings.

 

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Devenir un mouton irlandais par exemple ! Béééé…

 

  • Mars & Avril 2016

 

Décidément, je ne peux me résoudre à occuper toute ma vie la même étiquette. Je ne veux pas être considéré comme une juriste et occuper toute ma vie la même fonction. Je suis bien plus que cela !

Je suis moi-même tout simplement et je possède de nombreuses facettes et de nombreuses passions que je souhaite toutes expérimenter !

 

« Changer le monde n’est pas votre mission. Vous changez n’est pas votre devoir. S’éveiller à votre vraie nature est votre opportunité. »

Mooji

 

De même, je ne suis pas seulement française, je suis avant tout un être humain, une citoyenne du monde et encore avant, un être vivant ! Je refuse les frontières établis, la supériorité des hommes sur les animaux et la nature et tout ce qui peut entraver à l’amour universel.

Je veux explorer la planète de fond en comble. J’ai une curiosité et une soif d’apprendre insatiable, je veux apprendre de la vie à chaque instant qui m’ait donné de vivre.

Je veux m’améliorer et être en constante évolution vers une meilleure version de moi-même !

Il y a aussi tant de choses, de théories, de cultures, d’écoles de pensées, d’arts de vivre qui m’intéressent dans le monde !

 

Je ne peux me résoudre à une vie morne au sein de la société…

Je ne peux me résoudre à me fondre dans le moule et accepter de vivre dans une société consumériste et vide de sens…

Je ne peux me résoudre à trimer toute ma vie pour servir l’intérêt de grandes firmes cherchant à s’accaparer toujours plus de pouvoirs et d’emprise sur le peuple…

Je ne peux me résoudre à poursuivre la voie de la facilité et du confort quand la vie peut nous offrir bien plus que tout ce que l’on peut imaginer, pourvus que l’on parte à l’aventure…

Je ne peux me résoudre à devenir un adulte si c’est pour abandonner mon âme d’enfant, l’émerveillement de la vie et la magie qui nous entoure pourvus que l’on ouvre véritablement les yeux…

Je ne peux me résoudre à continuer sur cette voie…

C’est décidé, dorénavant, j’écouterais les murmures de mon cœur et les chuchotements de mon âme !   ❤

 

Je plaquerais tout après ma licence… Je ferais du voyage et de l’exploration mon mode de vie permanent, j’apprendrais du monde et j’expérimenterais de nouvelles façons de vivre au sein des différents peuples que je rencontrerais.

Je pourrais vivre la vie de mes rêves et peut-être découvrir et réaliser ma légende personnelle comme le dit si bien Paulo Coelho.

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« C’est impossible, dit la Fierté.

C’est risqué, dit l’expérience.

C’est sans issue, dit la raison.

Essayons, murmure le cœur. »

William Arthur Ward

 

  • Mai 2016 :

 

« Le Cri » de Munch : voilà l’état dans lequel je me situe maintenant et de façon régulière depuis cette année. Il m’est impossible d’accumuler et d’apprendre plus d’informations en droit. J’ai une contradiction profonde au sein de mon être qui m’interdit tout gavage superfétatoire. J’ai envie de crier, de faire quelque chose du moment que je ne m’attarde pas plus longtemps dans cet état de tension extrême et de frustration exorbitante.

Le droit, l’université, la vie dans la société… tout cela me parait dérisoire, voire faux. Ce n’est rien depuis que j’ai pris conscience du monde dans lequel je vivais, de mes aspirations profondes et de la réalité de mes rêves.

Je ne veux pas d’une vie routinière et confortable, je ne veux pas d’un compte en banque généreux si c’est pour occuper un métier qui me prive de ma liberté.

L’argent n’est qu’un outil pour nous emprisonner, nous priver de notre liberté et de notre libre-arbitre, c’est une entrave à notre potentiel et à notre devenir profond.  Il ne procure certainement pas le bonheur, but ultime à chaque Homme que nous sommes.

Le bonheur se trouve en nous, au sein de notre âme. C’est à nous de changer notre perception des choses et notre comportement face à la vie. C’est la façon dont nous réagissons face aux évènements qui façonnera notre futur. Il ne faut pas rester passif quant à notre avenir, il faut prendre les choses en mains, et ce de la façon la plus bienveillante et positive que possible.

Le bonheur, tel un aimant, ne viendra à nous que si nous sommes disposés à le recevoir. Il en va de même pour la magie, l’amour et la joie de vivre.

A cet instant, je suis disposé à faire de ma vie un rêve éveillé ! Je souhaite accomplir tellement de choses ! Et toutes ces réalisations ne passent pas par l’obtention de mon diplôme. Ce dernier n’est qu’un bagage sécuritaire au cas où je changerais d’avis et que j’en viendrais à vivre dans la société définitivement, travailler, cotiser pour ma retraite etc…

Mais ce n’est pas ce que je souhaite faire de ma vie, il n’est pas question que je sacrifie ma liberté et mon libre-arbitre !

Je veux rêver, vivre et exister ! M’éloigner de la nocivité, du profit, du malheur et de tout ce qu’engendre cette engeance dans laquelle nous vivons depuis notre naissance, bien malgré nous.

 

« Ne te demande pas ce dont le monde a besoin. Demande-toi ce qui te fait vivre et te fait agir parce que ce dont le monde a besoin, c’est de gens vivants. »

Howard Thurman

 

Seul ma fierté me fait continuer temporairement dans cette voie…

Pourtant, obtenir un diplôme n’est pas une réussite en soi. Il n’y a rien d‘exceptionnel, on n’a rien accomplis de la sorte qui ne mérite une telle fierté. Celle-ci est juste un produit du monde dans lequel nous vivons, qui nous a conditionnés pour éprouver de la joie lorsque nous nous élevons dans son système.

Mais ce n’est pas une réussite, ce n’est que suivre la norme selon nos capacités intellectuelle et faire ce que l’on nous conditionne à faire.

Il faut retourner aux sources, s’ouvrir au monde, réapprendre à vivre et ce en accord avec nos aspirations profondes.

Pour le moment, je ne peux suivre cette voix. Je dois d’abord passer mon diplôme. J’ai une folle envie de laisser tomber maintenant, 1 an avant le fameux sésame…

Mais il me faut patienter… Dans un an, la vie m’ouvrira pleinement ses bras, je m’épanouirais alors pour le mieux de façon perpétuelle et non plus de façon temporaire. J’accomplirais mes rêves les plus fous et travaillerais quotidiennement à l’entretien de mon bonheur que plus rien ne pourra contrecarrer sans mon accord !

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« Avec cœur et courage, faites de votre vie un poème, une peinture, une œuvre. Votre œuvre »

Auteur inconnu

 

  • Juin, Juillet & Août 2016 :

 

Peu de réflexions mais beaucoup de voyages.

Je m’aventure pour la première fois en Afrique et découvre l’Egypte : un pays magique aux paysages édéniques ! Ce pays fut un réel coup de cœur et je compte bien repartir plus tard en Afrique pour en découvrir toute ses merveilles !

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Deux semaines après mon retour en France, je m’aventure en Irlande (+ Irlande du Nord) à la poursuite des leprechauns. Trek en autonomie dans la nature, camping sauvage, auto-stop…Je gagne en débrouillardise et ce voyage d’un mois et demi fut très formateur. J’en reviens grandis et n’ai qu’une seule hâte : repartir à l’aventure !

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« Voyager, c’est donner un sens à sa vie, c’est donner de la vie à ses sens. »

Alexandre Poussin

 

 

  • Septembre 2016 :

 

J’ai de plus en plus de mal à reprendre le chemin de l’université… Auparavant, j’étais enthousiaste, je ne ratais aucun cours magistraux et j’obtenais même mon année avec la mention bien. Mais lorsque l’on perd de vue sa motivation, les choses changent…

Pourquoi continuer ainsi alors que j’ai abandonné l’idée de faire carrière dans le droit. A quoi cela me servirait-il de continuer encore ? Je n’ai pas besoin de diplôme pour voyager, ni pour écrire, ni pour être épanouie…

Pourquoi alors ais-je continué ma troisième année alors que ma décision de tout arrêter était déjà prise ? Pourquoi vouloir obtenir à tout prix ma licence ?

La raison est simple : l’ego. J’en ai largement les capacités et j’ai été conditionné par la société pour éprouver de la fierté lorsque je m’élève au sein de son système.

Mais cela n’a en réalité aucune importance. D’ailleurs, dans l’ouvrage que j’ai lus récemment intitulé « Quand la Conscience s’éveille », Anthony de Mello expliquait ceci :

« Vous êtes heureux. C’est ce que j’appelle réussir sa vie. Occuper une position prestigieuse ou être célèbre n’a rien à voir avec le bonheur ou avec une vie réussie. Rien ! Aucun rapport. (…) Notre société et notre culture nous enfoncent cela dans la tête ; jour et nuit, elles ne cessent de nous vanter les gens qui ont réussi. Réussi quoi ? Réussi à faire d’eux-mêmes des ânes ! Parce qu’ils ont gaspillé leur énergie pour obtenir des choses sans importance. Et maintenant ils ont peur de les perdre, ils vivent dans la confusion, ils ne sont plus que des marionnettes. (…) Vous appelez cela le succès ? Ils vivent sous le contrôle des autres, ils sont manipulés. Ils sont malheureux, misérables. Ils ne profitent pas de la vie. Ils sont constamment tendus et angoissés. Vous appelez cela être humain ? »

Dépasser son ego est une chose, mais il y encore une chose qui me gêne : le regard d’autrui. C’est idiot je sais, mais cela importe encore à mes yeux, cette crainte d’être mal jugé et surtout sous-estimé…

Et puis personne ne comprendra mon choix, ni la plupart de mes amis ni ma propre famille. Déjà, lorsque j’en parle avec eux, je parais pour une folle.

Ma mère me considère trop insouciante et rêveuse. Mon père comme à son habitude ne dira rien, il ne s’est jamais soucié de moi.

Et ma grand-mère… j’en n’en parle même pas ! Elle a perdu ses parents lorsqu’elle était enfant sous les bombes allemandes durant la seconde guerre mondiale et a fuit Varsovie. Elle a travaillé dur toute sa vie, a recommencé sa vie en France et les valeurs de labeur lui tiennent très à cœur. Pour elle, il faut travailler et gagner sa vie.

Pourtant l’expression même de gagner sa vie me parait totalement absurde ! Ma vie, je la possède déjà, elle est entre mes mains !

Seul mon grand frère me soutiendra, lui-même a choisis de consacrer sa vie à sa passion : la magie, le mentalisme et la prestidigitation.

Bref, je dépasserais cette peur du regard d’autrui et ne laisserais pas les autres diriger ma vie. Je gagnerais en sagesse avec le temps, et plus tard, tout cela ne sera plus qu’une pâle crainte de jeunesse…

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« S’inquiéter ne fait pas disparaître les problèmes de demain et nous prive de notre force d’aujourd’hui »

Mary Engelbreit

 

 

Octobre 2016 :

 

J’en viens à imaginer des possibilités extrêmes telles que le fait d’abandonner là maintenant et ne pas passer ma licence ! Après tout, le succès ne s’applique pas à des diplômes et je ne laisserais pas mon ego prendre le dessus sur mon âme. Mais je continue, je lutte contre mon cœur et c’est terrible.

Perdre toute motivation est une chose, mais découvrir ou plutôt entrapercevoir son chemin de vie (qui ne correspond en rien à celui du droit) et malgré tout l’ignorer est une chose bien plus difficile à vivre.

Je parle de mission de vie mais ce n’est pas tout à fait juste, disons que j’ai le sentiment qu’il est lié à la spiritualité, aux voyages, à l’aventure et à la nature. Bref il est lié à ce qui vibre au fond de moi-même, sans influences extérieures ni endoctrinement de la société, juste en étant à l’écoute de mon cœur. Il me reste simplement à le trouver…

Mais lutter contre soi-même est vraiment atroce… Il ne s’agit pas là de fainéantise, de paresse pour me complaire un peu plus dans l’oisiveté, non. Car lorsque cela m’arrivait, je reprenais malgré tout le dessus.

Il s’agit là d’un conflit interne et je sais que mon cœur m’envoie cette frustration pour me signifier que je fais fausse route, que je m’éloigne de mon chemin de vie.

Sauf que tout cela, je le sais justement ! Je souhaitais juste mettre mes rêves en parenthèse le temps d’obtenir ce fichus diplôme et revenir vers mon chemin de vie un an après. Mais mon cœur ou mon âme, ou même ma conscience pour ce que j’en sais, ne l’entend pas de cette façon.

Je lui demande juste de patienter une année, en sera-t-il capable ?

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« Ne te laisse pas influencer par tes problèmes, laisse toi guider par tes rêves ».

Auteur inconnu

 

Mi octobre 2016 :

 

Bon, c’est décidé : j’arrête le droit ! J’ai appelé l’agence immobilière, il y a une période de préavis et je rends mon appartement dans 1 mois. Il ne me reste plus qu’à prévenir la faculté et le crous. Je pourrais aussi dire adieu à mes bourses ainsi qu’à ma bourse au mérite mais qu’importe…

 

Je me sens dépassé par les évènements… Je n’aurais jamais crus arrêter comme cela juste avant ma licence mais plus l’idée fait son cheminement dans ma tête et moins je ressens de peur et de regrets.

Ecouter son cœur devrait être la seule règle à écouter. Au diable la raison !

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« Une fois que votre décision est prise, l’univers conspire pour l’exécuter. »

Ralph Waldo Emerson

 

Novembre 2016 :

 

Les cartons s’entassent, les meubles se démontent, le garage de mes parents s’encombre…

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La nostalgie s’empare de moi et je ressasse avec mélancolie mes années étudiantes.

 

Les souvenirs de ces deux premiers années de voyage voguent jusqu’à mon âme…

Etats-Unis, Angleterre, Espagne, Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Egypte, Irlande, Irlande du Nord … Deux années de découverte prennent fin. Mes premiers pas dans le voyage sont achevés.

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Désormais, Voyage, je compte te poursuivre toute ma vie et non le temps de quelques étés. A la poursuite de mes rêves, rien ne pourra m’arrêter…

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« Si tu ne prends pas le temps de créer la vie que tu désires, tu seras forcé à passer beaucoup de temps à vivre une vie dont tu ne veux pas. »

Kevin Ngo

 

Novembre c’est aussi le mois de notre première rencontre, chers lecteurs…

Le mois ou j’ai débuté l’aventure du Blogging…

Le mois ou Aventureusement Vôtre a éclot de sa graine magique pour germer dans la fleur de mon âme…

Le mois ou je parais à vous, jeune fille de 20 ans rêveuse et déterminé, afin de vous inspirer et vous faire percevoir un éclat de beauté dans la vie qui est nôtre.

Je vous souhaite à tous une vie emplie de merveilles, de découvertes et de voyages ! Ecoutez votre cœur et partez à la conquête du bonheur !   ❤

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« Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre. »

Steve Jobs

Publié dans Truc muche et Machin chose

L’envers du Voyage !

Anecdotes croustillantes, moment de solitudes, faits sordides, instants de gêne et mauvaises surprises seront le mot d’ordre pour cet article haut en couleur mais ô combien réaliste !

Je vous propose de partager avec vous ces petits instants marquants et pas forcément agréables qui nous arrivent tous de temps à autres en voyage.

Rassurez-vous, je suis toujours en vie ! La honte ne tue pas et avec le temps, (la plupart) de ces histoires me font bien rire aujourd’hui !

PS : Toutes les photos que vous verrez ici n’illustreront pas la mésaventure en question. En effet, jamais je n’ai envisagé de dégainé mon reflex pour immortaliser ces moments douteux… Peut-être y penserais-je la prochaine fois ?

 

  • Partager son PQ avec sa voisine de toilette (très visible)

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Central Park à NY, quelques heures avant mon départ en avion dans l’aéroport de JFK

 

Au cas où vous ne le sauriez pas, PQ est l’abréviation de papier cul. Je sais… Tout de suite, cela fait moins romantique !

Cette anecdote est la plus ancienne et l’une des plus marquantes de ma vie ! Je vous raconte cela tout de suite !

 

Il était une fois, dans les toilettes de l’un des aéroports de NY (allez je vous le dit, c’était JFK…), l’histoire de deux femmes qui s’échangeait leur papier toilettes entre deux (petites ?) commissions…

Plus concrètement, je pénètre (détendue jusqu’alors, mais cela ne va pas durer) dans le cabinet de toilette qui m’est impartie (celui qui était libre en gros).

Je m’empresse de m’asseoir sur le siège pour me soulager et lorsque je me relève pour prendre machinalement le papier de toilette posé dans le dérouleur sur ma gauche, je surprends une main féminine qui s’en accaparait elle-aussi ! Je ne vous dis pas à quel point le fait de sentir le contact d’une peau humaine dans un endroit pareil fut déroutant !

Gros moment de solitude lorsque je me rends compte qu’il y a un trou dans le mur et que le dérouleur de papier toilette est le même pour nos deux cabinets !

Au summum de la honte, je me ratatine avec empressement dans le fond de la cabine pour ne pas me faire voir par cette femme.

Il y eu alors un moment de flottement dans lequel aucune de nous deux n’osait plus rien faire.

Après un temps d’attente indéterminé, elle se saisit du PQ et j’attendis qu’elle ait finit et qu’elle s’en aille pour m’en saisir à mon tour.

Bien entendu, lorsque je sortis des toilettes, j’étais rouge comme une tomate !

Mais comme je suis positive, on va dire que c’était une expérience à partager !

 

  • Se retrouver dans des auberges de jeunesse douteuse

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Shelby, mon compagnon de route (et de nuit) dans une auberge de jeunesse en Irlande

 

Bon, celle-ci ne doit pas être très originale et je suis sûr que cela arrive à pleins de voyageurs, mais qu’importe !

Je me souviens de ce soir-là ou je suis arrivé à Londres dans une auberge de jeunesse et que l’on m’a montré le dortoir.

Sur mon lit censé être propre, se trouvait des mouchoirs usagés avec une substance gluante ayant servis à je ne sais quel cochonnerie (en fait, j’ai bien une idée mais je ne la dirais pas ici et je suis sûr que vous avez compris !). Les sacs des précédents voyageurs étaient encore en place. Le dortoir (de 18) était humide avec une très faible obscurité. Il n’y avait pas de rangements, ni chauffage, ni fenêtre (excepté un carreau au plafond). Bref, je n’y remettrais plus les pieds !

 

Il y avait aussi cette auberge de jeunesse à Dublin ou le dortoir était convenable mais où l’on devait se partager une micro salle de bain pour deux étages complet ! Et lorsque je rentre dans la salle d’eau pour y prendre ma douche, je m’aperçois de la saleté du tapis de douche. Je m’accroupie alors pour le tirer ailleurs et y poser ma serviette lorsque je remarque une quinzaine de cafards grouillant sous le dit-tapis ! Je le laisse tomber avec empressement et nettoie illico (et ce deux fois de suites)  mes mains devenues noires et maculés de saletés diverses.

 

Je n’ai pas d’autres remarques à vous transcrire (excepté les ronfleurs et les fêtards courants qui vous empêchent de dormir), n’aimant pas trop les auberges de jeunesse de toute façon et privilégiant au maximum le couchsurfing ou le camping sauvage.

Cela ne correspond pas du tout à ma façon de voyager, je préfère être en contact soit avec les locaux soit avec la nature, n’utilisant ce type d’hébergement qu’en cas de dernier recours lorsque je n’ai nulle part où dormir et que je suis en ville.

 

 

  • Attraper une insolation solaire à Barcelone

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La fameuse balade en catamaran qui m’a valut cette insolation…

 

Cela faisait deux semaines que je demandais à ma mère ou était ma crème solaire… C’est toujours comme ça avec elle, elle me demande quelque chose pour le perdre ensuite et ne le retrouve jamais au moment où j’en ai besoin ! A quelques heures de mon vol vers l’Espagne, il est trop tard pour en racheter et c’était déjà la nuit et je décide donc de partir sans. Ce n’est pas grave, me dis-je, j’en achèterais sur place lorsque j’en aurais le temps.

Le lendemain matin, première journée de balade à Barcelone et au lieu de filer droit vers le magasin le plus proche, je m’offre une balade en catamaran le long des côtes entre midi et 14h. Ce fut 2h de pure détente, allongé sur les filets, le soleil caressant mes jambes de sa douce chaleur avec une petite brise de temps à autre.

Après ce moment de relaxation, je décide d’explorer un peu la ville et ses quartiers. Durant toute l’après-midi, ma tête me tournait de plus en plus et je m’asseyais très régulièrement pour reprendre le contrôle de mon corps, un peu inquiète mais mettant cela sur le compte de la fatigue.

Arrivé au soir, les nausées prennent le pas sur les maux de têtes, et après une série de tremblement incontrôlable, je m’évanouis … au sein du musée de l’érotisme !

Les gens ont certainement dus penser que j’étais une petite nature impressionnable !

Bref, lorsque je reviens chez mon hôte qui m’accueillait en couchsurfing, mon corps était rouge et ma peau était devenue ultrasensible et douloureuse. C’était sans compter sa petite chienne qui m’attendait à l’entrée pour me sauter dessus et accrocher ses pattes sur mes jambes !

A ce moment-là, je retins une vague de douleur et mes yeux se remplirent de larmes. Déterminé coute que coute à ne pas pleurer, j’affiche un sourire crispé devant mon hôte quand sa chienne me saute dessus une deuxième fois ! A ce moment-là, je ne pus retenir mes larmes et il s’ensuivit une petite séance de pleurs gênante (que je ne contrôlais plus).

Résultat : le lendemain matin, mes cuisses avaient triplés de volume. Je ne pouvais plus me lever sans être prise de vertige et j’ai perdu toute ma journée, allongé au lit à maudire ma mère (gentiment, je vous rassure) qui perdait toujours toute mes affaires.

Morale de l’histoire : ne partez jamais au soleil sans crème solaire ! (Et ne confiez pas vos affaires à votre mère si celle-ci est tête en l’air, bon je précise que c’est de l’humour)

Depuis, j’ai retenu la leçon (et les deux) !

 

 

  • Se faire ploter les fesses dans la rue

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Egypte, juin 2016

 

A l’idée de retranscrire cet évènement douteux, je ressens à nouveau en moi une pointe de colère comme vous pouvez vous l’imaginer. Je ne vis pas dans une grande ville, je n’ai jamais l’occasion de prendre le métro (hors voyage) et donc je ne me suis jamais retrouvé dans une situation potentielle de harcèlement.

Il a donc fallu que je m’aventure à l’étranger pour que cela m’arrive… Néanmoins, je tiens à préciser que ce n’est pas là un constat ! Ce genre de chose arrive n’importe où, en France aussi bien qu’ailleurs. Bref, cela m’ai arrivé en Egypte pour ma part. Un pays fantastique d’ailleurs que j’ai vraiment adoré ! A part ce malencontreux incident bien entendu.

C’était en juin dernier, je me baladais seule la nuit dans le marché de Louxor, m’imprégnant de l’atmosphère orientale de ces lieux, sentant les épices aussi riches que variés envahir avec délices mes narines et déambulant avec curiosité entre les étals.

Au cas où vous me demanderiez ce que je faisais le soir dans un marché, je tiens à vous préciser que c’était la période du ramadan et que donc les horaires étaient inversés, les locaux vivant la nuit et les magasins n’ouvrant que le soir.

Bref, je déambulais, insouciante et heureuse ; lorsque soudain une grosse main s’est mise à me ploter les fesses par derrière. Je fus tout de suite interloqué, je ne m’y attendais absolument pas et cela ne m’était encore jamais arrivé.

Déterminé à apprendre à ce goujat le respect des femmes, je serrai mon poing et me retourna vivement afin de lui décocher une belle droite (et prête à anticiper une bagarre si celui-ci ripostait, je ne suis vraiment pas du genre à me laisser faire).

Je m’arrêtai en plein geste : l’énergumène avait disparus ! Emplis de rage, je scrute les alentours prête à le courser mais je ne vis que trois hommes un peu plus loin (qui n’étaient pas ensemble). Il y en avait bien un qui me semblait nerveux et qui m’a scruté rapidement mais je n’avais aucune certitudes. Seulement un énorme doute et mon instinct qui me soufflait que c’était ce sale type. Je laissais donc tomber ma vengeance, n’allant pas m’attaquer à quelqu’un sans certitude.

Le plus dur dans cette histoire ne fut pas le geste en lui-même mais l’absence de contre-attaque. Laisser partir ce mufle impunément m’a vraiment mis en rogne et le pire est de savoir qu’il va recommencer sur une autre femme. J’aurais tellement aimé lui donner une bonne leçon !

 

 

  • Se faire prendre en auto-stop par un goujat

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Route Irlandaise

 

Puisqu’on en est là, autant continuer sur la lancée ! Parmi ceux qui ont lus mon article sur l’auto-stop en Irlande, je vais me répéter puisque j’avais déjà évoqué cette histoire dans cet article.

Bref, j’étais en train de lever le pouce après être sortis de la charmante ville de Kilkenny lorsqu’un automobiliste m’a pris à son bord 1 minute après.

Au premier abord, il avait l’air normal. Il était marié, sortait du travail et rejoignait son domicile. Je ne me suis donc pas méfié outre mesure.

Il devait m’amener à mi-chemin entre ma ville de départ et Cork. Sur la route, nous discutions de voyage puis de sport par la suite. C’est là que la situation dévia… Alors que nous parlions musculation, il me tendit son téléphone pour me montrer une vidéo sur YouTube. M’attendant à regarder une vidéo sur le sport, je fus très choqué lorsque j’en découvris la teneur. Je ne décrirais pas ici le contenu de cette vidéo (trash) mais ce fut attrait à la pornographie. Surprise, j’arrête aussitôt la vidéo et lui tends son téléphone, pensant bêtement qu’il s’était trompé. Avec les téléphones tactiles, c’est si facile de faire un faut mouvement sur l’écran ; je pensais donc naïvement que c’était le cas.

Et bien : non ! Et il me tendit à nouveau son téléphone pour me faire voir une nouvelle vidéo de même teneur ! Je ne pris même pas la peine de le prendre, je lui expliquais ma gêne et tenta de dévié la conversation vers un sujet plus sûr (et passionnant) : Game of Thrones.

Manque de pot, impossible de changer la conversation, il me complimentait sans cesse. Je lui rappelais qu’il était marié lorsqu’il commença à me faire des avances.

Aussitôt, je mis les choses au point : NON ! Un non franc et catégorique. Je ne suis pas intéressé, je veux seulement voyager ! En plus, cet homme avait le double de mon âge. Mais rien à faire, il était persuadé que nous avions un bon feeling…

Au moment de descendre de sa voiture, je ressentis un grand soulagement mais ce fut de courte durée puisque cet homme me retrouva sur le site de couchsurfing, se créa spécialement un compte pour pouvoir dialoguer avec moi et m’harcela en m’envoyant des messages 4, 5 fois par semaines durant 2 mois ! Je ne répondis jamais et fit la morte bien entendu.

Aujourd’hui, je ne suis plus embêté mais je me dis que j’aurais dus me montrer moins sympathique.

A l’époque (bon c’était il y a 4 mois) je ne voulais pas manquer de respect à un automobiliste qui avait eu la « gentillesse » de me prendre. Désormais, adieu les scrupules ! Soyez ferme et sévères (car même être catégorique et décidé ne lui as pas suffi)…

 

  • Se faire voler son téléphone en voyage

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Bon, mis à part la perte financière, certains d’entre vous penseront peut-être que c’est une bonne chose. C’est l’occasion idéale pour décrocher des technologies et se fondre dans le voyage. Vous avez totalement raison !

Néanmoins, je ne suis pas du tout ce genre de personne accroché à leur téléphone H24. Facebook, sms, réseaux sociaux… passez votre chemin. Je m’en sers uniquement lors de mes déplacements (et toujours en silencieux) et en voyage.

Non pas pour chatter ou m’évader dans un univers virtuel, mais pour me permettre de voyager plus longtemps. En effet, il existe bon nombre d’application permettant de voyager de façon plus économique. Outre les comparateurs de vol (je voyage bien souvent avec un seul billet aller afin de savourer ma liberté), j’utilise aussi le couchsurfing ce qui permet de trouver à coup sûr un endroit où loger lorsque l’on fait du porte à porte en vain chez les locaux. Il y a aussi toutes les activités payantes nécessitant une réservation à l’avance sur internet. Bref, ce n’est pas tant mon téléphone qui m’est utile que ma connexion internet et l’interface pour y accéder.

 

Comment cela s’est-il produit ?

 

J’étais en Irlande et je souhaitais me rendre à Kilkenny. Dublin étant une grande ville et ne sachant pas trop par où sortir de la capitale afin de commencer l’auto-stop, je pris donc le bus irlandais pour la première fois. Le trajet se déroula sans encombre jusque Kilkenny.

C’est lorsque le bus s’arrêta que les ennuis commencèrent. Je pris mon téléphone 30s pour regarder l’heure puis le mis temporairement dans la poche de mon pantalon le temps de sortir du bus et de prendre mes affaires dans la soute à bagage. Je me fis un peu bousculer dans le bus lorsque j’essayais d’en sortir mais cela ne m’étonna pas : nous étions tous les uns contre les autres. Une minute après, je récupérais mon sac et sortis mon téléphone de ma poche afin de le ranger dans mon sac-à-dos pour plus de sécurité. Et là : horreur ! Il n’était plus dans ma poche…

Je remontai alors précipitamment dans le bus, pensant l’avoir laissé sur le siège, mais rien. Avec l’aide des autres passagers, nous nous mirent en quête de mon téléphone en vain. Je le fis même sonner avec le téléphone d’une dame mais je tombais directement sur mon répondeur alors qu’il était allumé. Désemparé, j’eu à ce moment-là la certitude que l’on me l’avait volé.

 

Concrètement, quelles ont été les conséquences de ce malencontreux évènement ?

 

  • Je me suis retrouvé temporairement sans endroit où dormir dans une ville dans laquelle je venais tout juste de débarquer. J’étais justement en contact avec mon hôte et il venait de me donnait son adresse pour que je le retrouve lorsque je me suis fait voler mon téléphone 1 minute après. Je ne suis pas un génie de la mémoire, et ce n’est donc pas en jetant un coup d’œil rapide à une adresse donné que je vais la retenir d’emblée.

J’étais donc très embêté mais aussi gêné car je n’avais aucun moyen de contacter mon hôte et il risquait de m’attendre toute la journée pour rien. Heureusement, je suis tombé sur un couple de français très charmant qui m’a aidé à relativiser et à sécher mes larmes. Après cela, j’ai abordé bon nombre de personnes afin de leur demander si l’un d’eux ne pouvait pas me prêter un smartphone afin de contacter mon hôte via le site de couchsurfing. L’une de ces personnes a accepté et je devais me dépêcher car son train allait partir mais manque de pot, j’avais oublié mon mot de passe sur le site, me connectant habituellement via facebook. Bref, j’ai dus télécharger l’application facebook et m’y connecter, puis télécharger l’application couchsurfing et envoyer un message succinct à mon hôte pour le prévenir de la situation et de l’endroit dans lequel je me trouvais. Je n’eus pas le temps d’attendre une réponse, le train de ce brave monsieur allant partir.

Après cela, je suis resté à discuter une bonne heure avec le couple français qui m’avait bien aidé quand j’eu la surprise de découvrir mon hôte venir me chercher ! Il m’aida à me trouver un nouveau smartphone pas trop cher en magasin et m’expliqua très patiemment les différents forfaits proposés.  Après cela, mon budget voyage a été salement amoché.

 

  • Ce ne fut pas la seule conséquence malheureuse… J’ai aussi perdu bon nombre de photos dont toutes celles du site monastique de Glendalough. Ce jour-là, après 6h de randonnée et une multitude de photo, la batterie de mon reflex était déchargée et j’avais donc continué les photos avec mon smartphone… photos désormais perdues à jamais.

 

  • Enfin, autre conséquence très frustrante : l’impossibilité de pratiquer bon nombre d’activités trépidantes !

Adieu kayak sur les fjords irlandais de Killary avec les dauphins !

Adieu balade à vélo à travers les lieux de tournages de Game of Thrones en Irlande du Nord + rencontre avec les loups de la série + série photo avec les costumes de la série !

Pourquoi cela me diriez-vous ? Tout simplement car ces activités ne pouvaient se commander et se réserver que sur internet et que je ne pouvais plus utiliser ma carte bleu. Le code de sécurité de ma banque permettant de confirmer une commande étant relié à mon ancien numéro de téléphone…

 

  • Avoir un petit accident avec la gogirl

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Gogirl !

 

La gogirl, vous connaissez ? C’est un pisse debout pour femme !

Très pratique en voyage, en randonnée et dans les toilettes fangeux. Cela évite aussi de se déshabiller et de faire des acrobaties accroupies afin de ne pas en mettre partout sur soi. Chère gente féminine, nous avons tous déjà connue cela…

Eh bien, grâce à cette invention révolutionnaire, nous sommes désormais sur le même pied d’égalité que les hommes en ce qui concerne le soulagement !

Debout, fier et propre !

Du moins, c’est ce que je pensais…

Comme chaque innovation, il faut du temps pour s’y habituer. Et c’est donc déterminé que je m’entrainais chaque jour avec plus ou moins de succès dans mes toilettes avant le voyage.

Juin 2016, je pars pour mon premier trek en autonomie dans la nature en Irlande. Le deuxième jour, après une nuit en camping sauvage dans les montagnes de Wicklow, je sors de ma tente, la gogirl dans les mains, afin de me soulager dans les bois environnant. Je me croyais alors seule, au milieu de la nature…

Mais c’était sans compter la présence fortuite de deux randonneurs non loin de mon campement. Etant en pleine action, je fus surprise lorsque je remarquais leur présence, et eux la mienne…

Gêné au summum et par pure inadvertance, je bougeais malencontreusement ma gogirl et en mis donc partout sur moi !

Jolie ironie que celle-ci : l’outil qui devait me permettre de rester propre et discrète causa l’effet inverse…

 

  • Passer une nuit affreuse en camping sauvage

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Camping sauvage en Irlande

 

On reste en Irlande dans les montagnes de Wicklow et on met bas à toutes les suppositions rêveuses sur le camping sauvage. Vous savez ? Ces nuits magiques, au milieu de la nature avec un ciel étoilé au-dessus de nos yeux rêveurs ? Ce campement fantastique au beau milieu d’un paysage surréaliste ?

C’est ce à quoi je m’attendais naïvement lors de ma première nuit en camping sauvage. Je n’en avais encore jamais fait de ma vie et je pensais que cela serait magique, en osmose avec la nature. Je me suis bien trompée. L’Irlande n’est vraiment pas le lieu idéal pour le camping sauvage. Entre les régions emplis de tourbière et les montagnes qui n’offrent aucun endroit plat pour poser sa tente, j’eu beaucoup de mal à trouver des endroits corrects où passer la nuit.

Ma première nuit fut la plus décourageante. Le décor en lui-même était vraiment attirant, au beau milieu de la forêt avec de la mousse verte à perte de vue… Mais pour planter sa tente entre les racines centenaires, c’est une autre paire de manche… Heureusement, après plusieurs heures de marches et de recherche, je trouvais un endroit relativement plat à deux pas de la boue, dans la forêt. Je ne pouvais de toute façon plus chercher plus longtemps, la nuit étant tombé depuis longtemps.

Monter la tente dans le noir, malgré ma lampe frontale, fut assez ardue. Non pas à cause de l’obscurité gênante mais à cause de la multitude de Midges, attirés par ma lumière, qui m’agressaient continuellement et me démangeaient à l’extrême ! En outre, il pleuvait averse et j’étais trempé. J’avais marché toute la journée avec un sac de 20 kilos (je voyage léger habituellement mais préparer un sac pour un trekking en autonomie n’est pas encore mon fort), j’étais épuisé et mon dos me faisait très mal.

Lorsque j’eu finit le campement et que je me glissais avec soulagement dans ma tente, je me rendis compte qu’une cinquantaine de Midges y avait aussi élus domicile…

Mes vêtements étaient trempés ainsi que ma tente et j’étais gelé.

Je me suis changé en partie et malgré  le respect de la règle des trois couches ainsi que des vêtements en mérinos et mon polaire, j’étais frigorifié.

Mon sac de couchage ultralight acheté dans une boutique internet spécialisée dans le trekking ne faisait pas du tout l’affaire.

De l’eau gouttait de l’intérieur de ma tente pour retomber sur mon visage et mes livres.

Lorsque je pris mes gants de randonnées pour les enfiler, j’eu la mauvaise surprise de découvrir une grosse araignée à l’intérieur. J’en découvris deux autres dans mon sac de couchage, moi qui aie la phobie de ces bestioles incomprises …

La nuit fut très inconfortable, non pour le confort sommaire, mais pour la température. Impossible de fermer l’œil, j’ai claqué des dents durant toute la nuit et le lendemain matin, j’étais tombé malade. J’eu aussi la surprise de découvrir mes cartes d’Irlande et mon livre de Paulo Coelho neuf, trempés et abîmés par l’eau… Sans compter les innombrables piqures de moustiques causés par ces satanés midges.

Une nuit inoubliable que cette première expérience de camping sauvage !

 

  • Mettre sa vie en danger en faisant du couchsurfing

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Cet événement fut sans aucun doute le plus terrible et j’ai vraiment crus à un moment que j’aurais pu y rester.

Je ne donnerais pas de nom ni de lieu ici pour ne pas discréditer mon hôte. Il m’a tout de même accueillie et était sympathique si l’on met de côté son alcoolisme et son inconscience qui m’a mise en danger…

C’était en Irlande chez un homme plutôt cool et décontracté mais avec un gout prononcé pour la fête et l’alcool. Je l’ai accompagné un soir au pub pour passer la soirée avec lui et ses amis mais n’étant ni fêtarde et devant me lever tôt chaque matin, je n’ai pas réitéré l’expérience et dormais donc seule chez lui le soir.

Chaque nuit, il rentrait vers 4h du matin, allumait tous ses instruments de musique et se mettait à jouer de la musique avec les amplis et les basses au maximum alors que je dormais sur le canapé de sa pièce à vivre. Bien entendu, j’étais immédiatement réveillé mais je le laissais chanter et jouer étant donné que je suis une invité, je n’ai certainement pas mon mot à dire, cela serait inconvenant de ma part.

Lorsqu’il rentrait de soirée, il rallumait aussi chaque lumières avant de s’endormir (lumières qui restaient allumées avant qu’il parte) que j’éteignais moi-même plusieurs fois par jours par soucis d’économie pour mon hôte et surtout d’écologie. Par la suite, j’ai arrêté de tout éteindre derrière lui (pc, lampe diverses etc…) étant donné qu’il repassait toujours derrière moi pour tout rallumer.

 

 

Un soir, alors que je dormais, je fus réveillé par un étrange sentiment. Je me sentais mal à l’aise comme si quelque chose clochait. Je me lève du canapé et constate une petite lueur dans la pénombre.

L’esprit alerte, j’allume alors la lumière quand je constate avec effroi que la gazinière était restait allumé toute la soirée et toute la nuit. Il y avait de la fumée dans toute la pièce et j’aurais pu être asphyxié si je ne m’étais pas réveillé. Je tente alors d’éteindre la gazinière mais en vain, je ne comprenais pas son fonctionnement (pourtant je cuisine et je sais utiliser des plaques électrique et à gaz), mais cette cuisinière était ancienne et je ne voyais pas comment l’éteindre. Je me mis même en tête de télécharger la notice sur internet mais je ne trouvais pas la cuisinière correspondante ni d’information utile sur le web.

Sur le côté, il y avait une petite fenêtre, trop petite pour m’y glisser mais je l’ouvrais tout de même pour évacuer un tant soit peu la fumée.

Puis stupeur et frayeur, je m’aperçois que mon hôte, non seulement avait laissé sa cuisinière allumé, mais avait également posé plusieurs bouteilles d’alcool à même les plaques ! A cet instant, mon cœur s’est arrêté de battre et j’ai eu peur que tout se mette à exploser. Je me ressaisis rapidement et pris les bouteilles pour les poser à terre, loin de la gazinière.

Après cela, je restais un moment interdite, ne sachant quoi faire. La fumée allait s’estomper mais qu’en était-il de la gazinière ? Risquait-elle d’exploser à chauffer toute la soirée et toute la nuit ? J’ai envisagé un moment d’appeler les pompiers mais je n’avais pas d’adresse, mon hôte ayant aménagé sa cabane à l’écart de la ville.

J’envoie donc un sms à mon hôte lui expliquant la situation et lui demandant de rentrer au plus vite, en vain… Il est en train de faire la fête dans les pubs, il ne consulte pas son téléphone dans ces moment-là.

Je n’allais pas non plus casser sa porte pour sortir, ce serait grossier et peut-être que je me faisais du souci pour rien. Après avoir envisagé toute les possibilités, je me remis dans le canapé pour tenter de m’endormir, la peur au ventre. Bien entendu, j’étais trop effrayé pour réussir à plonger dans les bras de Morphée. Je m’attendais à une explosion ou quelque chose de ce genre sans certitude. Je ne savais pas à quoi m’attendre à vrai dire.

J’étais en colère contre mon hôte pour m’avoir mis dans cette situation et j’avais peur qu’un accident se produise. J’ai encore tellement de chose à vivre et j’aime tellement la vie !

 

 

Bref, après une période de doutes et de frayeur, j’expérimentais pour la première fois ce que Paulo Coelho dans « Brida » appelait la nuit obscure. Une sorte de confiance absolue en l’avenir, un abandon à la vie. Je ne sais pas si l’on peut appeler cela une expérience spirituelle, mais soudainement, je ne me fis plus de soucis. L’angoisse avait laissé place à la foi.

L’explosion possible de la gazinière, la fumée dans la pièce, les flammes dans le noir … n’importaient plus. Seule ma confiance en l’univers comptait et après cela, je m’endormis rapidement…

 

Plusieurs heures après, je fus réveillé par mon hôte qui venait de rentrer au matin. Lorsque j’ouvris les yeux, je constatai avec soulagement et joie que j’étais encore de ce monde et je fus emplie de bonheur. J’expliquais alors calmement la situation à mon hôte mais il ne parus pas gêné ou coupable. Cela n’avait pas l’air important pour lui.

Puis, d’un seul coup, il s’électrocuta dans sa cuisine, je ne sais comment. Je me dis alors que la cuisinière ne devait pas être le seul appareil à être restait allumé.  Mais cela aussi n’était pas grave pour lui, il balaya l’incident d’un geste de la main…

 

Cette nuit effrayante était la dernière que je passais chez lui et j’étais quelque peu soulagé de partir même si cet homme était bien sympathique bien que trop décontracté, un peu « je m’en foutisme » si vous voyez ce que je veux dire.

Après être partis de chez lui, je m’offris un délicieux fish and chips dans un restaurent au bord de mer sans regarder aux dépenses malgré mon budget restreint. Puis après une courte randonnée, je m’abandonnais à la contemplation de la mer le reste de la journée, savourant l’instant présent et la joie d’être en vie…

 

« La vie est un défi à relever, un bonheur à mériter, une aventure à tenter. »

Mère Teresa

 

Et vous chers lecteurs, avez-vous quelques mésaventures à partager ?   🙂

Publié dans Irlande, Voyage et Escapade

3 randonnées à faire en Irlande !

« Marcher, c’est retrouver ce rythme qui est celui de l’univers, celui de notre respiration, celui de notre cœur… »

Jacques Meunier

Amateur de marche et Amoureux de la nature : ne manquez pas ces 3 randonnées si jamais vous vous aventurez en Irlande !

Laissez-moi vous présenter dans cet article 3 marches au sein de la verdure irlandaise qui m’ont enchanté. Cet écrit s’adresse à tous, sportifs comme modérés.

A vos chaussures !   ❤

 

  • Quiétude dans la vallée de Glendalough

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Situé dans les montagnes de Wicklow, la randonnée débute au site monastique de Glendalough.

J’ai pu découvrir cette marche grâce à mon hôte qui m’accueillait en couchsurfing sur Dublin. C’est ainsi que nous sommes partis à 4 avec deux autres couchsurfeuses polonaise et argentine vers ce site fantastique pour une magnifique journée de randonnée.

Je ne saurais dire combien de temps dure la marche étant donné que nous avons pris notre temps avec de nombreux arrêts photo. Il faudra compter entre 4h et 6h de marche je pense.

Le site offre de très nombreuses possibilités de randonnées. Celle que j’ai faite traverse la vallée autour d’Upper lake.

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Cette marche est relativement facile, prévoyez de l’eau bien entendu et un casse-croûte.

Pour les personnes à mobilité réduite et les poussettes, ce ne sera pas possible étant donné qu’une partie du sentier traverse la forêt au moyen d’escalier en bois.

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Mais vous pouvez toujours faire la moitié de la randonnée et revenir sur vos pas au lieu de terminer la boucle, une partie de la randonnée étant accessible à tous.

Pourquoi cette randonnée ?

J’ai adoré la nature très varié présente tout du long sur cette randonnée. D’une forêt claire à une forêt sombre, d’une vallée surplombant les lacs à des chemins de bois dans la tourbe, des cascades aux différentes variétés d’arbres, des ruines aux animaux…

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Cette marche offre beaucoup de diversité et enchante nos sens.

 

Infos pratiques :

Il y un parking payant à l’entrée du site monastique mais vous pouvez vous garer plus loin gratuitement le long de la route et faire un bout de marche à pied. Sur place, des toilettes sont présents ainsi que différent stands de nourriture (fish & chips, glaces italiennes, sandwich etc…). Pour les plus gourmets d’entre vous, il y a aussi un restaurent mais les prix sont plus chers bien entendu.

Conseil d’amis (je suis votre ami bien sûr   🙂 ) :

Faites très attention aux Midges ! Vous savez ces petites bestioles voraces qui vous attaquent toujours en meutes et vous irritent le visage ? Bon, pour rester courtoise, on va dire que ce sont de petits moustiques… Il y en a pléthore en fin d’après-midi au niveau des commodités et des stands divers.

J’ai ainsi pu déguster une glace italienne aux Midges et sur le coup, je me suis dit que ça allait me faire des protéines en plus ! Impossible de les esquiver, il y en a partout, de vraies saletés ! Désolé de renchérir, elles m’ont mené la vie dure ces bestioles…

 

 

  • Nuages noirs dans le Connemara

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Fortement influencé par la chanson mythique de Michel Sardou (que j’adore entre nous), c’était un impératif pour moi de me rendre dans le parc national du Connemara et de m’emplir de l’atmosphère sombre et légendaire de ces étendues de tourbes et de verdures.

Infos pratiques :

A l’entrée du parc national, situé à côté de Letterfrack dans la région du Connemara (je me sens bête de le préciser vus que je l’ai écrit dans le titre mais ne sait-on jamais ?), vous aurez un office de tourisme avec des brochures et des plans du parc de 2000 hectares. Néanmoins sachez que je n’ai jamais vu autant de Français en Irlande qu’ici ! La faute (ou la chance) à Sardou ! De ce fait, il est plutôt rare que des brochures du parc en français soient disponibles durant la saison estivale. C’est donc le moment pour améliorer votre anglais !

Sinon, rassurez-vous, il y toute les commodités nécessaires (cafeteria, toilettes, table de pique-nique etc…).

 

Quant à la randonnée en elle-même, sachez qu’il y a trois circuits : un petit, un moyen et un long qui permet pour ce dernier d’atteindre le sommet de la montagne de Diamond Hills.

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Personnellement, même si le plus long est le plus difficile d’entre les trois (logique puisqu’il monte sur la Montagne), sachez qu’il est tout de même relativement facile. Il y a seulement un endroit, ma foi, qui est assez escarpé mais pour le reste, le sentier ne présente pas de difficulté particulière. En outre, il n’est pas très long (3h aller-retour).

Amateur de randonnées, vous ne trouverez pas de défis sportif ici mais ne manquez pas cette marche car la faune et la flore alentour vaut vraiment le détour !

La vue est superbe et le panorama sur les landes est fantastique !

Seul (petit) bémol :

Il y a vraiment vraiment beaucoup de français ! Vous ne pourrez donc pas vous recueillir seul à travers la marche (à moins que vous sachiez faire abstraction du bruit environnant). Où devrais-je dire des râlements avoisinant … français.

Vous le savez très certainement, les français ne sont pas les voyageurs les plus aimés, et pour cause : la plupart de nos congénères ne cessent de se plaindre au lieu de s’ouvrir au monde et d’accepter les différences. Heureusement, nous ne sommes pas tous comme cela !

Bref, durant cette randonnée, se trouvait devant moi un jeune couple de français. La jeune femme était curieuse, pleine de vie et adorait prendre des photos de la nature… ce qui ne convenait pas à son compagnon. Ainsi, pendant plus d’une heure, je n’ai cessé de l’entendre râler auprès de sa copine. J’avais envie de lui dire « mais FTG, laisse ta copine tranquille et admire la beauté autour de toi ! », mais très heureusement je ne suis pas du tout de ce genre (à part dans ma tête, parfois…). Néanmoins, la plus à plaindre dans l’histoire est certainement sa copine. Paix à son âme…

Je me suis donc décidé à faire une pause de 20 minutes dédié à la nature afin de leur laisser de l’avance et de ne plus me retrouver derrière eux… Cela a fonctionné et j’ai pu me retrouver et méditer par la marche.

Comme le dit Sardou :  » On y voit encore des hommes d’ailleurs, venus chercher le repos de l’âme et pour le cœur un goût de meilleur »

  • Marche Sacré à Croagh Patrick

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Montagne sainte et historique et lieu de culte depuis 5 000 ans, on y raconte l’ascension de ce mont par Saint Patrick qui y aurais jeuné 40 jours et fait pénitence.

Le dernier dimanche de juillet, le « dimanche de reek », des milliers de pèlerins se pressent à la montagne pour y faire pèlerinage. Certains de ces pénitents les plus dévoués grimpent même la montagne pied nus comme l’a fait jadis St Patrick (ouille !).

Infos pratique :

Le centre d’accueil est situé dans le village de Murrisk, à quelques km de la ville de Westport dans le comté de Mayo. D’ailleurs, Westport est desservie par bus au départ des villes de Galway et de Dublin.

Vous y trouverez toutes les commodités nécessaires. Mais aussi des casiers (payants), des douches, une boutique souvenir et un café restaurent.

J’y ai d’ailleurs dégusté un délicat chocolat chaud … avec des guimauves !!! avant la monté   🙂

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Si l’on s’intéresse à la montée en elle-même, il faudra compter 2h de monté et 1h30 de descente. Situé à 762m d’attitude, cette marche est sans aucun doute la plus difficile des trois de cet article. Non pas qu’elle soit difficile en tant que tel, mais en comparaison, cela ne fait aucun doute.

Le niveau de difficulté est modéré je dirais, mais objectivement il peut être soutenue pour les personnes non sportives.

 

J’ai débuté cette randonnée en fin d’après-midi sous la pluie et il vrai que lorsque l’on attaque le mont St patrick en tant que tel, cela devient escarpé, glissant et donc dangereux. Malgré mes chaussures de randonnée, j’ai manqué plusieurs fois de déraper et de nombreuses personnes en basket ont glissé et se sont retrouvés à terre.

Vous grimpez sur des cailloux et ceux-ci ne tiennent pas en place, surtout lorsque le sol est gorgé d’eau, donc n’oubliez pas de prendre des chaussures adaptés avec vous ! Cela facilitera grandement la marche et votre sécurité bien entendu. Sachez que vous pouvez aussi vous acheter des bâtons de randonnée à la boutique du centre d’accueil.

Si cela ne vous tente pas, sachez qu’il y a 4 autres marches au départ du centre beaucoup plus facile. Je vous mets le panneau d’information à cet effet en photo ci-dessous.

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Je vous conseillerais de partir tôt dans la journée et de grimper la montagne puis de choisir l’une de ses 4 ballades pour voir l’intégralité du site.

Personnellement, j’ai adoré cette randonnée malgré les conditions de météo désastreuse, ce fut la seule où j’ai pu ressentir des courbatures dans les cuisses. Et puis, la vue sur la baie de Clew est vraiment saisissante !

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Je vous laisse à mes quelques photos…

 

 

PS :

Ce n’est pas l’objet de cet article, mais pour les passionnées de randonnée et de trekking, je vous recommande la Wicklow Way, une très belle randonnée de 6 jours que j’ai faite en camping sauvage à travers les montagnes de Wicklow.

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Publié dans Sympathiques Expériences

Partager la vie d’une famille américaine

C’était il y a deux ans et demie. Je m’en souviens pourtant comme si c’était hier : mon tout premier voyage (il vaut mieux tard que jamais ?)…

Alors que l’avion décollait de Paris pour les USA, mes yeux étincelaient d’excitation. Non seulement, je prenais l’avion pour la première fois mais je quittais aussi l’Europe pour la première fois de ma vie. Je m’envolais vers les Amériques !

Comme tous les adolescents (que j’étais alors), je rêvais de découvrir ce pays et mon souhait allait être exaucé.

 

6h de vol plus tard et je posais les pieds sur un nouveau continent. Je ne savais où poser les yeux et j’étais toute guillerette. Tandis que le bus de l’organisme « Terre des langues » traversait différent états pour déposer chaque lycéen dans leur famille d’accueil, j’observais avec soin les voitures américaines dans le trafic incessant de la route et les façades victoriennes de somptueuse maison.

Il est 2h du matin lorsque j’arrive enfin à destination. Je fis alors la rencontre de personnes souriantes et formidables qui m’accueillent à bras ouvert.

Je baragouine mes premiers mots d’anglais dans un accent qui ne laisse aucun doute quant à ma nationalité française et nous partons ensemble dans ce qui sera ma nouvelle maison pendant deux semaines !

Les jours qui suivront vont être extraordinaire. Je ne pouvais espérer une meilleure famille. Non seulement j’améliore mon anglais et je découvre la culture américaine plus en profondeur mais surtout je passe des moments inoubliables aux côtés de gens incroyable avec Mark (le père), Connie (la mère), Clara (la fille) et tout le reste de leur famille (sans oublier leurs animaux : Cosmo le serpent, Hero le chien et leur 4 chats Milo, Gougie, Chibi et Abby).

Deux semaines de découvertes…

Je déguste aussi pour la première fois de ma vie des pancakes maison avec des fraises au déjeuner le dimanche (délicieux !), je découvre la cuisine américaine grandeur XXL, je rentre dans un supermarché pour y faire les courses la nuit (tout est ouvert 24h/24h), je déguste de nouvelles marques alimentaire (wonka, jelly belly, jack link’s, hershey’s etc…), je découvre avec surprise du bacon (normal !) à la caisse du supermarché en lieu et place de nos chewing-gum et tic-tac, je mange pour la première fois des chips en accompagnement principal (au lieu et place de nos frites/riz/pomme de terre/pâtes) au restaurent etc…

 

Le premier voyage de sa vie est toujours l’un des plus riches en intensité et je ne puis trouver de mots assez forts pour décrire ce que j’ai ressenti durant ces quelques semaines. Je laisse donc les photos et les moments parlaient d’eux-mêmes !

 

Partager la vie d’une famille américaine, ce fut pour moi :

 

  • Des fêtes d’anniversaire et des repas de famille placés sous la convivialité et la bonne humeur

 

  • Des promenades champêtres dans la nature avec Hero

 

  • La découverte joyeuse de paniers surprise fait avec amour et créativité le jour de Pâques !

    Sans oublier la peinture sur œufs en famille la veille !

 

  • Du sport, de l’énergie et de la découverte tous les jours entre jiu-jitsu, kick boxing, karaté, wrestling et MMA !

Ah oui, je ne vous l’ai pas dit ?  Mark et Connie sont instructeurs de sports de combat et d’arts martiaux ! Ils sont ceintures noires et ont leur propre salle d’art martiaux ! Du coup, tout les jours je les accompagnait à leur job, ce qui signifie pour moi du sport plusieurs fois par jour !   🙂 Ils m’ont même offert un kimono et des gants de boxe le jour de mon arrivée ! Moi qui suis sportive, j’étais au 7 ème ciel !

PS : si vous voulez voir leur site web : http://www.zenquestmac.com

 

  • Une sortie culturelle très intéressante au musée de Berkshire

 

  • Une sortie en famille follement amusante au parc d’attraction « 6 flags of New England »

 

  • La visite complète d’un poste de police américain avec Michael, le chef de la police de Pittsfield

 

  • Des sorties en famille dans des dizaines de restaurants tous plus délicieux les uns que les autres

 

  • Du shopping geek (et introuvable dans les magasins en France) dans les centres commerciaux

 

  • La découverte de la scolarité dans un lycée américain

 

  • Et surtout : la rencontre fabuleuse d’une famille géniale, débordante d’amour, bienveillante, accueillante, amusante, charmante et adorable !

    Bref une famille vraiment merveilleuse qui a fait de mon séjour à leurs côtés un voyage fabuleux et inscrit à tout jamais dans mon cœur !   ❤

 

« Souviens-toi de profiter du chemin pas à pas, moment par moment. Il n’y a aucun raccourci. »

Steve de Masco

Publié dans Tuyaux malins et Conseils astucieux

La Bucket-list ou le reflet de nos rêves

La Bucket List, quèsaco?

  • Un concept formidable pour inscrire nos envies les plus profondes ou nos rêves les plus fous
  • Un moyen de déterminer la vie que nous voulons réellement mener et ainsi être plus heureux
  • Une manière d’apprendre ou de réapprendre à se connaitre
  • Un outil pédagogique nous aidant à sauter le pas en matérialisant par écrit nos souhaits
  • Une liste nous poussant à être à l’écoute de notre cœur et menant à l’introspection
  • Une solution pour atteindre ses objectifs plus facilement
  • Une promesse vis-à-vis de nous même
  • Une façon de prendre sa vie en main

 

Deux petits mots magiques : Bucket List…

Deux petits mots qui pourtant représentent tant de chose ! Nos rêves sans limites, les chuchotements de notre cœur, nos souhaits du moment, le reflet de nous-mêmes, des désirs encore inassouvie, des objectifs en cours de réalisation, l’éclat de nos espoirs mais encore nos projets les plus fous…

Plus concrètement, il s’agit d’écrire de quelque façon que ce soit et sur le support de votre choix toutes les choses que vous souhaitez réalisez au cours de votre vie afin de n’avoir aucuns regrets.

Cela peut être des objectifs à atteindre, des rêves à réaliser, des compétences à acquérir, des expériences à vivre, des endroits à visiter, des mets à goûter ou encore des décisions à prendre.

Cela peut aussi être le fait de se lancer dans des instants de folie, accéder à un but que l’on pensait chimérique ou effectuer des actes qui vous paraissent hors de votre portée.

« Nos doutes sont des traîtres et ils nous privent de ce que nous pourrions souvent gagner de bon, parce que nous avons peur d’essayer. »

(William Shakespeare)

Dans cette liste, ne vous restreignez surtout pas ! L’impossible d’aujourd’hui deviendra probablement le possible de demain.

« Nous savons ce que nous sommes, mais nous ignorons ce que nous pourrions être. »

(William Shakespeare encore, mais quel sage !)

 

Comment s’y prendre?

Vous pouvez commencer par réfléchir à tout ce que vous souhaitez faire ou entreprendre dans votre vie, chaque soir avant de vous endormir. La nuit est en effet propice à l’introspection et à la réflexion.

Vous pouvez aussi laissez vos idées vagabonder librement lorsque vous attendez dans les transports ou lors d’une réunion de travail (soporifique).

Vous pouvez aussi vous isolez seul dans une pièce, et vous y installer confortablement avec de la musique relaxante et une bonne tasse de thé fumante pour réfléchir à vos rêves. Ou encore prendre un bain (à bulle tiens !) et laisser dériver vos idées au fil de votre cheminement intérieur.

Mais cela peut-aussi être à n’importe quel moment de la journée, de la façon dont vous le voulez, ces pistes s’adressant surtout aux personnes ayant du mal à rentrer en introspection.

Le tout étant de savoir ce que l’on veut réellement afin de savourer pleinement le bonheur et non ce que la société ou autrui pourrait attendre de nous.

Comme le dit Nicolas Proupain : « Pour prendre son envol, il faut découvrir ce qui nous donne des ailes. »

 

Lorsque des idées émergent au cours de la journée ou à l’extérieur, vous pouvez les écrire au fur et à mesure sur une petite liste créé spécialement à cet effet dans votre téléphone portable (ou un petit carnet que vous transportez toujours avec vous pour les technophobes).

La base de votre bucket-list n’est pas restreinte à un type de support. Cela peut être un écrit électronique sur ordinateur/tablette, un écrit manuscrit sur une simple feuille de papier ou dans un cahier/carnet prévu à cet effet ou encore n’importe quel support qui vous plairez et vous correspondrez le plus.

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Ecrire ces souhaits vous permettra de les inscrire durablement et de les réaliser plus facilement. Cela devient un engagement que vous prenez face à vous-même, vous serez ainsi plus à même de les concrétiser.

Cette liste n’est pas non plus éternel, les gens changent et heureusement ! Nous évoluons tous que cela soit d’une manière positive ou négative et si vos rêves d’hier ne correspondent plus à votre être d’aujourd’hui, ne vous sentez surtout pas obligés de les mener à terme ! Supprimez-les simplement et sans remords.

« Notre tête est ronde pour permettre à la pensée de changer de direction. » (Francis Picabia)

 

Mais avant, prenez conscience de la source de ce changement et demandez-vous si vous n’êtes pas plutôt influencés par des sources extérieures. Il faut que le changement provienne du tréfonds de votre conscience afin de ne pas se trahir soi-même.

 

Soyez simplement à l’écoute de votre cœur et apprenez à vous redécouvrir !

« Qui regarde dehors rêve. Qui regarde à l’intérieur se réveille. » (Carl Gustav Jung)

 

En outre, lorsque vous accomplissez un objectif, ne le supprimez pas simplement et définitivement mais rayez-le (ou cochez-le, qu’importe). La Bucket List permet ainsi avec le temps de se remémorer les rêves accomplis et d’avoir une vision d’ensemble de tout votre chemin parcourus ! Vous gagnerez en confiance et vous aurez plus d’espoir quant à l’avenir.

« Soyez fier de ce que vous avez accomplis et ayez foi dans ce qu’il vous reste à accomplir. » (Christian Larson)

 

Quelques pistes de ma propre Bucket-list pour vous aider:

 

Lieux à voir :

 

–       Lac du Loch-Ness

–       Fjords Norvégiens

–       Café Licorne à Bangkok

–       Pokémon Center à Tokyo

–       Petra

–       Grand Canyon

–       Statue de la Liberté (30/04/2014)

–       Machu Pichu

–       Pyramides d’Egypte (03/06/2016)

–       Ile de Pâque

–       Baie d’Halong

–       Angkor vat

–       Maison du hobbit

–       Mont Fuji

–       Park de Yellowstone

–       Monument Valley

–       Mont Rushmore

–       Sagrada Familia (mai 2015)

–       La Grande muraille de Chine

 

Expériences à vivre :

 

–       Sauter en parachute

–       Sauter à l’élastique

–       Faire du parapente

–       Descente en rappel

–       Faire de la plongée sous-marine (Guadeloupe, 02/05/2017)

–       Faire les 9 great walks de NZ

–       Faire Te Araroa : la randonnée de 3 000km et de 4 mois qui traverse l’île du Nord et du Sud en NZ

–       Faire l’une des randonnées les plus dangereuses au monde : le mont Huashan

–       Faire un safari en Afrique

–       Faire une escale sur l’Himalaya

–       Ascension du mont Blanc

–       Construire une école en Afrique

–       Faire une mission à dominante écologique

–       Planter un arbre (cerisier japonais, 08/04/2017)

–       Participer à un festival du pouce

–       Participer à un Rainbow Gatherings

–       Voire des Aurores boréales

–       Faire une balade en chien de traîneau

–       Balade en Montgolfière (05/06/2016 Egypte)

–     Balade à dos de dromadaire (09/06/2016 Nubie)

–       Faire un vol en Hélicoptère au-dessus du grand Canyon

–      Chanter les Lacs du Connemara dans le parc national du Connemara (22/07/2016)

–       Nager avec les dauphins dans l’océan

–       Voire une tortue pondre ses œufs ou assister à une naissance de bébé tortues

–       Flotter dans la mer morte

–       Dormir dans un vieux château écossais

–       Fêter la St-Patrick en Irlande

–       Participer au festival Holi en Inde

–      Randonnée de 2 jours sur un glacier (aout 2011)

–       Survivre plusieurs mois en territoire hostile

–       Assister à un spectacle de Moine shaolin

–       Faire une retraite spirituelle en Asie

–       Faire une retraite de yoga

–       Participer à une cérémonie du thé au Japon

–       Élever des Husky en Laponie

–       Participer à une mission archéologique

–       Partager la vie d’une tribu aborigène

–       Partager la vie d’une tribu berbère

–       Faire un trek à cheval en Mongolie

–       Faire un trek en Amazonie

–       Vivre un temps en Nouvelle-Zélande

–       M’acheter un van aménagé et vivre un temps sur les routes en Amérique

–       Faire un road trip en moto en Asie

 

Réalisations personnelles :

 

–       Habiter en montagne ou au milieu de la forêt dans une petite cabane cosy en bois (ou chalet) écologique

–       Vivre en autosuffisance

–       Devenir végétarienne

–      Permis moto (18/09/2014)

–       Adopter un bébé Husky

–       Passer ma certification en bouddhisme

–       Tout plaquer

–       Avoir des connaissances en herboristerie

–       Rencontrer en vrai Laurent Gounelle, Paulo Coelho et Éric Emmanuel Schmitt

–       Ecrire un livre

–       Créer un blog de voyage (novembre 2016)

–       Apprendre le dessin

–       Apprendre la boxe (2015)

–       Apprendre le piano

–       Apprendre le yoga (sept 2016)

–       Apprendre le Reiki

–       Atteindre un jour la position du Lotus

–       Gagner 10 concours créatif (5/10)

–       Lire un livre différent chaque semaine

–       Apprendre de nouvelles langues (chinois, arabe, russe …)

–       Développer de nouvelles compétentes insolites

–       Améliorer constamment mon degré de spiritualité et d’éveil, mon lien avec la nature & avec ma conscience etc…

 

Cette liste est très loin d’être exhaustive, ma Bucket List entière faisant déjà 9 pages ! Et elle continuera de s’agrandir avec le temps, c’est certain. Vous pouvez télécharger ma bucket-list dans sa totalité pour vous en inspirez (ou par simple curiosité) ici : Ma Bucket List🙂

 

« Partage tes rêves avec ceux qui sont capables de rêver. »

(Auteur inconnu)

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Publié dans Truc muche et Machin chose

La grande vadrouille des canards !

Qu’est-ce donc que cet article me direz-vous ? A vrai dire, je ne sais pas moi-même. Je peux d’ors et déjà vous donner une brève description : Un mélange de plaisir et d’amusement, une pointe d’excentricité, un écrit loufoque et extravagant, une idée insolite et avec tout cela des petits canards de bain croquignolet à profusion !

Je peux tout de même vous dire où tout cela a commencé. C’était le jeudi 1er mai 2014 à New-York. Une journée ensoleillée placé sous la découverte de «Big Apple ». Après une chaude matinée passé à me prélasser sur les vertes pelouses de Central Park et un midi occupé à dévorer avec gourmandise les fameux hot-dog des marchands ambulants, je flânais tranquillement dans les avenues de Manhattan en vue de commencer une fameuse virée shopping. Tandis que j’arpentais différentes boutiques souvenirs kitch à souhait, cherchant quelque souvenir que ce soit à offrir à mes proches à mon retour, je tombe sur LA perle rare !

A cet instant, ce fut le coup de foudre : le début d’une romance passionné, le commencement d’une relation qui durera des années voire le prélude d’un lien qui se voudra éternel.

Mon cœur bat alors la chamade, mon pouls s’accélère, mes mains deviennent moites et mes yeux scintillent d’un éclat magique tandis que je contemple deux yeux adorables à souhait !

Comment vous décrire plus profondément cela ? Vous ais-je dis à quel point son bec me laissait pantoise, à quel point sa petite queue jaune (sans aucun sous-entendue) me faisait frémir et à quel point son âme avait touchait la mienne ?

Sans l’ombre d’un doute (et sans regarder le prix affiché), je m’en empare et file illico presto à la caisse dans le but de l’acquérir. Et c’est ainsi que commença une nouvelle bizarrerie : ma collection déroutante de canards de bain (représentatifs de chaque pays que je visite) !

C’est dans cette optique que l’année suivante, je fis la rencontre de mon canard de bain Oxfordois en Angleterre puis quelques mois après, la rencontre de mon canard de bain Barcelonais façon Gaudi en Espagne. Trois semaines après, je tombe nez-à-nez avec mon canard de bain Breton dans les Côtes d’Armor puis mon canard de bain Parisien vers la fin de l’été 2015.

Les rencontres se poursuivent mais ne se ressemblent pas.

Malheureusement, il arrive que celles-ci ne se fasse pas toujours.

C’est ainsi que l’âme en peine et le cœur lourd, je quitte l’Egypte en 2016 sans avoir trouvé de canard de bain Egyptien. Il en sera de même pour d’autres pays, médisant la relation fusionnelle que j’entretenais avec mes compagnons de route (et de bains !) et jalousant mon bonheur à la fois si simple mais pourtant si fabuleux !

Je parvins tout de même à panser légèrement mon cœur le mois suivant en Irlande lorsque je fis la rencontre de mon canard de bain irlandais dans les ruelles animées de Dublin.

Désormais, je vis dans l’espoir. L’espoir lumineux de rencontrer de nouveaux camarades canard lors de mes prochaines escapades mais aussi l’espoir fou de peut-être réussir à les trouver dans chaque pays du monde que j’arpenterais avec ferveur.

L’espoir fait vivre dit-on, or mes canards me fournissent toute l’espérance dont j’ai besoin afin de mener cette quête invraisemblable et abracadabrante !

 

Je vous laisse désormais faire la rencontre de mes petits canetons de route !

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Je vous présente mon canard de bain New-yorkais !
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Et voici mon canard de bain Oxfordois !
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On continue avec mon canard de bain Barcelonais !
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Ainsi que mon canard de bain Breton !
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Suivi de près par mon canard de bain Parisien !
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Pour terminer sur le petit dernier : mon canard de bain Irlandais !

 

Et peut-être voudriez-vous aussi partager avec moi vos petites collections insolites ? 😉